‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 106 sur 107 · ACTION DU SYSTÈME NERVEUX SUR LE FOIE · texte numérisé non relu

ACTION DU SYSTÈME NERVEUX SUR LE FOIE

aussi variables, se produisant dans le cours d'une même expérience, sous la même influence? Les excitations de la moelle activent-elles ou ralentissent-elles Técoulement de la bile ? Est-ce sur la sécrétion de la bile ou sur son excrétion que porte l'influence de ces excitations? Les hypothèses émises par M. Heidenhain sont très-discutables, et, quoi quMl en ait dit, il n'esrpas prouvé du tout que Télectrisation de la moelle épinière ralentisse la sécrétion biliaire, en produisant une constriction des vaisseaux du foie (ramifications de la veine porte et de Tartère hépatique) et, par suite, une diminution de la pression sanguine dans les capillaires intra-lobulaires. Il pense qu'on ne doit pas attribuer les efiets observés à une action de la moelle épinière sur les nerfs sécréteurs du foie; mais il ne donne aucun argument valable à l'appui de cette présomption. D'ailleurs j'irai même plus loin, et je dirai que le fait luimême d'une influence quelconque, exercée par la moelle épinière, sur la sécrétion de la bile, aurait besoin d'être mis hors de toute contestation.

Quant à ce qui concerne l'influence qu'exercerait, par mécanisme réflexe, l'excitation du bout central du nerf sciatique sur la sécrétion biliaire, nous avons vu qu'elle semblerait prouvée par les expériences de M. Heidenhain et de M. Munk, tandis qu'elle n'a pas pu être constatée par M. Rôhrig. Il est donc probable qu'elle n'est pas constante.

Il est d'autres expériences, relatives à l'influence du système nerveux sur la sécrétion biliaire, qui donnent des résultats assez nets. Ainsi, j'ai vu maintes fois, chez des chiens, qui mouraient quelques jours après la section des deux nerfs pneumogastriques, le foie ofi^rir une assez forte congestion, lors de la nécroscopie : la vésicule biliaire était

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gonflée par la bile qu'elle eoateoait en grande quantité, et ce qui semblait bien indiquer qu'il ne s'agissait pas, dans ces cas, d'une paralysie des voies biliaires et de la vésîeule biliaire, c'est que l'intestin grêle renfermait de la bile eo abondance.

La paralyse des nerfs vagues paraît donc détenntoe une suractivité dans le travail de sécrétion de la bile. Tai constaté chez plusieurs cfaiens<» examinés dans ces oonditions, c'est-à-dire lorsqu'ils étaient morts quekpMs jours après avoir subi la section de ces nerfs, la piésence à la surface et dans répaisseuc du foie, de petites granulations anali^ues aux granulations grises de h phthisie granuleuse chez l'homme. Ëtait-ce une skof^ coïncidence 7 En tout cas, cette lésion est bien loin d'être constante.

D'autre part, les lésions expérimentales du fdandier da -quatrième ventricule, chez les animaux, chez le chien eo particulier, déterminent aussi (1) une congestion du ioie avec suractivité de la sécrétion biliaire, ce que l'on recoftnatt d'après les mêmes indices : plénitude extrême de ia vésicule biliaire et grande quantité de bile dans TinlestiB grêle. A la suite de ces lésûons du plancher du quathène ventricule, comme aussi à la suite de la section des iierfe vagues, l'urine des chiens contient fHresiiue toujours uie grande quantité de matière colorante biliaire. Mais il est difficile de savoir si c'est là un résultat des lésions expérimentales; car, chez les chiens non opérés, on trouve trèssouvent dans l'urine une teinte un peu safranée, et Toa y provoque l'apparition d'une coloration verdàtre, par

(1) A. Vulpian, Recherches expérimentales relatives aux effets des lés»o*i du plansherdu quatrième ventricule, etc. (Méro. de la Soc. de biolo^c, 1S6I. p. J69. — Voy. p. 353.)

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