‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 84 sur 88 · SEIGLE ERGOTÉ ET EBGOTINB · texte numérisé non relu

SEIGLE ERGOTÉ ET EBGOTINB

Avait encore lieu après la section des parties du sympathique qui les innervent (1).

Ces expériences sont peu probantes. En effet, il paraîtra douteux qu'une substance injectée dans les veines ne produise son effet caractéristique qu'au bout de plusieurs heures, ou mèroe d'une demi-heure.

C'est aussi par un examen direct que M. Schuller assure avoir reconnu une contraction intense et durable des vaisseaux de la pie-mère cérébrale, même du côté où le cordon cervical du grand sympathique était coupé, chez des animaux soumis à Tinfluence de Tergotine (2).

Un autre expérimentateur, M. P. Vogl, a été conduit, par ses recherches, à attribuer ces effels à une influence des principes actifs deTergot de seigle sur le centre vasomoteur (S).

Il est difficile d'admettre cette hypothèse comme une explication satisfaisante du mode d'action du seigle ergoté sur les vaisseaux, puisque nous voyons que cette substance agit encore sur les artères de la membrane interdigitale de la grenouille, après section du nerf sciatique correspondant. Mais, d'autre part, cette dernière expérience ne démontre pas que le seigle ergoté influence directement la tunique musculaire des vaisseaux : la section du nerf sciatique n'interrompt pas absolument toutes les voies de communication entre le pied et la moelle épinière; et.

(1) A. Wcrnich. Beitrag zur Kennttms der Ergotinwirkungen (Virchow*8 ArchiT, 1872, t. LVI, p. 10. — Anal, in CenlratblaU..., 1873, p. 236).

(2) Schaller. De l'influence qu'exercent certains médicaments sur les vais» seaux de Vencéphaie, (Centralblatt.., 1874, n^ 51. — Anal, défeloppée in Gai. méd. de Paris, 12 décembre 1874, p. 028).

(3) P. Vogt (Berlin, klin. Wocbenschrift, 1872, n« 10). — Citation de MM. A. Eulenburg et P. ituttiuann. Die Pathologie des Sympathicus^ 1873, p. 27).

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d'ailleurs, en fftt-il même ainsi, on pourrait encore admettre que Yerf^oi agit sur les vaisseaux en excitant, soit les extrémités périphériques des fibres vaso-motrices, sectionnées en même temps que le nerf sciatique, soit les ganglions situés dans les réseaux périphériques terminaux de ces fibres.

L'action du seigle ergoté et de Tergotine sur les vaisseaux n*a même pas été mise hors de doute ; je parle de Faction exercée danstoutes les parties du corps, àlasuite de l'ingestiou de ces médicaments, ou de l'absorption de leun principes actifs, introduits par voie hypodermique. Les résultats de l'emploi thérapeutique de l'ergot de seigle oo de l'ergotine paraissent autoriser à admettre cette action vaso-constrictive. Le seigle ergoté semble être un des médicaments les plus efficaces contre certaines hémorrhagies, rhémoptysie par exemple. Mais il est difficile de dire si les effets hémostatiques qu'il produit, dans ces conditions» sont réellement dus à une conslriction des vaisseaux pulmonaires. L'arrêt des hémorrhagies utérines par l'ingestion du seigle ergoté, ne saurait fournir un appui solide à l'hypothèse de l'action de ce médicament sur les vaisseaux des autres parties du corps. Le seigle ergoté agit inoonlestablemeut sur les fibres musculaires de l'utérus, soit directement, soit indirectement, par l'intermédiaire du système nerveux; les contractions de ces fibres, ainsi provoquées, peuvent exercer un certain degré de compression sur les vaisseaux qui traversent les parois utérines et faire cesser les hémorrhagies qui ont lieu à la surface interne de Torgane (1).

