INFLUENCE DES LÉSIONS DU GBAND SYMPATHIQUE
mentales ordinaires, ne se dilater et ne se resserrer que secondairement.
Quant aux capillaires, il est très-vraisemblable que leurs parois ne se contractent pas réellement. Il est cependant, comme nous l'avons vu, quelques auteurs, Stricker entre autres, qui considèrent les capillaires comme jouissant d'une certaine contractilité ; je me suis déjà expliqué à cet égard, je n'y reviendrai pas ici. Les modiûcations que subit leur diamètre, dans tel ou tel cas, doivent sans doute s*expliquer autrement. Comme les tissus qu'ils traversent ont une certaine élasticité, les vaisseaux capillaires, dont la paroi endothéliale est élastique aussi, offrent des variations de calibre qui dépendent du débit artériel : lorsque Tafflux sanguin augmente, ils se dilatent sous reffort de la poussée du sang; quand cet afflux diminue, ils subissent un retrait passif qui peut simuler une véritable contraction.
Les veines, au contraire, sont munies, comme nous le savons, d'éléments contractiles qui sont, en général, plus nombreux dans les veinules que dans les vaisseaux veineux plus gros. Nous avons vu que les excitants, appliqués directement sur les veines, peuvent déterminer un resserrement de leur calibre : le plus souvent, ce resserrement est beaucoup moins considérable que celui qui peut être déterminé dans les artères par les mêmes agents.
Nous avons constaté aussi que des fibres nerveuses vien nent se terminer dans cette tunique contractile : le calibre des veines peut donc se modifier sous l'influence de l'action nerveuse vaso-motrice.
Les modifications de ces vaisseaux peuvent ainsi ne pas être entièrement passives, dans le cas où les excitations des nerfs vaso-moteurs paraissent agir primitivement sur
1% QUATRlàXE LEÇOIf.
les artères. Mais od ne sait pas quel rôle jouent les nsomoteurs veineux dans ces conditions. On ignore aussi si les teines peuvent» sous TinQuence de leurs vaso-moteurs propres, se resserrer ou se dilater d'une façcm îndépah dante, c'est-à-dire sans que leur constriction ou leur dilttation soit préeédée par œile des artères, et il est tM difficile d'instituer des expériences qui pmssent nous renseigner à cet égard.
C'est une lacune regrettable ; il y aurait là un sujet iitéressant de recherches; il est possiUe, en effet, que b vaso-moteurs des veines aient, eux aussi, une eertaine influence sur la circulation capillaire. La dîlalatioD des veines, si elle se produisait Êsolément, aorait pour eoné quence une diminution de pression dans le^i capillairas et un afflux de sang plus considérable dans les parties d'oà ces veines proviennent. De même, si elles se resserraieat, il en résulterait une augmentation de pression dans les capillaires : ces vaisseaux se dilateraient sous rinfloeoce de la pression artérielle, la circulation se ralentirait daos les réseaux qu'ils forment ; il y aurait tendance à la stay sanguine et à la production d'œdéme, dans la région où les veines se seraient resserrées. 11 est fort possible qœ, dans quelques cas, il se produise des effets de ce genre ; mais on ne sait rien de certain à cet égard.
On peut observer, chez l'homme, les effets de la pan* lysie des nerfs vaso-moteurs à la suite de diverses sortes de lésions.
Dans certains cas» il s'agit d'une blessure, {NrodoisaDl une section de nerfs vaso-moteurs, tout à fart sembiabte aux sections expérimentales faites sur les animaux. C'est un accident qui peut survenir dans le cours d'une opéntion, comme, par exemple, iorsqu*on enlève une tomeur