‹ Leçons sur l'électricité et le magnétisme (volume 2)Chapitre 114 sur 165 · KI · texte numérisé non relu

KI

-./y Cr

CVPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 531

En appelant S la surface du condensateur, e son épaisseur el? la résislivité du liquide, on a

Pour que Texpérience soit capable de donner en même temps les valeurs de K et de p avec une exactitude suffisante, il faut

Kp que le rapport jf soit de Tordre de Tintervallc de temps /,

lequel était compris entre o*,oooi et o**,o3.

On a ainsi obtenu, pour différents liquides, en évaluant la ''ésistivité p en ohms,

Sulfure de carbone ^,71 3 >i, 5. 10*'

Essence de thérébentine. . a,3i4 =1,75.10*^

Benzine (à 20") a, 21 =i,56. 10*^

Avec les mélanges de liquides, la résistivité diminue beaucoup et le pouvoir inducteur augmente.

151. Gaz. — L'objection relative au transport de Télectricilé par les molécules n'a plus ici la même importance, puisque la charge d'un condensateur à gaz se conserve longtemps. Faraday, malgré de nombreux essais, ne put constater aucune différence entre les pouvoirs inducteurs spécifiques des gaz ; M. Boltzmann et, plus tard, MM. Ayrton et Perry (*) y ont rèussi de la manière suivante.

Le condensateur de M. Boltzmann est formé de deux pla- ^aux métalliques parallèles A et B, placés sous une cloche, ^l garantis par des plateaux plus larges contre toute influence extérieure. Le plateau A est relié d'une manière permanente ^Upôle positif d'une pile de 3oo couples; le pôle négatif comïïiunique au sol et à une des paires de quadrants d'un élec- Ipomètre dont l'aiguille est électrisée ; le plateau B est relié 3 l'autre paire de quadrants.

L'aiguille est ramenée d'abord au zéro par la mise au sol du

j Ayrtojj et Perry, Mém. lu k Soc, As. du Japon^ Yokohama; 1877.

plalcau B pcndaul un inslanl ; quand on faîl ensuite le vide dans la cloche ou qu'on remplace l'air par un autre gas, il u produit une déviation.

Si V est la force i^lectromolrice de la pili^, K el K' les |iouvoirs inducteurs spécifiques des deux gaz, la différence de [lOtentiel entre les plateaux, qui était d'abord égale à V dam

la première expérience, devient dans te second casYsTrlM).

puisque la charge du plateau B reste sensiblement la mCme. En désignant par îV la variation de potentiel qui correspond à la déviation de l'aiguille, on peut écrire

Comme l'éleclromélre doit Ctrc 1res sensible pour ce genre d'observations, on détermine le potentiel V par la dévialioa que produit un seul couple.

Par rapport au vide, tous les gaz ont un pouvoir inducteur spécifique plus grand que l'unité, moindre pour l'hydrogtne que pour l'air. La variation de potentiel SV est donc négative quand on fait le vide sur un gaz ou qu'on remplace l'air pur l'hydrogène.

MM. Ayrton et Perry comparent, au moyen de la balance dw capacités (fig, a 17), un étalon à air avec un condensateur lamellaire formé de douze plaques entre lesquelles on pouvait introduire un gaz quelconque ou faire le vide.

752. Capacité de polarisation. — La cliarge d'un cyndensateui' '1 la polarisation des électrodes présentent une analogi' très étroite (182/. Toute quantité y d'électricité qui traverse U" voltamètre, sans y provoquer aucun dégagement apparent dl gaz, détermine entre les électrodes une différence de polen.* ticl e ; si on pose q = ce, le facteur r peut ûtre dcûni la capaciH de polarisation de l'électrode. Le procédé le plus simple puUt mesurer cette grandeur serait de mettre le voltamètre en rel« lion avec une pile de force électromotrice connue, inférieure maximum de polaiisation, puis de mesurer la décharge obleatK en fermant le voltamètre par un galvanomètre {'). Toutefois

(') Va,

;. t.. I. ci.xi, p.

