LA SCILPTLRE EN GALLE
«Le type adopté dans le bassin du Rhône, dit M. Le Blant [Sarc. d'Arles, intr. p. vi), procède des modèles romains. A peine reconnaît-on quelque différence entre les marbres chrétiens d'Arles et ceux de Rome, alors que toutes les écoles ou tous les ateliers industriels diffèrent entre eux. »
Un certain nombre de sujets ont été notés comme absolument particuliers à Arles, entre autres le Passage de la Mer Rouge.
« A Arles, dit M. Le Blant, la présence de la croix et du monogramme (ou chrisme), indique un Age postérieur au triomphe du Christianisme. » [Ibid. p. iv)
Mais les formules des inscriptions que portent deux des tombes de cette ville, l'identité de leur aspect avec celui des sarcophages à dates certaines, suffisent à attester que le plus grand nombre appartient au ive ou au v^ siècle. Donc, une fois pour toutes, presque tous les sarcophages gallo-romains, latins-chrétiens dans les Gaules, quand ils sont décorés de sculptures importantes, datent du iv'' ou du v*" siècle'.
L'art romain dans le milieu hellénisé de la Provence est bien supérieur au gallo-romain ordinaire. Ce que vous avez vu aux temps gaulois (sculpture d'Entremont au musée d'.\ix-en-Provence), ce que vous avez vu aux temps gallo-romains (arcs de triomphe de la Provence, monuments de Menue etc. i se produit encore aux temps chrétiens. L air est imprégné-d'essence grecque. Ce qui se passe làbas au fond de la Méditerranée, dans le milieu oriental pénétré de la civilisation grecque, se reproduit presque identiquement dans la Gaule méridionale. Un chapiteau de marbre du musée d'Arles pourrait être aussi bien un monument de la Svrie.
1. Pour les sujets, lire la lalîle al[)hahétique des matières de M. Le Blanf. dans son livre dos Si-ircophages chrétiens de l.i Gaule.
NEUVIEME LEÇON