‹ Leçons sur l'électricité et le magnétisme (volume 2)Chapitre 130 sur 165 · DI I · texte numérisé non relu

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mr les deux dernières colonnes, la distance explosive est u près proportionnelle au carré de la différence de potenusqu'à 8000 volts, et croît ensuite moins rapidement. 1 voit encore, à part les premiers nombres, que la dislî explosive augmente d'une colonne à la suivante. Pour o volts ou 5o unités éleclroslatiques, cette distance dans les rapports de i à 3,3o et 3,68. 4. Nature du gaz. — Les courbes de potentiel explosif pré- ;nt la môme allure dans les autres gaz, tels que Vacide onirjue, \ hydrogène et le gaz d'éclairage. Les résultats nus par comparaison a\-ec les étincelles dans l'air, à l'aide dérivations équivalentes, ne présentent pas beaucoup de

électrostatiques ou des appareils d'induction ne doivent p correspondre à des potentiels beaucoup plus élevés.

On conçoit d'ailleurs que la décharge d'un corps électri finisse par être indépendante de la dislance des conducteui qui l'entourent. La longueur des éclairs, par exemple, n'iii pitque pas que le potentiel des nuages soit hors de proporiio. avec ceux qu'on réalise dans les laboratoires.

183. Électrodes de formes différentes. — Entre deux sphèm dont l'une n'est pas isolée, le potentiel explosif est sensiblement le même, pour des dislances modérées, quel que soit le signe de celle qui communique au sol.

Toutefois, dès que les potentiels deviennent plus élevés, il est manifestement plus difficile de conserver les charges négatives et l'électricité ne tarde pas à s'échapper sous forme d'jigrettes avant de produire une véritable étincelle.

La loi des distances explosives est ainsi modiliée par le seul fait du changement de signe des électrodes.

Les différences deviennent encore plus grandes quand \ti électrodes ne sont plus symétriques. Entre une poinleet ui plateau, par exemple, la distance est plus grande, pour de potentiels inférieurs h lo, quand la pointe est négative el, poi des potentiels plus élevés, quand la pointe est positive.

On peut ainsi constituer de véritables soupapes éteclriqw qui laissent passer la décharge dans un sens et l'infcrromp' dans le sens opposé.

En employant deux paires d'électrodes A et A' sur le mier conducteur, B et B' sur le second, telles que A soient des pointes ou des sphères de petit diamètre. A' des sphères plus grandes ou des plateaux respeclivemen même distance, la décharge franchira l'un ou l'autre de^ intervalles et passe ainsi d'un côté ou de l'autre quaj permute les signes des électrodes.

L'expérience est facile à réaliser avec les bobines d tien quand la distance considérée est assez grande pou rompre l'une des décharges induites.

On a vu déjà que, pour des distances noiables ent sphères, le potentiel explosif diminue rapidement ^ diamètre. Le calcul relatif aux sphères cesse I applicable parce qu'on doit les porter par dsff/Q

MESURES ELECTRIQUES.

ques-uns des résultats ainsi obtenus sont indiqués dans la figure 287, où les ordonnées représentent les potentiels en unités électrostatiques, et les abscisses les pressions en ceotimètres de mercure, les courbes étant relatives à différentes distances explosives. Plusieurs conclusions s'en dégagent:

1° Pour des potentiels inférieurs à i, ou 3oo volts, aucune étincelle n*a lieu, quelles que soient la distance et la pression.

*i A mesure que la distance explosive croît, la pression critique X3 diminue, mais le potentiel correspondant augmente.

3° Pour de petites distances, telles que o<=,ooi, le potentiel

change très peu pendant que la pression varfe entre des limites très écartées.

4" Enlin, et c'est là le phénomène le plus inattendu, deux courbes quelconques ont un point d'intersection. A la pression de 5'', par exemple, le potentiel explosif est plus faible pour des étincelles de 0^,01 que pour celles de 0*^,001.

Ce résultat a été confirmé directement par M. Peace en employant un plateau légèrement convexe. Au voisinage de la pression critique, les étincelles laissent leur trace sur le vàktal par un anneau circulaire autour du point qui correspond à la moindre distance.

5"" Il est naturel de chercher si la distance explosive qui

DbCIlARdES Él.ECTRIQLLS. 623

irrespoiidàla pressioo critique est en relation avec quelque Are propriété des gaz, par exemple avec le libre parcours byen des molécules, mais ce parcours est en raison inverse la pression, tandis que la distance explosive considérée Oit plus rapidement; elle est d'ailleurs d'un ordre de granttir tout dilTérent. comme on le voit par les résultats suiints où le libre parcours moyen a été calculé en adoptant ^,1 pour la pression de 7(1'.

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Au-dessous de la pression critique, la résistance du gaz Ugmente rapidement, au point qu'il devient difficile d"y proluire des étincelles, et l'électricité ne traverse pas le vide jbsolu. Cette propriété importante, dont on pourrait déjà fouver l'indication dans des expériences anciennes, paraît fVoir été démontrée d'abord par Masson ('); elle a été conirmée depuis par différents observateurs, à mesure que les rocédés de raréfaction se sont améliorés.

Il est intéressant de remarquer que si le potentiel explosif 6nlinuaît de diminuer avec la pression, au point que le vide

evint bon conducteur de l'électricité h la manière des métaux,

i théorie de Maxwell exigerait alors que les espaces inter-

bnétaires soient opaques h la lumière.

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