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LAMPES A ARC SANS MECANISME

721. — Bougies Jablochkoff. — Dans ces lampes, les charbons, recouverts d'un dépôt de cuivre qui augmente leur conductibilité, sont disposés parallèlement à 3 millimètres de distance et isoles par une cloison formée de plâtre et de baryte {^^. 47^. • L^*^ charbons, dont le diamètre e.st d'environ 4 mm et la hauteur de 3o cm , sont munis inféricurement de gaines métalliques séparées par une pâte solide argileuse et se disposent entre des mâchoires B, C reliées aux conducteurs électriques, tig. 476. A la partie supérieure, les crayons sont réunis par un enduit charbonneux destiné à provoquer l'allumage. L'arc qui jaillit au sommet des charbons volatilise la séparation isolante au fur

Cl à mesure de l'usure des crayons et conserve une longueur constanie , à la condition d'employer des courants aliernaiifs qui consument également les deux charbons.

On a donné à ceite lampe le nom de bougie électrique. Les crayons de ?o cm ne brûlent que deux heures; il est donc nécessaire do disposer plusieurs bougies dans un socle ou chandelier, tel que celui que reprt'sente la Hg, 476. et de les allumer successivement à l'aide d'un commutateur.

Fig. 47(1.

La bougie Jablochkoff, grâce à la simplicité de son fonctionnement, a grandement favorisé le développement de Téclairage électrique, parce qu'au début les régulateurs paraissaient compliqués et qu'on ignorait les moyens de les alimenter par groupes à l'aide d'une seule machine. Mais la bougie présente des inconvénients sérieux. Son rendement lumineux est moindre que celui des lanipes â régulateurs, probablement par suite du refroidissement de l'arc amené par la volatilisation de l'isolant. Ce dernier provoque, en outre, des changements dans la coloration de la lumière et des vacillations, par suite des impuretés qu'il contient. La nécessité de recourir cxclusivcmeni aux couranis alternatifs est une cause d'infériorité pour la lampe Jablochkoff, dont les charbons spéciaux sont, en outre, plus coûteux que ceux des régulateurs.

Lorsqu'une bougie s'éteint, elle ne se rallume pas sponianémeni et il est nécessaire de diriger le courant dans une autre bougie. La môme manieuvre doit être faite toutes les deux heures ,

414 KCI.AIRAGC lÎLfiCTRIQOE,

lorsqu'une bougie est usée. Des dispositifs ont éii brevetés. cntr'autres par M. Jablochkoff ci M. Clarioi . dans Je but de provoquer automatiquement le rallumage et la commutation du courant, mais ces moyens ôtent à la lampe sa simplicité, qui constitue son principal avantage.

73a. — LEUnpe soleil. — Dans cette lampe, inventée par

MM. Clerc ci Bureau, la chaleur dégagée par l'arc voltaîquc est employée à porter à l'incandescence un bloc de calcaire reprcsenié en perspective dans la fig. 477. Le fond du bloc est creusé en

Fis- 477-

cuvette et deux des faces latérales opposées sont percées de trous, dans lesquels pénètrent les estrémiiés des charbons poussés par des ressorts. I.'un des crayons est creux ci peut êire traversé par une baguette de charbon qu'on pousse contre le crayon voisin, puis qu'on retire de façon à provoquer l'allumage de l'arc. Le fond de la cuvette est porté peu à peu à l'incandescence et transformé en chaux vive.

On remarquera que les pointes des charbons, qui constituent la partie la plus lumineuse d'une lampe à arc, sont dissimulées. L'éclat est dû presqu'entiÈrement à la chaux, dont la lumière chaude convient très bien pour certaines applications spéciales. La réser\-e de chaleur absorbée par la masse de chaux dissimule les variations de l'arc et donne à la lampe une grande tixité.

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