‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteurChapitre 34 sur 107 · INFLUENCE DES LÉSIONS DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES LÉSIONS DU GRAND SYMPATHIQUE

€t qo'uD nerf, Gootenant des fibres vaso-motrices, est €onf îgu à la tumear ou la traverse ; il peut arriver, en effets qu'on soit amené à Texciser ou à le sectionner, soît volontairement, soit involontairement.

]>ans d'autres circonstances, il y a compression, contusion, écrasement de ces nerfs, ou bien leur continnité est interrompue dans une plaie d'arme à feu, on bien enfio, leurs éléments ont été détruits ou altérés pins ou moîiis profondément par le contact d'un cautère actuel ou d'une sutistance caustique.

Ce dernier mode d'interruption peut s'observer efaez rhoinme, à la suite de remploi des agents caustiqnes, dans des cas où Ton cberche à détmrre, à l'aide de ces agents, des productions néoplastiques, ayant des racines profondes, dans des régions où siègent des nerfs plus ou moins importants. Un pareil résultat est facile à comprendre, lorsqu'on emploie des substances telles que le chlorure de zinc, par exemple, qui désorganise tons les tissus avec lesquels il entre en contact. Mais on peut observer des «ffets do même genre, dans des conditions où Ton ne s'attendrait pas à les voir se produire immédiatement. Il s'agit d'ailleurs ici de faits purement expérimentaux. J'ai déjà dit un mot de ces faits dans la précédente leçon.

Si l'on transperce le nerf vague chez un chien avec une aigaillechargéed'unegouttdette d'acide acétique, il semblerait qoe Pon dût provoquer simplement une excitation de ce nerf, ainsi que du cordon cervical sympathique qui lui est accolé; mais il n'en est rien. L'acide introduit de cette fiiçoD dans le nerf, pénètre, de proche en proche et trèsrapidement, dans tous les interstices des fibres nerveuses, atteint ces fibres elles-mêmes, et abolit presque aussitôt leur oondiictibifité. Peut-être cette action si prompte est-

elle ravorisée par Texistence des étranglements annulaires, décrits par M. Ranvier, et au niveau desquels le cylindreaxe de la fibre nerveuse, par suite de Tiulerruption de la gaine de myéline, est plus facilement atteint par le liquide caustique. Ce qui est certain, c'est que le nerf est paralysé au lieu d'être excité; et la paralysie se produit si rapidement que, l'opération terminée, on constate aussitôt une constriction très-marquée de la pupille du côté de Topération et une dilatation très-prononcée des vaisseaux, avec élévation de la température, dans la moitié de la tête du même côté. Il en est de même lorsqu'un fait Texpérience en chargeant l'aiguille d'une gouttelette d'ammoniaque, ou d*une solution aqueuse, modérément concentrée, de nitrate d'argent, ou de teinture de cantha* rides, etc. On obtient, d'ailleurs, des résultats du même genre en pratiquant cette expérience sur d'autres nerfs, comme le nerf sciatique, par exemple ; dans ce dernier cas, il y a, en même temps que paralysie des muscles du membre correspondant, dilatation des vaisseaux et élévation plus ou moins considérable de la température dans cette partie.

Je reviens aux lésions du grand sympathique die/, l'homme. Il importe de montrer que les notions que nous avons acquises peuvent avoir, dans certains cas, une application clinique, et qu'il peut être indispensable de les posséder, pour comprendre la sigoiGcatiou des différent n symptômes observés dans ces cas. Nous verrons ainsi, d'autre part, que Taction du grand sympathique sur les vaisseaux est, chez l'homme, la même que chez les animaux.

Nous parlerons ici surtout des lésions du cordon cet-

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