LES TEMPLES. - I. KARNAK
OU plutôt de Philippe Anliick'c, oucle et tuteur du (ils d'Alexandre le Grand ; mais il est bien sûr qu'il n'a t'ait (pie remplacer un sanctuaire plus ancien. Siu- les côtés se trouvaient les chambres d'Hat- .shepsout. Dans l'une d'elles, vers le sud, un escalier menait à la terrasse. On peut voir, dans cette partie du temple, que les murailles sont faites de matériaux disparates, de blocs, avec reliefs et inscriptions, provenant de constructions plus anciennes. Dans la l'ameuse salle dite des Annales de Thoutmès III, un mur sculpté cachait entièrement un autre miu- sculpté et peint de la reine Hatshepsout. Le nom de » sanctuaire des barques » vient de ce que l'on y conservait les barques sacrées des divinités adorées dans le temple. Les Egyptiens avaient coutume de mettre les statues des dieux dans de petits édicules ou tabernacles, placés au centre de grandes barques d'apparat. Les prêtres les portaient sur des brancards hors du temple lorsque se faisaient les processions.
Traversons l'espace central où ont été trouvées les plus anciennes inscriptions du temple et nous arrivons à l'ensemble des constructions de Thoutmès III, groupées autour de la soi-disant salle des fêtes (Art, pi. 148). Notre ignorance de l'ucilisation des édifices religieux égyptiens nous empêche de donner une dénomination précise aux nombreuses salles de cette partie du temple. La plus grande est orientée du sud au nord. Cependant, ce qu'on appelle le saint des saints est disposé en angle droit sur la salle et dans l'axe général du grand temple. La soi-disant salle des fêtes est une « basilique à cinq nefs mesurant 44 mètres de largeur sur 16 mètres de profondeur. Le plafond des trois hautes nefs du milieu reposait sur 20 colonnes (2x10) et 32 piliers carrés. Les piliers ont la forme, qui ne se retrouve nulle part, d'un poteau de tente (ou d'un sceptre, comme nous l'avons dit), et indiquent ainsi que les nefs centrales étaient conçues par le fondateur comme une grande tente de fêtes» (Art, pi. ':>')). (Baedeker, p. 270). On peut signaler encore, à côté du saint des saints, une petite salle de Thoutmès III, connue sous le nom de jardin botanique, parce que le roi y avait fait sculpter en relief les plantes curieuses et les animaux rapportés de ses expéditions étrangères. Le plafond de cette salle était supporté par quatre colonnes papyriformes fascicidées à chapiteaux fermés, nu\ peuvent servir de modèles (Art, pi. .'îfi). A poi
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de distance, se trouve une autre salle, avec luiit piliers à seize pnns. Près de l'entrée de cet édifice de Thoutniès III existe un couloir sur lequel s'ouvre une série de chambres, qui ressemblent à un magasin. Dans le Tond, en dessous de deux chambres à piliers. Mariette dit avoir trouvé vme clyptc avec des momies de crocodiles.
Contre l'enceinte extériein'c. enfermant toute la partie postériein-e du temple depuis le pylône d'Aménophis ÏII, s'appuie un petit temple funéraire de Thoutmès III. dans lecjuel on trouve deux chambres latérales qui contenaient chacune un obélisque. C'est là une disposition bizarre, car habituelleiucnt ks obélisques sont à l'extérieur du temple devant l'entrée principale. En avançant encore vers l'est, on rencontre un petit temple de Ramsès II avee coin- à colonnes, au fond de laquelle se dressent deux piliers osiriaques.
Reprenons maintenant l'autre série de pylônes, celle qui va du sud vers le nord. Le premier est de Horemhcb. Il est plus qu'à moitié détruit : le noyau intérieur était fait de blocs de pierre, provenant d'un temple d'Aten ; il a été exploité, ainsi que le pylône suivant, par les soldats turcs, qui utilisaient le bon calcaire dans leurs salpétrières afin de se pro( urer de la poudre. Contre ce pylône s'appuyaient des statues colossales. ,\ la face sud il ne reste que les socles, tandis qu'à la face nord on voit deux statues décapitées, au nom de Ramsès II.
Entre le premier et le second pylône d'Horemheb se trouve un édifice, d'un plan tout particulier. I/ensemble est formé de trois salles carrées, supportées par des piliers. Celle du centre est réservée à Amon et celles des côtés à Maut et Khonsou. Les deux petites s'ouvrent sur la grande et celle-ci sin- une façade avec un portique à piliers qui s'étale sur toute la largeur de l'édifice. Cette construction d'Aménophis II est probablement une sorte de reposoir pour les barques, lors des processions. Les piliers de cet édifice sont surmontés d'une corniche à gorge.
Devant le pylône d'Hatshepsout se trouve ime série de colosses royaux. d'Aménophis I" et de Thoutmès II. Il est bon de rappeler, à ce propos, qu'à l'extrémité de cette série de pylônes se trouvait autrefois ime construction d'Aménophis I'''. Devant le pylône de Thoutmès III on a retrouvé les restes d'une base d'obélisque.