On ne possède donc, en réalité, que des données encore

(1) Voyes : A. Wernicb, ioe, dU

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incertaines, relativement à Taction du seigle ergoté sur les vaisseaux. L'augmentation de la pre^ssion sanguine dans les artères (carotide, artère crurale), chez les animaux auxquels on fait absorber les principes actifs de l'ergot, la concentration plus ou moins manifeste du pouls, que les observations cliniques ont permis de constater à la suite de ringestion du seigle ergoté, semblent indiquer une influence excitante, exercée par cette substance sur Tensem* ble des vaisseaux : mais de là à une démonstration rigoureuse, il 7 a encore loin. On a allégué aussi la dilatation de Tins, produite par Tingestion stomacale de l'ergot de seigle, comme un argument prouvant l'action excitante de cette substance sur les différentes fibres lisses de l'économie. Mais cet effet du seigle ergoté n'a qu'une faible valeur démonstrative. La dilatation de la pupille peut être due, non à une action sur les fibres rayonnées de l'iris, mais à une mise en activité des fibres nerveuses ciliaires provenant du grand sympathique, sous l'influence de l'irritation produite par cette substance sur les viscères abdominaux.

Le seigle ei^oté agit aussi sur la vessie (1) ; mais rien ne prouve que ce soit en excitant directement les fibres lisses de cet organe.

En un mot, l'action directe du seigle ergoté sur l'ensemble des fibres musculaires lisses n'a pas été mise hors de contestation, et il n'est nullement démontré que tous les vaisseaux se resserrent sous l'influence de l'absorption de cette substance (2).

(1) A. Wernich. Ueber eine geburtshilflich wichiige physiologische Nebett' wirkung des Mutterkorns (Centralblatt..., 1873, p. 353).

(2) Pour l'action physiologique de l'ergot de seigle, on peut consulter quelques trataux récents t P. Eberty. Ueber die Wirkungen des Secale comutum

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C'est pourlant à l'aide de ces données que l'on a voulu expliquer Taction exercée, d'après divers médecins, par le seigle ergoté sur la moelle épinière. Cette substance aurait, suivant eux, une influence dépressive sur les fonctions de ce centre nerveux et pourrait, par suite, modérer ou môme faire cesser les effets des irritations morbides dont il peut être le siège. Signalée plus ou moins nettement par Samuel Wright, en 1840, puis par Payan, d'Aix, en 1841, par Barbier, d'Amiens, cette action a été indiquée surtout par M. Brown-Séquard. Pour ce physiologiste, les modifications fonctionnelles que l'ergot de seigle, à dose théiapeutique (1), détermine dans la moelle épiniëre, seraient la conséquence du resserrement des vaisseaux de ce centre nerveux. L'irrigation sanguine de la moelle serait moins abondante que dans l'état normal, et l'activité fonctionnelle des éléments médullaires se trouverait ainsi plus ou moins affaiblie.

Disons d'abord que l'action hyposlhénisante de l'ergot de seigle sur la moelle épinière n'est pas des plus évidentes. J'ai prescrit souvent à des malades atteints d'affections médullaires, soit le seigle ergoté , soit l'ei^tine à dose

Anal, in Cenlralblatt..., 1873, p. 797). — A. Wernich. Einige Vertftthsreikni uber dos MtUterkom (Anal, in Centralblatt..., 1874, p. 379). — M. J. RoKbach. Einwtrkung verschiedener Mutterkompt^âparate auf da$ Bert ; tttgiekh r. i ïicitrag zur g^aueren Erkenntm'ss der in^eguiSren Herzbcwegyngem (AmL m Cenlralblatt..., 1874, p. 492). — H. C. Wood. A Contrihmhom fo «acr Knowledge ofihe Vaso^Motor Action nf Ergot (Anal, in GenlnlbUtt«.., IftTI, p. 651). — H. Kôhlcr. Vergieichend^expermentclie Untersuehungtm ûber *itt physiohgischen Wirkungen des Ergotin Bor\fean, und des Srgotm Wigg^rs (Vircho^T's Archiy, 1874, t. LX, p. 384-408. — Anal, m GestnlbUtt.... 1874, p. 685. — Anal, in Gaz. hebdom., 1874, p. 640).

(1} M. Brown-Séquard professe que l'ergot de seigle, à dose toxique, prodait, au contraire, une congestion de la moelle cpinièrc et de tes eufeloppos •'}.

(*) Brown-Séqnard. Action de fntropme ^i df t ergot de ffiglt fur Irt vûiutwmf M%fcJ< (Archive* de phjriiologie, 1R70, p. 434).

