I. a,(a:) := 0 est une équation irréductible
Cela veut dire que son premier membre ne peut être mis sous forme d'un produit de deux polynômes à coeflicients rationnels.
Si on avait en effet
oîx) = ^{x)y{x),
la condition o x^ = 0 entraînerait
^'Xi) = 0 ou vi^i) = ^^■
Mais, d'après lOi, si Xi satisfait à Féquation à coefTicients rationnels 'h{x) — 0, il en est de même de toutes les valeurs conjuguées Xi ; '-^[x) = 0 ne serait donc pas l'équation du moindre degré ayant les Xi pour racines.
n. 'f X = 0 n'a pas de racines multiples.
Car si elle en avait, son premier membre ^{x'\ pourrait se décomposer en facteurs rationnels d'après les méthodes connues de l'Algèbre (*) ; donc o .r) = 0 ne serait pas irréductible.
III. o x = 0 n'admet pas d'autres racines que les quantités Xi.
S'il en était autrement, Fi.r) et o'x, admettraient un plus grand commun diviseur, qu'on sait calculer rationnellement. On pourrait donc décomposer o[x) en facteurs rationnels, ce qui est impossible, puisque o'x] est irréductible.
(*) Théorie des Racines égales.
20 PREMIÈRE PAKTIE
IV. Soit M le nombre des Xi qui ont des valeurs distinctes, et soient
ces quantités ; on aura
o[x) = C(X Xi){x — Xi), . .{X — Xm).
En effet, Téquation o{x) = 0 admet pour racines les quantités Xi, ..., x,„; elle n'admet pas de racines multiples ; le polynôme o{x) est donc déterminé à un facteur constant près, dont la valeur n'importe pas pour l'équation
V. o[x) = 0 est la seule équation irréductible à coe^cients rationnels admettant les Xi pour racines.
Car si f{x) = 0 était une autre équation rationnelle irréductible admettant comme racine x, et par suite toutes les quantités a-,, f{x) devrait être divisible par o :r et par suite ne serait pas irréductible.
13. Comparons maintenant F{x) et o[x). — Ces deux polynômes ont pour seules racines les x,, et en outre <f{x) n'admet pas de racines multiples. F[x) est donc divisible par o[x) :
¥{x) = Fi(x).o(x).
Fi(ar) a nécessairement ses coefficients rationnels, comme
étant le quotient de la division de F(a:) par o{x). Si ce
n'est pas une constante, ce polynôme admet des racines
appartenant à F{x) ; en admettant au moins une. il les
admettra toutes (10). Donc F,^ : est aussi divisible par
(s(a.'), et
Si F^ix) n'est pas une constante, le même raisonnement est encore applicable. Le degré des polynômes quotient s'abaisse à chaque opération ; par suite au bout d'un nombre limité de divisions on tombe sur une égalité de la
forme
F„,(ar) = C . o(x).
ÉQUATIONS RÉSOLUBLES l'AH HADICAUX CAHHÉS 21
Miilliplianl toutes les égalités obtenues membre à membre,
il vient
Donc :
Le polynôme F(x) est une puissance du polynôme de degré minimum o[x), abstraction faite d'une certaine constante.