CAPAaTES ET DIELECTRIQUES.

xpérience est complexe, parce que Téquilibre n'est pas insalané, à la charge ou à la décharge, et il y a une perte >table due à la dépolarisation par diffusion. M. Blondlot (*) évite cette cause d'erreur en commençant )r étudier comment s'établit la polarisation en fonction de i durée de la charge. Au moyen d'un interrupteur à pendule, met le voltamètre en communication avec une force électrolotrice donnée, pendant un temps très court, puis ferme le oltamètre sur lui-même par une résistance très faible, pour e dépolariser. La quantité d'électricité correspondant au couanl de charge est mesurée par un galvanomètre balistique. In faisant varier la durée du contact, on peut construire la ourbe des charges en fonction du temps. Cette courbe s'éève rapidement et, sans la déperdition, deviendrait bientôt lorizontale ; en réalité elle tend à se confondre avec une droite nclinée AL (fig. 228) dont l'inclinaison sur l'axe des abscisses

nw

'^présente la déperdition; l'ordonnée OK à l'origine mesure ^ charge vraie capable de donner aux électrodes une diffé- ^nce de potentiel égale à celle de la pile. L'expérience étant répétée avec des forces électromotrices friables, on peut construire la courbe représentative des barges en fonction de la force électromotrice. Si la capacité tait constante, cette courbe se réduirait à une droite passant îr l'origine; en réalité elle tourne sa convexité vers l'axe des

', Blondlot, Journal de Physique^ t. X, p. 277, 333, 434; 1881.

- iiaryes croissent plus vile que

- . ..-oofficienl angulaire de la lan-

. - 'uinl la capacité vraie ; on peut

f initiale la valeur limite de ce

r irrlromotrice tend vers zt^ro.

.•i»M lies deux électrodes représente

-... .. -tablil entre les forces électromo-

:vcniai renient égales, des deux élec-

'^i la surface d'une des éleclrodes

.lie infinie par rapport à Tautre, on peut

IV f .le la première et, par suite, sa force

.iiact n'est pas modifiée; la différence

■ lurs la variation de la force élecfromo- -: .i\ seconde. En prenant cette dernière

■ .înne anode ou cathode, c'est-5-dii*e en la ^. .it' ou d'hydrogène, Texpérience donne la . . a capacité initiale; celle-ci est donc indé-

.. .> if la polarisation. Si on compte les force» . ^ i .es charges correspondantes comme posi- . . ^ •* >uivant que l'électrode active est elie-inème .,.^if. on obtient deux courbes qui se raccordent ...ttii* on le voit dans la figure 2r'.().

iiontre que la capacité d'une électrode déter-

Fijr. say.

^ .1 pouil «|ue (le la différence de potentiel qui ex'^

,A cuvlrode ri le liquide en contact et non de

CAPACITÉS ET DIKI.ECTRIQUES. 535

ure du liquide : c'est Textension à une surface solide en itacl avec un liquide de la loi signalée plus haut (196) jr le mercure. La courbe de la figure 229, relative à Tcau (lulée par Tacide sulfurique, convient donc pour tout éleclyte donnant de Thydrogène et de Toxygène. ^ur démontrer cette loi, M. Blondlot place les deux élec- (les dans des liquides différents, séparés par une cloison •euse. Les forces électroniotrices de contact étant inégales, système constitue un couple ; mais quand on ferme le ciri jusqu'à ce que le courant devienne nul, la polarisation a îcisément pour effet de ramener h Tégalité les chutes de enliel de part et d'autre. Si Tune des électrodes est très inde et reste sans altération sensible, la capacité initiale la petite est alors la même que lorsqu'elle est plongée dans môme liquide que la grande. Si les électrodes ont des sures égales, M. Blondlot démontre que leurs capacités sont iles en s'appuyant sur la remarque suivante. 5oit ^, à un instant donné, la différence de potentiel entre eclrode et le liquide en contact; pendant le temps dt, celte rérence éprouve une variation totale

de , ôe , /ôe ôe dq\

de=i — dt-^ — dq = [ — -^ / ) dt.

