‹ Leçons sur l'électricitéChapitre 91 sur 112 · FORMATION DE DÉPÔTS MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

FORMATION DE DÉPÔTS MÉTALLIQUES

pile , la production de la quantité d'électricité nécessaire au dépôt de I kg d'argent coûtait fr. 3,87; avec la machine Gramme, cette dépense se réduit à fr. 0,94.

Les bains reliés à une machine peuvent être groupés en série ou en dérivation. Le second procédé a l'avantage de rendre les bains indépendants, mais comme les courants employés sont souvent très intenses, on est conduit à des conducteurs coûteux et difficiles à manier.

Dans les procédés par anodes solubles, il y a avantage à combiner les deux dispositions et à placer en série des groupes de bains en dérivation. Le calcul suivant montre l'avantage de cet arrangement. Supposons, pour plus de simplicité, que la force électromotrice de polarisation soit négligeable, et appelons r la résistance intérieure de chaque bain, i l'intensité du courant fourni par la source. Pour un seul bain, le dépôt par seconde est A/, k étant l'équivalent électrochimique du cuivre ; la puissance dépensée

est P r et le rendement ^«- = -r-.

Hr tr

Si, au lieu d'un bain, on en met quatre identiques, par deux en dérivation, la résistance combinée reste la même, ainsi que la puissance dépensée. Dans chacun des bains, le dépôt n'est que moitié du dépôt primitif, mais, comme il y a quatre bains, le dépôt total est 2/r/, c'est à dire que le rendement est doublé. Si l'on associe n^uf bains, par trois en dérivation, le rendement est triplé, et ainsi de suite.

Ce fait ne présente aucune contradiction avec le principe de la conservation de l'énergie, parce que le transport de cuivre d'anode à cathode, s'opérant horizontalement, ne demande aucune dépense de travail. On remarquera toutefois que le capital immobilisé augmente avec le nombre des bains.

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