L* AUVERGNE
petites arcatures des galeries absidales qui distinguent ]es monuments des bords du Rhin et que nous avons observées aussi dans plusieurs monuments du Languedoc.
En résumé, TÉcole romane d'Auvergne est une école héréditaire de maçons.
Cette école a subi, à un degré moindre que les autres écoles, la pénétration byzantine et la pénétration septentrionale. C'est bien entendu, mais elle n'est pas cependant demeurée indemne de ces deux pénétrations.
Unité de Vart auvergnat, — Les églises N.-D. du Port à Clermont, les églises de Brioude, d'Issoire, de Saint-Nectaire, de Mozat, de Royat, d'Enhezat, de Volvic, ont entre elles des rapports si frappants que quelques-unes paraîtraient avoir été construites par les mêmes ouvriers et sembleraient être Tœuvre, sinon des mêmes hommes, au moins de la même corporation.
M. Mallay, dans son ouvrage sur les églises romanes de l'Auvergne, rapporte qu'au xii" siècle, il existait dans cette province, une confrérie de maçons qui se faisaient appeler les logeurs du Bon Dieu (Caumont, Abécédaire architecture religieuse y 1867, p. 263).
La région dans laquelle a régné l'école romane auvergnate s'étend dans le Puy-de-Dôme, une partie de TAllier, la Creuse et la Corrèze.
L'influence se fait même sentir dans la Haute- Vienne, dans la Nièvre, dans le Loiret et dans Saône-et-Loire.