RÉGULATEURS A ARC VOLTAÏQUE
de la première. Quand le courant est envoyé dans la lampe, Taction prcpondéranie de Tenroulement à gros fil attire Tarmature vers le haut. Lagritfe F soulève obliquement la bague qui coince le portecharbon supérieur et Tentraine dans son mouvement ascensionnel. Le déplacement a lieu jusqu'à ce que Taction croissante du courant dérivé fasse équilibre à celle du courant principal, lequel diminue à mesure que les charbons s'éloignent; ceux-ci atteignent ainsi Técartement normal.
Lorsqu'ils s'usent, l'armature retombe progressivement par retfet de son poids. La bague se place horizontalement et le portecharbon supérieur descend avec une vitesse modérée par une cataracte à glycérine C. Mais, par le fait, le courant principal s'accroît, la fourchette est soulevée et la bague arrête de nouveau le charbon supérieur.
Quand la lampe doit rester allumée pendant plus de 8 heures, elle est pourvue de deux paires de charbons. L'armature porte deux fourchettes à des hauteurs différentes ; par suite , lorsqu'on lance le courant, Tune des bagues est soulevée avant l'autre, de sorte que Tune des paires de charbons s'écarte davantage que les crayons voisins. L'arc jaillit entre les deux charbons les plus rapprochés et persiste jusqu'à ce qu'ils soient arrêtés par suite d'une usure complète. Le crayon supérieur de la paire de charbons voisine peut alors descendre et l'arc se produit entre les nouveaux charbons.
La lampe, particulièrement destinée à fonctionner à l'aide du système de distribution en série, est pourvue d'un veilleur ou dispositif destiné à produire la mise en court-circuit lorsqu'un accident, tel que le bris des charbons, se produit dans l'appareil. Dans ce but, un électro-aimant V est pourvu de deux enroulements dont les actions s'ajoutent sur une armature. Une bobine à fil fin est placée à la suite de la bobine dérivée de Télectro-aimani E. Un enroulement à gros fil aboutit au buttoir de l'armature et peut mettre la lampe en court-circuit lorsque l'armature est attirée contre ce buttoir de contact. Quand la lampe fonctionne normalement, le courant dérivé , qui passe dans le fil fin de l'électro-aimant V, est trop faible pour provoquer l'attraction de l'armature. Mais si l'arc est interrompu , le courant augmente et l'armature est soulevée. Un courant direct passe alors dans le gros fil, et la lampe
est mise en court-circuit. Lorsque le contact des charbons se rétablît, le courant diminue assez dans le gros fil de Télectro-aîmant V pour que Tarmature retombe et permette à rélectro-aimam E d'entrer en action pour rétablir Tare.
720. — Lampe différentielle Pieper. — La lampe Pieper est représenice dans les fig. 473 et 474. Les deux charbons se déplacent de manière à obtenir un foyer lumineux immobile. Ils sont fixés à des noyaux de fer latéraux qui soutiennent les porte-charbons et sont supportes par une corde enroulée autour d'une poulie.
Un électro-aimant différentiel porte deux épanouissements polaires en équerres, traversés par les noyaux mobiles qui complètent le circuit magnétique. Lorsque les ampères-tours des deux enroulements agissant en sens inverses sont égaux, le champ développé par Télectro-aimant est nul. Suivant que les ampères-tours en série ou les ampères-tours en dérivation prédominent, il se produit un champ dont les lignes de force vont de haut en bas ou de bas en haut dans les noyaux latéraux.
Les noyaux sont munis eux-mêmes d'enroulements, cachés dans la fig. 473 par des gaines métalliques et qui sont, par moitiés, dextrorsum et sinistrorsum de manière à produire des pôles conséquents , de noms contraires, au milieu des noyaux. L'enroulement de l'un des noyaux est parcouru par le courant principal, celui de Tautre par le courant dérive. La réaction des pôles de Télectroaimant central sur les pôles conséquents tend à faire tourner la poulie dans un sens lorsque le courant principal a une action prépondérante, et en sens inverse dans le cas contraire. Afin de limiter le mouvement rétrograde, qui pourrait éteindre le foyer s'il dépassait une certaine mesure, un petit frein excentrique est engagé sur la poulie et serre contre celle-ci pendant le mouvement d'écartement des charbons. Les actions électromagnétiques produisent, d'ailleurs, dans les deux noyaux, des effets concourants comme c'est le cas dans les deux moitiés d'un induit annulaire. La course des noyaux correspond au déplacement, entre les pièces polaires, des pôles conséquents.
Au début du fonctionnement, si les charbons sont au contact, le courant principal exerce, dans l'électro-aimant central, une
REGULATEURS A
action prcdomînantc, l-i les noyaux se déplacent de manière h écarter les crayons. Le mouvement persiste jusqu'à ce que l'électroaimant revienne à l'éiai neutre. Si, au contraire, les charbons
sont écartiis au début , c'est le courant dérivé qui agit seul et déplace les noyaux jusqu'à amener les crayons en contact. Ce résultat
atteint, les charbons s'écartent graduellement sous Teffct du courant principal , jusqu'à Tobtention de Tare normal.
Les noyaux et leurs enroulements sont garnis de tubes guides entre des galets. Comme on le voit, la lampe ne contient aucune pièce susceptible de se dérégler. Le réglage se fait à Tusine une fois pour toutes, avant même que les crayons soient disposés dans la lampe. Dans ce but, on ajuste les bobines enroulées sur le noyau central de manière que les pièces polaires n'exercent aucune attraction sur un morceau de fer lorsqu'on applique au système la différence de potentiel et le courant avec lesquels la lampe doit fonctionner.
La Hg. 474, représentant la lampe garnie, montre le système d'attache du globe. Celui-ci est supporté par des chaînettes latérales qui s'accrochent vers le milieu de la boîte entourant le mécanisme. Pour renouveler les charbons, on décroche les deux chainetics, qui glissent dans des œillets fixés à la boite de la lampe jusqu'à ce que les anneaux qui les terminent soient arrêtés à ces œillets. Les porte-crayons sont alors à découvert. La lampe est fixée dans sa boîte par rintermédiaire de plateaux en verre, de sorte que les pièces métalliques extérieures sont isolées du circuit.