‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 2)Chapitre 125 sur 140 · LE SOISSONNAIS · texte numérisé non relu

LE SOISSONNAIS

Mksi)Ami:s, Mkssikirs,

Le Soissounais est le b M'ceau dos rois de la première race, le noyau de la nation française. (Tesl le pays d'origine des Francs Ripuaires ; le sol y est saturé de tombes iranques ; Tart s'y ressent du coiilact direct avec les barl»ares de race pure (Voir Bull, nrch, (lu comité des Intvnux hisioriques^ ISUL — Pilloy, La queslion francfue. — Les fouilles de Carnnda, pard. Moreau. — (E. Lefèvre- Ponlalis, Les chapiteaux de Chivf/, Gazette archéologique, 1887, p. 30).

L'éylise de Morienval, dont le collatéral date du xf siècle, a des chapileauv remarquables dont rornemenlation est la continuation de lart barbare et n'a rien de commun avec les modèles romains. l"]t pourtant ces modèles ne manquaient pas ! Tout à côté, les ruines de Ghamplieu ollVaient des matériaux et des chapiteaux tout taillés. Ce sont, au contraire, les motifs des fibules franques que les ouvriers romans développent sur leurs chapiteaux. On y trouve le cheval (comme à Reims et à Sainte-Honorine), les crossettes, laif^'^le bvzanlino-ravennale, les animaux fantasticjues affrontés, lenroulement avec les mêmes formes que sur les dolmens de Bretagne et sur les fibules anglo-saxonnes et sur les bronzes celles des tumulus,

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