ACTION DU SYSTÈME NERVEUX SUR LE FOIE
1 âdditioD d'iuiti certaine quantité d acide nitrique ou de solution aqueuse d'iode iodurée.
Les effets produits sur la sécrétion biliaire par la section des nerfs vagues, ou par les lésions du plancher du quatrième ventricule, sont- ils dus à une excitation des nerfs sécréteurs hépatiques î Ou bien faut-il les rapporter à une action exercée sur les nerfs vaso-nooteurs du foie ? Ilest impossible, je crois, de répondre catégoriquement à ces queslions* Toutefois, j'incline à croire qu'il y a réellement une excitation de certaines fibres nerveuses jouant le rôle d'éléments nerveux sécréteurs, et représentant, pour le foie, ce que sont les fibres de la corde du tympan pour la glande salivaire sous-maxillaire. Je ne pense pas qu'une simple congestion du foie suffise pour déterminer une exagération de la sécrétion hépatique. Il faut donc, ce me semble, dans ces expériences, considérer les nerfs vaso-moteurs comme ne jouant qu'un rôle secondaire.
Ces expériences, en tout cas, off'rent de rinlérèt, au point de vue de la pathologie- Elles nous permettent en effet de concevoir rintluencesi réelle que les troubles fonc-* tionnels violents du système nerveux peuvent exercer sur la sécrétion biliaire, et de nous représenter comment ces troubles peuvent agir, dans certains cas, pour provoquer un ictère. Je fais allusion à riclèrc dû à des émotions vives, telles que la peur, la colère, etc. Sans doute, dans un bon nombre de circonstances, l'ictère produit chez certains individus, à la suite de ces émotions, doit être expliqué par une perturbation de l'appareil digestif, par un état catarrhal gastro-intestinal, qui peut être attribué à l'ébranlement violent de tout le système nerveux. Mais il n'est pas moins vrai que les choses ne se passent pas constamment ainsi, et l'ictère semble bien pouvoir résulter d'un trouble
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assez direct de l'excrétion de la bile. Or, les expériences, en nous montrant qu'une suractivité très-marquée de la sécrétion biliaire est déterminée par certaines lésions du système nerveux, nous autorisent à penser que l'ictère, par émotion, peut être engendré, dans certains cas, par une polycholie plus ou moins intense.
En résumé, nous voyons que nous ne connaissons rien de net, touchant les rapports physiologiques qui existent certainement entre le fonctionnement des nerfs vaso-moteurs et la sécrétion biliaire. Suivant toute probabilité, ces nerfs ne jouent, comme dans les autres glandes, qu'un rôle secondaire, en augmentant ou en diminuant, suivant les circonstances normales ou morbides, la quantité de sang qui traverse le foie, et en favorisant ainsi, ou en entra v^ant plus ou moins, le travail de sécrétion de la bile. Quant à ce travail, je le répète, il n'est probablement influencé directement que par les éléments nerveux sécréteurs qui font partie des nerfs hépatiques.
Il nous faut examiner maintenant si les nerfs vaso-moteurs ont une action plus accentuée sur la production de la matière glycogène dans le foie et sur sa transformation en glycose. C'est l'étude de cette question qui nous ociupera dans la prochaine leçon.