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assez élevée (1 gr. 50 d'ei^ot, ou 3 à & grammes d'ei^otine) pendant plusieurs jours, ou même pendant plusieurs semaines, sans obtenir des effets constants et bien marqués. Parfois, dans des cas de paraplégie dont la cause n'avait pas pu être reconnue d'une façon précise, il y a eu un peu d'amélioration pendant le traitement par l'ergot de seigle ; mais cette amélioration a été peu marquée, en général, et passagère : dans d'autres cas, l'effet a été nul. En somme^ il est bien difficile d'établir, avec quelque netteté, les indications de l'emploi du seigle ergoté dans les affections de la moelle épinière, et c'est un médicament sur lequel il y a bien peu à compter. J'ajoute que l'on est pas en droit d'attribuer les résultats relativement favorables, produits quelquefois par le seigle ergoté (1), à une action de ce médicament sur les vaisseaux de la moelle épinière; car rien ne prouve qu'il ne puisse pas agir directement sur les éléments propres de ce centre nerveux. Si le seigle ergote agissait d'une façon spéciale sur les vaisseaux, soit immédiatement, soit par la médiation de l'appareil vaso-moteur, ne devrait-il pas être d'un grand secours dans le traitement des troubles fonctionnels qui paraissent être déterminés par une congestion plus ou moins vive de reucéphale? Or, qui a vu l'emploi de cette substance réussir d'une façon assurée dans les cas de cette sorte 7

L'influence vaso-constrictive du seigle ergoté peut donc être encore contestée; et cependant, c'est la substance

(1) Le seigle ergoté a été prescrit dans des cas de spermatorrhée el a paru produire quelquefois d'heureux effets (*). Je dois dire que je l'ai employé chez plusieurs malades affectés de pollutions nocturnes, et que je n'ai pas vu ce phénomène morbide se modifier d'une façon appréciable.

(*) GrAluiu. On ergot in »i>«rmatorrhœa (Ctocinnati Glinic, Uêj OT. — AjiâL in Tli* LooUoo Mtftl. Record, 9 juillet 4878;,

dont Faction sur les vaisseaux est le plus généralement admise. A plus forte raison, peut-on conserver des doutes sur la réalité des effets vaso-moteurs attribués à d'autres agents toxiques ou médicamenteux.

La nicotine^ par exemple, a été considérée aussi comme douée du pouvoir de faire resserrer les vaisseaux. M. G. Bernard a admis que la nicotine possède réellement cette influence vaso-constrictive (1), et cette manière de voir est aussi celle de nombreux expérimentateurs. MM. S.-V. Basch et L. Oser (2) qui ont été conduits par leurs propres recherches à la même opinion citent, comme Tayaot exprimée nettement, MM. Traube, Rosenthal, Truhart, Krocker, Surminsky (â).

Pour prouver tiue ce poison agit sur les vaisseaux, on a examiné Tétat de la circulation locale dans les parties qui permettent celte étude, chez des animaux nicolinisés; ou bien on a mesuré la pression du sang dans l'artère carotide ou la crurale, dans les mêmes conditions^

M. Cl. Bernard a vu que, chez les grenouilles empoisonnées par la nicotine, la circulation s'arrête dans les membranes ioterdigitales des membres postérieurs, dès que les premiers phénomènes de l'intoxication se manifestent. D'après lui, on verrait, à ce moment, les artères se resserrer et devenir vides de sang. L'arrêt de la circulation dans les membranes interdigitales serait donc dû à la constriction artérielle, déterminée par la nicotine.

J'ai constaté, en effet, que la circulation cesse au bout

(1) a. Bernard. Leçons sur ies substances toxiques et 1857, p. AOO.

(2) S.-V. Bascb et U Oser. Vntersuchungen ûher die Wirkmngem des Sk (Siricker*8 medii. Jarhbûcher, 1872, IV UeR, p. 807.)

(3) Surminsky. Veber die Wirkungweis* des Nicotine mnd Atroptms amf «las GefOssnervensystem (ZciUchrifl f. rat. Med., lU Rabe, Bd XXXVl, p. 21 J..