ôt ôq '■ \dt ôq dt J

e premier terme correspond à la dépolarisalion spontanée 'diffusion, le second au passage d'une quantité dq d'élecilé à travers l'électrode. Si on remarque que la dérivée

Uelle -T- représente l'inverse de la capacité et -J- le couôq * dt

t« qui traverse l'électrode, on peut écrire

de

Hiand on ferme le couple sur lui-même, il se produit un iï*anl très faible et qui finit par devenir constant ; on a alors ^ o et on peut écrin*, pour chaque électrode,

ôe i Oc i

Si les capacités c et c' sont égales, comme le veut la loi, il résulte des équations précédentes

ôt

ijuand on interrompt le circuit, la somme algébrique des deux forces électromotrices doit donc rester constante; en d'autres termes, ces forces électromolrices varient de quantités égales et de signes contraires.

On peut s'en assurer par une expérience directe, en reliant chacune des électrodes respectivement à l'armature intérieure de deux condensateurs identiques réunis par leurs armatures extérieures. La communication étant établie entre Tarniature extérieure commune et le liquide qui entoure les électrodes, par l'intermédiaire d'un galvanomètre ou mieux d'un élec- Iromètre. on rompt le circuit dans lequel le couple était intercalé. Si les deux électrodes sont égales, Taiguille reste immobile, d'où résulte que les armatures éprouvent des varialions de potentiel égales et de signes contraires : l'aiguille est déviée dans un sens ou dans l'autre dès qu'il existe une différence sensible entre les surfaces des deux électrodes.

Remarquons, en passant, que l'équation (i) fournirait un procédé pour mesurer la capacité c de polarisation. Le voltamètre étant relié à une pile de force électromotrice inférieure au maximum, on mesurerait le courant/ de dépolarisation et,

de après avoir n>mpu la communication, la déperdition — de la

force ôieclromotrice par un électromèlre.

Les expériences de M. Bouty »* ont été faites par une méthode ditTôreule. Un voltamètre de résistance r est intercalé dans un circuit renfermant une force électromotrice E trcj^ grande par rapport au maximum de polarisation et dont la ivsistancc U est telle que le courant reste très faible et sensil>lement unilorme. A la fermeture de ce circuit, le courant est U et la ditTèrt^nce de potentiel des électrodes du voH»ïuètïv a pour expression

CAPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 537

Au bout du temps /, la polarisation est devenue e et la difrence de potentiel des électrodes V ; on a alors

î ''-^ AT R

Par un mouvement de pendule, on ferme d'abord le cirlil principal; aussitôt après, le pendule relie les électrodes IX armatures d'un condensateur, pendant un temps de quelles centièmes de seconde suffisant pour établir l'équilibre, et pèfe le môme contact un certain nombre de fois, à des inrvalles t, par chacune de ses oscillations. La capacité y du •ndensateur peut être négligée par rapport à celle du voltaètre; on détermine la différence de potentiel initiale Vo et valeur V au bout de temps (= n-, soit par compensation, il par un électromètre.

Le courant de décharge se mesure d'une manière analogue, î voltamètre étant fermé par une résistance R, on détermine » différences de potentiel décroissantes Vo, V|, ..., V« aux oques o, T, ..., /it, d'où Ton déduit les polarisations corresndanles ^o, ei, ..., en. Si c',^ désigne la capacité pendant un

s intervalles t, où la polarisation moyenne est -^^^ -t

7 la décharge qui en résulte, on a

q' — f-''.x{en — en-\) —

! ' ^« - < ~T~ ^ll-ir I

R 'y\ca—en i) R/7«

' rapport/;,! représente la vitesse moyenne de dépolarisalion 9tive dans cet intervalle.

La décharge totale est

Pour un certain nombre de dissolutions d'acides, de bases, des sels en fusion, quelles (|ue soient la distance et la forme

des électrodes, la polarisation varie avec le temps suivant une loi hyperbolique et on peut écrire

At lot

i-hBt c(i4-B/) 6(n-Br)

La quantité Q est le débit du courant initial pendant le temps t et le facteur c représente la capacité initiale du voltamètre. On voit ainsi que la capacité apparente f(i -h B/) croît avec le temps; le facteur B est d'ailleurs une fonction linéaire du courant initial lo.

