TERMINAISON DES NERFS VASO-MOTEURS
les artères, et M. Hénocque fait remarquer qu'en somme, les veines reçoivent plus d'éléments nerveux qu'on ne serait tenté de le croire.
La terminaison des nerfs dans les capillaires a été étudiée par M. Tomsa (de Kievr), dans le système capillaire de la peau humaine. H s'est servi, pour les distinguer, de réactifs colorants, surtout du chlorure d'or, dont l'action porte d'une façon élective sur les éléments nerveux. On est obligé, pour l'examen microscopique, de rendre la peau transparente, après l'avoir traitée par le chlorure d'or : pour cela, on la fait chauffer, pendant quelques instants, dans un mélange d'eau et d'acide acétique à 5 pour 100, et l'on réussit ainsi, du même coup, à obtenir la transparence du tissu et à dépouiller les papitles dermiques de répiderme qui les recouvre. M. Tomsa (1) a vu que, du réseau des nerfs sans myéline du corps papillaire, partent des fibrilles qui se dirigent vers les papilles, et se rendent aux vaisseaux capillaires sanguins de ces parties. Ces fibrilles présentent des noyaux ou des renflements nucléiformes, comme on en voit sur les branches nerveuses périphériques. Elles forment un réseau qui entoure les capillaires : de ce réseau partent d'autres fibrilles fines et nombreuses, sans noyaux, qui s'anastomosent encore et pénètrent dans la paroi des capillaires. M. Tomsa ne peut pas d'ailleurs se prononcer sur la question de savoir si ces fibrilles se terminent dans les noyaux de cette paroi, ou dans la substance protoplasmique qui la constitue.
M. Kessel (2), étudiant la membrane du tympan, dit
(1) Nervender BluigefUsscapiliaren. (Centralblatt...., 1869, p. 562.)
(2) J. Ketsel, Dos Gehôrorgan (Handbuch der Lehre von den Geweben, ber. V. Stricker, p. ,853 et 854).
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aussi que des fibrilles nerveuses do plexus qui entoure les capillaires, vont se mettre en rapport de conliguité avec les parois des capillaires, et il représente cette disposition (i) ; mais il n'a pas pu s'assurer sî cm fibrilles entrent en relation intime a^ec les noyaux de ces parois. En cela, il n'a pas été plus beufeux que M. Tonea, M. Lipmann (2) et M. Tolotsehinoff (3).
Ces recbercbes ont été confirmées par le travail 4e M. Klein, principalement par ses études sur la membrane nictitante de la grenouille (k).
La description qui a été donnée des terminaisons des fibres nerveuses dans les muscles à fibres fisses, soit par M. Frankenhâuser, pour Tutériis, soit par M* Arnold, pour riris, soit par M. ïfênocqne et les auteurs qoe je viens de citer, pour les parois des vaisseaux, n'est pas an^ceptée par tous les anatomîstes. W. Krame (3) se refuse à admettre la réalité de la disposition indiquée par Frankenbauser et par Arnold. 11 pense que les réseaux flbriUaires^ que Ton a considérés comme nerveux, sont constitués par du tissu élastique. H «constaté, en effet, que dans les préparations traitées par des alcalis» ces fibrilles résistent et demeurent bien visibles, ee qui caractérise d'ordinanre les fibres élas* tiques ; cela n'aurait pas lieu si etles étaient formées par des éléments appartenant au tissu nerveux. Pour lui,
(1> £^ cU., Hff. 284.
(2) H. UpoiAnD, Die Serven der organischen Mutkelu (Inaug. Dissert. Beriln, 18<9).
(3) ToioUchinoff, Ueber fias Verhaiten der Serven zu detï fi9tken Jùi»kêifiisem der Froschham6la$e,(Àrcïnv f. microsc. Anat., ¥• 609-511, et Gentiulblatt, 18«9, p. 899 et 900).
(4) E. Klein, On ihe Peripheral Distribution of non-meduUaied Serve^ fibres (m Quarterly Journal of Microsc. Science, 1872, p. 21 et suiv.).
(5) Die Servenendigung in den glatten MuskHn, (Anal, tfi Centralblatt ,