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de quelques instants, dans les vaisseaux de ces membranes, chez les grenouilles nicotinisées, ou dans ceux de la langue (1) ; je n'ai pas vu le resserrement dont parle M. Cl. Bernard. Dans la plupart des cas, les vaisseaux (artérioles, capillaires, veinules) restaiQnt pleins de sang et ils conservaient leur calibre primitif. I/arrèt de la circulation paraissait être le résultat d'un trouble des mouvements du cœur. Ce qui montre bien qu'il ne dépendait pas d'une excitation de la partie des centres nerveux qu'on a considérée comme le centre commun de l'innervation des vaisseaux (2), c'est que la suspension du cours du sang dans les vaisseaux des membranes interdigitales avait lieu, même chez les grenouilles dont la moelle épinière était coupée transversalement au niveau de l'origine des nerfs brachiaux. En outre, et cette remarque parle dans le même sens que la précédente, l'arrêt du sang dans ces vaisseaux ne se produit pas chez les grenouilles curarisées, puis nicotinisées.

Les observations faites sur les vaisseaux de l'oreille, chez les lapins, n'ont pas une grande valeur, à cause des contractions spontanées et plus ou moins durables que peut présenter l'artère médiane longitudinale de cette partie»

D'autre part, on dit que la pression sanguine intra-arté-^

(1) Vulpian. Note sur les effets de la nicotine sttr la grenouille (Comptci» rendus de la Société de biologie, 1859, p. 150 et sut. — Voy. p. ib2\

(2) Nous avons exposé^ daus une de nos premières leçons, les résultats des recherches faites par M. Owsjannikow, pour déterminer avec précision la région de l'encéphale qui exerce une action d'ensemble sur la plupart des nerfs vaso-moteurs. Je crois devoir mentionner ici un travail plus récent, paru depuis l'époque de mon cours, et dans lequel M. Dittmar (*) s'est efforcé de précuer d'une manière plus exacte encore le siège de ce centre vaso-moteur.

{*) C. Dittmar. Ueber die Loge de» toçenafinten OtfàuctntrumM in der MeduUa oblongnia (Arb«iten ans der pbysiol. An«talt m Leipiig, 1873). — Anal, te RaTO* dac sciaiusfi» méilicale», 1874^ p. 403 et siur., par M. Strans.

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rielle s'élève chez les mammifères nicotinisés. Les expériences instituées sur des animaux non curarisés sout bien peu probantes, parce que l'agi tatiou convulsive, produite par le poison peut, par elle-même, déterminer une augmentation plus ou moins considérable de cette pression. Si Ton examine, chez des animaux curarisés, Tinfluaioe que peut exercer, sur la pression sanguine intra-artérielle, la nicotinisation , on reconnatl facilement que la nicotine, loin d'augmenter cette pression, la diminue au contnire. Ainsi, par exemple, sur un chien curarisé et soumis à U respiration artificielle, j'ai constaté que la pression sanguine inlra-carotidienne, évaluée à l'aide d'un hémodynamomètre à mercure, mesurait 0",125. Dix minutes après une injection sous-cutanée de 0^,255 de nicotine, la pression était réduite à 0°',080 ; vingt minutes plus tard, elle était descendue à 0°*,065.

L'abaissement de la pression sanguine intranirtérielle, déterminé par la nicotine, n'a plus lieu si les nerfs vagues sontcoupésau milieu de la r^on cervicale. M. Cl. Bernard avait déjà noté que la section préalable de ces nerfs empêche l'action de la nicotine sur le cœur et sur la respiration (i). J'ai fait l'expénenoe en sens inverse, et j'ai obtenu un résultat qui confirme celui que M. Cl. Bernard avait observé. Après avoir constaté que la pression sanguine intra-carotidienne, chez un chien curarisé et soumis à la respiration artificielle mesurait 0*,160, on a injecté sous la peau de l'abdomen, en deux fois, O^^^O? de nicotine en solution dans un demi«centimètre cube d'un mélange

,1) Q. Bernard. UçùmM nr II» tMJMamœ» fonçtief «I ISâ7, p. â02 et ittiv.; — et U^qm nw ia pkjfrioiofi» et ia pwUmhpt s^siémi nenwiur» 1858, t. U, p. 40A et ioiT.