Si Ton désigne par S| et S2 les surfaces des électrodes, par Kj et K2 leurs capacités respectives par unité de surface, la capacité du système, considéré comme un condensateur en cascade, a pour expression

c K| S| K2 bj

On peut déterminer séparément les valeurs de K, et deKj en faisant Tune des surfaces très grande par rapport à l'autre. Ces deux quantités sont d'ailleurs égales, comme l'avait observé M. Blondlot, et conservent la même valeur K quel que soit le rapport des surfaces Si et S2.

Si les durées de charge et de décharge sont très petites, le débit est le môme de part et d'autre; les capacités c et c' ont donc des valeurs égales. Si le temps de charge a une durée notable, la décharge devient plus lente et la capacité efficace des électrodes augmente avec le temps. Toutefois, pour des électrodes de platine, à moins que le liquide ne renferme des traces d'un sel de platine, la quantité totale Q' d'électricité restituée reste sensiblement égale à la charge primitive Qil n'en est plus de même dans le cas où les électrodes sont situées dans un liquide qui peut les altérer.

Pour le mercure, la capacité a été déterminée avec un électromètre capillaire, soit par le quartz piézoélectrique, soitpsiî la variation de potentiel produite en reliant l'électromèlre à un condensateur; on a ainsi étudie les lois de variation du phénomène (613). Dans l'eau acidulée au dixième, la capacité à surface constante serait d'environ 28 microfarads pai

CAI'ACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. 539

^nliuiÈlre cnrré et la capacilé initiale de i4o micro farad s.

La polarisation des éleclrodes en plaLine varie beaucoup

livec la richesse de la solution et les traces de matières étran-

KÈres qui existent dans le liquide ou à la surface du métal ; il

^*ëstdonc difficile d'obtenir des nombres bien d6iinis.

La capacité croit généralement avec la température. Pour àes solutions d'«ro/a/t' de soude renfermant de u,ou à 2 équivalents de sel par lilrc, la capacité initiale d'électrodes de platine, rappporléc au centimètre carré, serait

153. Accumulateurs. — Le courant secondaire produit par a réuniou de deux électrodes polarisées est en général assez aibleet diminue rapidement, fi moins que la polarisation ne loit entretenue par une cause étrangère, comme dans le coulée (le Grove, où les lames de platine sont placées respecti- Ifement dans l'oxygène et dans l'hydrogène.

La capacité de polarisation peut devenir très grande avec ECriains métaux, quand les réactions chimiques, au lieu d'être limitées à une mince couche superficielle, ptjnètrent davantage El mettent enjeu des masses importantes.

Planté (') a étudié la plupart des métaux, it ce point de vue, elcoDstruit une pile secondaire capable de produire un grand débit d'électricité. Ceslravauximporlanlsontété l'origine des appareils aujourd'hui très répandus dans l'industrie sous le Boni à'acciimulaleurs électriques.

La disposition qui convient le mieux consiste h employer deux lames de plomb parallèles et très rapprochées plongeant ilans une dissolution d'acide sulfurique; la force électromotrice maximum de polarisation est supérieure à 2 volts. Une propriété importante est que la capacité de polarisation augnente de plus en plus à mesure qu'on forme les accumulateurs, c'est-ii-dirc qu'on les charge et qu'on les décharge un |Jas grand nombre de l'ois, de manière h l'aire pénétrer plus profondément l'action oxydante du courant primaire, en raison delà porosité exceptionnelle des dépôts galvaniques.

On peut accélérer beaucoup la formation des couples en

2 el I. xcv,

couvrant les lames de plomb, ou remplissant des cavités ménagées dans le métal, par une couche de minium. Celte idée paraît due à M. Faure; on est arrivé par difTérentes dispositions à résoudre la difficulté d'établir Tadhérence entre les lames de plomb et le métal qui provient de I*oxyde réduit.

