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TÉLÉPHONES A PILE

rampliiude des vibrations doit diminuer à mesure que la masse mobile croît.

La résistance d'un contact microphonique peut varier dans de larges proportions. Mais la résistance moyenne est voisine de 5 ohms.

En ce qui concerne le courant de la pile , on est limité par les étincelles déterminées aux contacts par une force électromotrice trop élevée. On admet que la plus grande différence de potentiel des pièces en contact ne doit pas excéder i volt.

Les piles employées avec les microphones sont du genre LeclanchéouGassncr. Le nombre d'éléments ne dépasse pas 2 ou 3. Un nombre élevé de couples occasionnerait des étincelles en cas de rupture accidentelle des contacts. C'est pourquoi les contacts microphoniques multiples sont associés en dérivation , atin de réduire la force électromoirice nécessaire.

Le microphone à pile permet de correspondre à une plus grande distance que le téléphone Bell. Il suffit amplement pour les communications à l'intérieur d'une maison ou d'une usine. On atteint cependant assez rapidement la limite d'éloigncment des postes à

partir de laquelle les sons cessent d'être perceptibles. La raison en est facile à comprendre. A mesure que la ligne s'allonge , sa résistance augmente, tandis que la variation de résistance que produit l'action des ondes sonores sur les contacts microphoniques reste constante. L'influence de cette variation sur la résistance totale du circuit va donc en diminuant et les ondulations du courant sont de plus en plus faibles. En appelant e la force électromotrice de la pile, R la résistance du circuit, non compris celle des contacts microphoniques que nous désignerons par R', on a

Une variation AR' des contacts donne une variation du courant

égale a

e . A' R' Aï — — ;-,

On voit que la variation du courant est inverscmL'nt proportionnelle au carré de la résistance totale du circuit. Elle diminue donc très rapidement quand la longueur de la ligne croît.

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D'un autre côté, le courant permanent qui traverse le récepteur attire le diaphragme et diminue la sensibilité de ce dernier.

M. Edison a porté remède à ces inconvénients grâce à remploi de la bobine d'induction, fig. 424. Dans le circuit primaire formé de gros fil, on intercale le microphone M et la pile P , tandis que les bouts de l'enroulement secondaire à fil fin sont reliés l'un à la ligne, l'autre à la terre , ou , s'il y a lieu , aux deux fils de la ligne. Par ce moyen, quelle que soit la longueur de celle-ci, les contacts microphoniques sont intercalés dans un circuit très peu résistant, et les variations de pression des contacts donnent lieu à des ondes électriques de grande amplitude dans le circuit primaire. Il se produit dans le circuit secondaire des forces électromoirices d'autant plus grandes que le nombre de spires induites est plus considérable. On peut développer ainsi des courants de tension suffisante pour franchir des lignes très résistantes.

On remarquera qu'on ne peut employer que des bobines d'induction à circuit magnétique ouvert, car la force cocrcitive d'un circuit fermé gênerait les variations du flux magnétique, § 170.

Voici quelques détails sur des appareils destinés aux communications à grande distance.

Le noyau de la bobine est formé de fils de fer droits, deo,55 mm de diamètre et 88 mm de longueur. Le diamètre du noyau mesure i5 mm. Le circuit primaire comprend 2 couches de fil isolé, de i,'2 mm de diamètre, ayant 0,12 ohm de résistance. Le fil secondaire, de 0,24 mm de diamètre, atteint une résistance de i25 à 25o ohms , suivant la longueur des circuits.

669. — Transmetteurs à crayons de charbon. Microphones Ader et Dejongh. — l^ans un grand nombre de transmetteurs , on

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