NICOTINE. 7â7

d'eau et d'alcool. La tension s'est abaissée, en dix minutes, à 0'',120. On a alon sectionné, d'un seul coup, les deux nerfs pneumogastriques, au milieu de la région cervicale : la tension, prise immédiatement après celte opération, s'est élevée, en moins de trois minutes, à O"',!^.

Ces faits expérimentaux réfutent l'opinion des physiologistes qui attribuent à la nicotine une action constrictive sur l'ensemble des vaisseaux. D'ailleurs, il est facile de voir, d'une façon directe, que certains vaisseaux sont plutôt dilatés que resserrés chez les animaux nicotinisés.

Vous avez vu, dans la dernière leçon expérimentale, un chien empoisonné par la nicotine. J'ai appelé votre attention sur l'état des membranes nictitantes. Ces membranes étaient comme tirées fortement de dedans en dehors au-devant des yeux. C'est là un effet constant, sur lequel M. Ci. Bernard a insisté avec raison. Vous avez pu constater que ces membranes offraient une congestion considérable. La membrane muqueuse de Testomac, qui a été mise à nu, séance tenante, avant la mort de l'animal, était assez vivement congestionnée.

Chez les grenouilles, on peut voir aussi que le canal digestif se congestionne dans toute son éteudue, au moment où se produisent les effets de la nicotine (1) : la congestion

(1) 11 n'en est probablement pas de même cbex les mammifères. MM. V. Basch et L. Oser (*), qui ont tu, comme Nasse et Trubart, l'intestin devenir le siège de contractions péristaltiques sous l'influence de la nicotine, disent que l'intestin p&lit en même temps, et ils admettent qu'il y a, à ce moment, resserrepient des vaisseaux intestinaux, provoqué par le poison. Il est réellement bien difficile, je dois le noter, de savoir, dans des cas de ce genre, où il y a coïncidence entre la contraction des parois intestinales et le resserrement des Yaisseaux, si ce resserrement n'est pas un simple effet de la compression des Yaisseaux par les couches musculaires. Toutes les fois que Ton fait con*

(*) V. Ua«di «t !.. 0*er. Loe. eit»

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73S nismiMB lbqosi.

est sortoot accusée an nifeaa de restomac. Pour obserrer cet effet, il suffit d'oairir b ernlé abdominale et de tirer restomac et Tintestin aa dehors, atant d*iotrodiiiie une epuUdette de DÎcotîiie sous b peau duo des membres

L'actîoD primhife de b nicotiiie sur les centres nerveux est hors de doute. L'agitation spéciale des grenouilles soumiseb à Faction de ce poison ; les finémissraients musculaire^ violents qui parcourent et agitent tout le corps ; Tabcditioiî extrêmement rapide des moutraients volontaiires, aTant qu^U 7 ait résolution des muscles; b disparition presqat aussi prompte des actions réflexes propres à maintenir ou à ramener l'attitude normale ; b cessation, au bout de quelques instants, de tout mou¥«nent d'ensemble de l'appareil respiratoire hymdien ; l'arrêt momentané du cœar en diastole, qui a lieu parfois au moment de Tagitatioi] firémissante du début : tous ces phénomènes sont des manifestations très^ignificatives d'uoe irritation des centres nerveux excitables. A était donc vraisemblable, a priori, que b nicotine devait aussi produire, par suite de cette irritation, une conslriction plus ou moins générale des vaisseaux ; mais, comme nous venons de le voir, rexpèrience n'a pas ratifié cette présomption.

M. Heidenhain assure que la nicotine met, pour un certain temps, les fibres vasoniilatatrices de la corde du

tracter un peu mement l'intettin dans on point de tOD étendue, U par> intestinale pâlit considénblement dans ce point.

Quant i Faction de la nicotine nir U tiiniqae moKnlaire de l'IntMCia, •peut le demander si eUe est directe on indirecte. U e«t ponible, en eCet, %*.t Texcitation de cette tunique ait lieu par l' intermédiaire du f|itèine nenesx. 1. K peut même que les fibres musculaires des parob intestinales n'entrant rc contraction que par mécanisme réflexe, sous Tinfluence d'une MTe irriut •■ déterminée dans la membrane muqomisa de l'intesUn par la nkoUne ci lation dans le sang.

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