Planté a reconnu aussi qu'une élévation de température active la formation des couples, mais il obtient encore plus rapidement le même résultat en plongeant d'abord les lames de plomb pendant un ou deux jours dans l'acide azotique très étendu. Une perte de poids très faible suffit pour que le métal éprouve une sorte de décapage, qui doit augmenter sans doute sa porosité et facilite la pénétration ultérieure de l'oxydation produite par le courant primaire.

Dans d'autres cas, comme pour les accumulateurs Laurent- Cély, la lame de plomb forme une sorte de grillage dont les cavités sont remplies par des pastilles de chlorure de plomb. En réunissant ces plaques avec une lame de zinc dans une liqueur acide, le chlorure est réduit et laisse un plomb spongieux très propre à une oxydation ultérieure. On a trouvé aussi avantage à remplacer le plomb pur par un alliage renfermant d'autres métaux, tels que l'antimoine.

Quel que soit le mode primitif de construction, lorsqu'un accumulateur formé est polarisé à refus, l'électrode qui devient positive dans la décharge porte une certaine quantité de plomb peroxyde et l'électrode négative une couche équivalente de plomb poreux. Le couple étant fermé, l'électrode positive se réduit, l'autre s'oxyde ; la force éleclromotrice du couple secondaire conserve une valeur constante pendant la plus grande partie de la décharge et diminue ensuite jusquà ce que la dépolarisalion soit complète.

Il y a inlérôt, dans la pratique, à n'utiliser que la première partie de l'opération, celle qui correspond à une force électromotrice constante ; on procède alors à une nouvelle charge de l'accumulateur. La force électromotrice nécessaire à w charge est plus faible quand on groupe les accumulateurs en batterie, pour les réunir ensuite en série, mais la manœuvre (les connexions est alors compliquée, sans aucun profit sur 1^ travail dépensé ; les électromoteurs mécaniques permettent de supprimer ces manipulations.

CAPACITÉS ET DiÉr.ECTRIQlES. 51 1

754. Réactions chimiques. — L'analyse des rOnclions qui A lieu dans un accumulateur est assez délicate. Pour la icharge, l'idif'e la plus simple est d'admettre ce qu'on appelle double sulfatation, c'est-à-dire que l'électrode positive ren- Ume du bioxyde de plomb PbO^ et qu'il se foi-me simplement sulfate sur les deux électrodes, conformément à l'équation

)) Pb-*-Pb0=-i-2S0'H^ = 2.S0*Pb + aH=0.

La somme des quantités de chaleur dégagées par cette réacloii correspond, en effet, à i*,93 et représente sensiblement

force électromotrice de l'accumulateur ('), La petite difféince peut tenir à ce que le couple se refroidit (T32),

Le passage d'un coulomb (653) enlève Bb"". i ,oi)6. i n-- d'oxy- 4ne au peroxyde et fait intervenir sur chaque électrode une nasse de [tlomb égale à

I o:)if,5. 1 ,o36. lo-^ = iB',07 1 a, lo-a.

11 en résulte que la quantité d'électricité correspondant h : kilogramme de plomb total serait

iiloi

jrgic dispo-

iSila force électromotriee est de 2,1 volts, lé

îble par kilogramme de plomb engagé est de

467000.2,1 ^^ 981 000 joules.

Le travail d'un watt-beure exige donc que la réaction ait

!U sur ^,67 kilogrammes de plomb.

Dans une pile qui consomme du zinc, la quantité d'élec-

icîlé par kilogramnie de métal est augmentée dans le rap- ^rtde 3. io3,5 à 33. Si la force électromotrice est de 1 ,^ volts, bmme celle du couple Bunsen, le rapport de l'énergie dispo-

iible à celle des accumulateurs, pour une même quantité de taiètal dans tes deux cas, serait

207 '.ii g 3g 33 2, i ~ '

(') Tmiiewow, C. H.di VAcud. detSc. t. C, |i. 115S; inSS,

MKSl.HES KLKCTIMOn.s

couvrant les hnnes de plomb, ou rempli irées clans le métal, par une couclu* [laraîl duc à M. Faure; on est arriv< lions à r«''SOudre la difiicullé d'élal., lamrs de plomb cl le métal qui \n\)\

Planté a rcronnu aussi qu'un»active la tbnnation des couples, rapidement le même résultat er de plomb pendant un ou deu très étcMulu. Une perle de p'^ métal éprouve une sorte dt sans doute sa porosité et r.i.

