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Usine de Kensington (Londres). — L'usine électrique

Fig. 496.

établie dans le district de Kensington, sous les auspices de M. Crompton, offre l'exemple d'un type d'installation compacte

irt's répanda à Londres où le lerrain est particulièrement coûteux, Hg. 496. La chambre de chautfe comporte des générateurs à vapeur G du type Babcock et Wilcox alimentant des dynamos à vapeur Willans-Crompton , de 200 chevaux, placées dans la halle des machines. La coupe montre que ces appareils sont disposés sur un bloc de fondation indépendant des murs voisins.

Une puissance de 730 chevauK est logée sur une surface de 225 m*.

Le tableau de distribution est établi sur une galerie F. Audessus des machines existe une chambre d'accumulateurs, contenant des éléments Grompion-Howell employés pour venir en aide aux dynamos aux heures de forte consommation, et pour fournir le courant aux heures de nuit et de jour où les machines ne tournent pas. Ce système, recommandé par M. Crompton, permet une meilleure uiilîsaiion de l'insiallation mécanique, attendu que les machines marchent toujours dans de bonnes conditions de rendement ; il donne la faculté d'arrêter les machines pendant une grande partie de la journée et amène ainsi une notable économie de main-d'œuvre; il se prête aux accroissements subits de la consommation ; enfin, te prix des accumulateurs qu'il entraîne n'est pas excessif, eu égard au rôle secondaire joué par ceux-ci.

Fig. 497-

La distribution de Kensingion se fait par le système à trois conducteurs. Ceux-ci sont des bandes de cuivre nu placées sur de grands isolateurs soutenus t-ux-mémes par des traverses en bois dans des conduites de béton, fig. 497. Grâce à i'écariement des isolateurs, à la qualité de ceux-ci, aux soins avec les'^uels sont faits les branchements vers les habitations et aux précautions employées pour le drainage, ce système, dont les imitations

474 Ecr.AiRAce ei.ectbiqoe.

oni donné ailleurs des résultats médiocres, fournil à Londres des résultais irès satisfaisants. M Crompton estime que lentretien annuel d'une relie conduite n'excède pas i à 2 pour 100 de son prix d'installation.

745. ^- Stadon centrale de Genive. — La ville de Genève présente un exemple d'utilisation d'une chute d'eau à la production de Téclaîrage électrique. La station de cette ville esi alimentée par

une distribution d'eau sous une pression de i?,5 atmosphères obtenue par le barrage du Rhône. On a installe cinq turbines Girard de 300 chevaux, activant chacune deux dynamos Thury,

.USINES ELECTRIQUES.

associées en série afin de distribuer Ténergie, par le système à trois conducteurs, sous une tension totale de 220 volts. Les câbles sont du système Siemens et Halske, de Berlin.

La fig. 498 montre une vue d'ensemble du tableau de distribution, pour trois groupes de dynamos. A la partie inférieure se trouvent les rhéostats servant à régler les champs magnétiques des machines. Des manivelles permettent d'ajuster ces rhéostats séparément. Au besoin, les axes des manivelles correspondant aux dynamos reliées en quantité peuvent être embrayés et manœuvres par une manivelle unique.

Les groupes de dynamos communiquent avec trois grosses barres horizontales , au-dessus desquelles sont les interrupteurs qui permettent de relier les barres avec quatre faisceaux de feeders. Sous les barres de jonction sont figurés les ampèremètres servant à mesurer le débit des machines et les voltmètres.

746. — Stations de Dieulefit et de Valréas. — On compte, en France , un certain nombre d'installations municipales utilisant des chutes d'eau. L'une des plus intéressantes est celle qui alimente les deux villes de Dieulefit ( Drôme ) et de Valréas ( Vaucluse) , situées à 16 kilomètres l'une de l'autre, à l'aide d'une chute située à Béconne, à 5 kilomètres de la première ville et à I 5 kilomètres de la seconde.

L'éclairage de chacune des villes est assuré par une turbine et une dynamo Ganz, à excitation indépendante, produisant 2 000 volts et 12 ampères. Une troisième dynamo-turbine sert de réserve.

La ligne la plus courte est formée d'un fil aérien en bronze, de 3,2 mm de diamètre, ayant i5 ohms de résistance pour le circuit double. La plus longue, également aérienne, comprend un cable de môme résistance. Dans la campagne , ces lignes sont placées sur poteaux avec isolateurs en porcelaine à double cloche. Dans les villes, les fils primaires s'appuient sur le faîte des maisons et les transformateurs sont logés dans] des boîtes en zinc portées sur des consoles fixées aux murs.

La fig. 499 donne le schéma des appareils servant à l'une des distributions. Afin de relever la tension utile aux extrémités des feeders, on emploie le dispositif différentiel décrit au § 497, qui sert également à alimenter les lampes de l'usine.

Le courant qui parcourt les feeders L L' traverse le circuit primaire d'un transformateur E dont le secondaire, mis en tension avec le primaire du transformateur T , est dérivé par rapport aux bornes de la dynamo. Les connexions sont faîtes de manière que la force électromotrice secondaire de E soit de sens opposé à celle de Talternateur et réduise la différence de potentiel agissant aux bornes primaires de T proportionnellement à la chute de tension dans les feeders. En graduant convenablement cette réduction par un rhéostat R"', on arrive à obtenir à chaque instant aux bornes de T exactement la différence de potentiel aux extrémités des feeders. En effet, en désignant par V le voltage aux bornes de

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