‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 2)Chapitre 34 sur 140 · A. Choisy, L'arl de bâtir chez les Byzanlins. p · texte numérisé non relu

A. Choisy, L'arl de bâtir chez les Byzanlins. p

Apôlres ; la belle disposition de Sainte-Sophie se révèle, et enfin Sainte-Sophie de Salonique nous offre le type de ces églises à coupole centrale dont toutes celles de lAthos et de la Grèce ne sont que des variantes : jamais l'art ne s'était montré plus libre, plus varié et plus fécond.

« Mais cette fécondité dura peu, et Tart, comme épuisé par ce grand essor du siècle de Justinien, s'endormit bientôt dans le formalisme, cause de l'immobilisation du style néo-grec ou byzantin.

« Bientôt intervient une autre influence, celle même qui avait autrefois frappé de stérilité l'architecture de l'Egypte, l'influence hiératique : dès le viii'' siècle, on voit se produire, au second concile de Nicée, la doctrine de la soumission absolue de l'artiste aux types traditionnels. Et enfin, l'art subit le contre-coup des misères de l'Elmpire grec. Nous sommes au temps où l'islamisme le menace, où les bandes occidentales des Croisés vont le ravager, soit comme alliées, soit comme ennemies '. »

Entrelacs et enroixements. — Leur existence remonte à la haute antiquité orientale et leur importation en Occident s'est faite par la voie méridionale de l'art néo-grec, byzantin, gothique et wisigothique, tout aussi bien que par la voie septentrionale, comme nous le verrons plus tard, et par l'apport des Barbares non encore romanisés ou grécisés. Dès qu'on remonte un peu haut, on retrouve fatalement les origines de tout en Orient.

L'enroulement végétal historié d'animaux est d'origine asiatique, dit Linas [Revue de l'art chrétien, 1885, '2'" livraison), on le rencontre à Rome au iv*" siècle (E. Q. Visconti, Antico suppellet ilo (Targento scoperlo in Roma, pi. XV^, fignre 2). Les Byzantins aussi bien que les Barbares septentrionaux l'appliquèrent avec un égal succès à l'ornementation de leurs (X'uvres d'art.

Il est quelquefois difficile de découvrir par quelle voie ce système d'ornement d'origine orientale nous est parvenu. Je tâcherai de vous démontrer, plus tard, à quels moyens on reconnaît la transmission septentrionale de la transmission méi'idionale.

La transmission septentrionale, comme l'a très bien vu \'iollel-le- Duc, a gardé l'arrière-goùt de l'art hindou.

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