Toxydation produite par !<

Dans d'autres cas, conn (lély, la lame de plomb cavités sont remplies p;j Kn réunissant ces plai.

liqueur acide, le cldoi • gieux très propre ;i aussi avantage à n»».

lermant d'autres ni'

(juel que soil '

■i' - \ il SCS ([111

;::in" il.- |H»I«.' po-

. '•'•n«.- rlnniique soil

ît'iilcs ont été pro-

riiple. l'action (lelV

sel puce de plomb:

lionne avec le niiniiim

ion (3), la décomposilion ■- -iu peroxyde sur la plaque ■t négative :

= jPb0'^-f-2S0»IK U--t-:JHH)4-5Pl,.

accumulateur lor vient positive il.

de plomb penn valentc de jibpositive se im ■ couple seri.

plus grand ce que In Il y a i partie dmotriei de Tai chari:

baltr

des -^-^»

Ira de

. :: >ur chacune des électrodes ^ - . • ::> s'expriment alors en n- -- .:e la première équation et 311-

: aurait aussi, à la charge.

- 0 = ;iPb0='-^-2S0•lI^ • SO-ii- + II=îO-i-Pb-.

^ •><.> ; i sens contraire, représcnlfiil ^ .• cJt.irire.

- •-.;.: principale correspond à une . i..:r> oiTets assez complexes i^'

?itfi<i^iilt*iil^ — Los qualités d'un accum"" . ;ua:i.i le courant de décliart:ei*>'

• > ' \l.Vl. p. 3i»î: 1880.

aVPACITKS ET DIKLECTBIQUES.

rop inlense, ou i^u'on épuise trop loin la charge, ou encore |u'on abandonne les appareils pendant quelque temps sans es meltre en service.

A part cette question de durée, qui est la plus importante, ï faut aussi que la capacité soit assez grande. Dans les expériences faites par la Commission (') de l'Exposition de 1881, SS accumulateurs du système Faure disposés en série et peint chacun ((■Î''i7 ont donné fjijjtioo coulombs, comme débit file d'électricité, avec une force électromotrice de a,i volts ir couple. Le débit par kilogramme du couple est donc 61^600

; t4 >79 coulombs

3,94 ampères-heure,

(i l'énergie disponible i^ 1-9.2,1 := agj"*» joules. L D'après l'équation (a), le poids de plomb engagé dans la llaction serait environ o,o3 du poids tolal, l Si on admet que le plomb entre pour les deux tiers dans le wids du couple, la capacité serait de aiatir) coulombs par ^logramme de plomb, ou de 5,yi ampères-heure, c'est-à-dire tsTiron o,o43 de la valeur Ih^oiique.

f Planté a obtenu dans certaines expériences jusqu'il 17,16 amwes-heure par kilogramme de plomb. Pour le même rapport Iptrele poids du métal et celui de l'appareil, ce dernier nombe correspondrait à 11, Ji ampères-heure par kilogramme naccumulateur. L'a poids total de 4><^ kilogrammes serait Mors capable de produire un kilowatt-heure. On arrive prati- Ruementà des résultats encore plus avantageux avec tesaccu- SBulaleurs industriels.

L On n'a guère de renseignements sur le travail que les piles navent produire utilement. Duboseq. qui en avait une grande Mpérience, estimait qu'avec 100 couples Bunsen, on obtient ubel arc pendant i5 heures, h la condition d'employer 5o couples pendant le premier tiers du temps, So autres pendant le second tiers et les loo couples par deux séries de 5o en batterie pendant le dernier tiers.

^ Comme le courant est d'environ i5 ampères, l'énergie totale irnie par la pile est

5o. l'.S. rj". i5'*;= 3,oa5 kilowatts-heure.

iT, PoTiEn et Tresca, C. fl de VAcad., I. XCIV, |

Chacun des couples pèse environ 6 kg., soit un poids total de 600 kilogrammes ; il faut donc 3oo kilogrammes de pile par kilowatt-heure. A ce point de vue, les accumulateurs auraient une grande supériorité sur les piles.

Ënfm Taccumulateur ne restitue qu'en partie, pendant la décharge en service régulier, l'électricité et l'énergie qu'il a reçues pendant la charge. Les accumulateurs étudiés par la Commission avaient absorbé 694 5oo coulombs, pour en restituer seulement 619600, de sorte que le rendement en électricité était 0,89.

Da'utre part, si E,I, R désignent la force électromotrice, le courant et la résistance d'une batterie pendant la charge Q, et E', r, R' les mêmes quantités relatives à la décharge Q, lénergie dépensée dans le premier cas est W = Q(E-hIR) et l'énergie restituée W'=Q'(E' — l'R). En faisant abstraction des pertes qui correspondent à réchauffement des résistances très faibles R et R', le rendement en énergie est

wq; e;

On doit remarquer encore que la différence de potentiel entre les électrodes est plus grande à la charge qu'à la décharge ; si l'on fait E = 2^,20 et E'=: P ,85, le rapport des forces électromotrices^est 0,84. Dans le cas précédent, le rendement en énergie serait donc

Dans la pratique industrielle, le rendement en électricité peut atteindre 0,97 et même 0,98. Le taux de ce renderaeni présente le plus grand intérêt ; toutes les pertes d'électricité' correspondent, en effet, à des actions locales et à une destruction continue de raccumulateur.

(Juant au rapport des forces électromotrices, il varie avec les conditions de l'expérience. Si la charge est lente et le courant de décharge assez faible pour que la résistance de 1 accumulateur lui-même ne joue pas de rôle important, ce rapport peut être de 0,90. 11 en résulterait que la valeur maxiitiun^ du rendement en énergie ne dépasse pas 0,98.0,90 = 0,88.

GVPACITÉS ET DIÉLECTRIQUES. MS

MM. Caillelet el Collardeau ( ' ) ont employé, pour former les iiectrodes polarisées, de la mousse de platine enfermée dans despochcUes de soie. Le couranl secondaire est alors plus intense qu'avec des lames métalliques et la force éleclromotrice initiale est égale à i^'.S; toutefois la capacité n'est pas 1res grande et la décharge s'arrête assez rapidement, . Si le voltamètre est soumis à une pression croissante, la ehutedu courant est moins rapide, et le débit total augmente. A partir de aS atmosphères, le courant présente même un Rssaut après la première chute et se maintient uniforme pendant quelque temps. A la pression de 58o atmosphères, la force électromotrice de régime régulier est d'environ i* et U durée du courant uniforme peut altcindre une vingtaine ie minutes. Dans ces conditions, 1» capacité du platine est de r6 ampères-heure par kilogramme et la décharge immédiate lonne un rendement électrique de gà à 98 pour 100. On pourlit ainsi réaliser des accumulateurs à gaz condensés, mais a charge se conserve mal à circuit ouvert.

Le palladium métallique n'a également qu'une capacité très hible, sans doute parce que l'anode n'absorbe pas d'oxygène. Juand on l'emploie à l'état de mousse, il présente le mâme iïractère que le platine, à part le ressaut du courant; à la lession de tioo atmosphères, la capacité atteint 176 ampères- Bure par kilogramme. La mousse d'iridium ainsi que l'or fécipité jouissent de propriétés analogues, à un moindre egré; les phénomènes présentent la môme marche.

Les autres métaux sont attaqués; il se produit alors des bénomènes chimiques, comme pour le plomb, et l'accumu- Ition d'électricité n'est pas influencée par la pression. iLes propriétés du platine et du palladium correspondent 'ailleurs, comme la montré M, Bertheiot, It de véritables Bmbinaisons définies de ces métaux avec l'oxygène et surlutavec l'hydrogène.

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