Expériences de M. Crookes
assez faible, de l'ordre du cenlièn encore, pour que l'espace noir occi.
les phénomènes ont des caractè:
étudiés par M. Crookes.
Le fait capital est que la catht direction normale en chaque pt invisible qui jouit de la propri phosphorescents les corps qu soit la position de l'anode. ( droite et on peut les traduir cathodiques y sans faire auci-
S'il n'existe pas d'écran paroi opposée du tube prei le cristal et bleue pour lede la croix de Malte ^ réa' cette propagation rectili porte h Tune de ses e\\ disque vertical qui sert dée latéralement, est ?
autour d'un axe hori* ombre se projette en la portion qui l'en une modification pa
. t ^ doit être
lie à contrAler.
• k-s, elle existe Ci
.e platine, mais elle
Crookes obtient k»
n&poole sphérique oi
métalliques appli-
de matériel émane
ili Mmvel ordre, rend . Si on pbce
À aileltes de mica qû et disposé de
seules sur le titjcl
mouvemeal
de projecUles.
«a mdiamèfare et que
psff les chocs ou r la vitesse dn
've corres-
phère, la :ii donne
s>e des molécules
. ce qui correspond
x: dont seraient ani-
.;i lliéorie cinétique des
. Un tel échauffement
nncmcnt, pour expliquer
Ml- si la matière radiante em-
iirii:alive dans son mouvement
> de M. Crookes à ce sujet ne
. La distribution des potentiels
par des sondes électriques, con-
«• résultats curieux, mais Télcctri-
:nii(*rc elle-mônie apporte dans les
•«■ur inconnue; il semble bizarre, en
" métal frappé par les rayons calho-
Mjiliel positif.
\rr par M. Perrin{') paraît plus corrode.
mIo C (fig. :'-4vÀ terminée par un petit
liidre métallique B dont la base est percée
l'Acad, des se, l. CXXI. p.Uao: is'Jô.
d-tine petite ouverture et qui sert d*anode. Dans rinterieurde ce cylindre est un second cylindre B' dont la base opposée à la cathode porte également une petite ouverture en face de la première. Le fil &' du cylindre intérieur communique avec un électromètre à feuilles d'or; le fil b de l'anode est relié au sol et à la cage de Télectromètre. L'électricité négative émanant de la cathode et passant par l'ouverture de l'anode peut ainsi pénétrer dans le cylindre B\ qui se charge à la manière da cylindre de Faraday. L'expérience montre, en effet, que Télectroscope indique un potentiel négatif.
Enfin, et c'est là une propriété dont l'importance a beaucoup augmenté depuis quelque temps, les corps rendus phosphorescents par les rayons cathodiques deviennent eux-méines des sources d'émission analogue. Avec un tube recourbé plusieurs fois à angle droit, M. Goldstein (*) a constaté que
iJ
Fig. 24 »•
si l'un des angles est sur le trajet direct des rayons cathodiques, il provoque ensuite la phosphorescence sur l'angle opposé, lequel agit à son tour sur le suivant.
795. Vitesse des rayons cathodiques. — Par une méthode analogue à celle qu'il avait déjà utilisée pour les déchaînes, M. J. J. Thomson (2) a essayé de déterminer si le rayonnement cathodique se propage avec une vitesse appréciable.
L'dmpoule, de forme cylindrique, est entièrement noircie à l'exception de deux fentes à quelque distance Tune de l'autre sur une môme génératrice. Ces fentes s'illuminent par phosphorescence et on les observe dans un miroir tournant a six facettes, afin d'augmenter les chances de visibilité.
Avec les bobines excitées par des courants interrompus, les images des deux fentes paraissent comme des rubans lumi-
(») Goldstein, Wied. Ann., t. XV, p. 246; 1882.
(2) J.-J. Thomson, Ph. Hag. [i], t. XXXVIII, p. 358; 1896.
.'-^ii^itts vnriubU's .i;;: •■(■ y v>,-,-... ■.; .'.i >- L-?s résultats sont ir.i':. !.•■.;;> .;;.-v.!.l »
-.' l'rimairt' la ilivluvi;;.- li.- .'..•■.;\ .»ii. 1 . .r til scconiUuro i>i'ul ;«l.'r- .U'iu-.ri il.-. ■! II...
- . : àvec le luhc jin'-ri'iliMil, !<••. iiti.n;. nul uni n>
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.r -rrre il'urane qiio ia |>lii»|iluu<'>.ii'mi' ■. i li miI ■■ . 1-711--: rt «juc les l'ilcts snul jilus iicl-.
- •■ -I. - à niontrû qu'il existe nuv ^ ih'-.,-.!- niiiiiili">lt ili> -.1 :ivM. Thomson i''v;iliii' ;i '.m-. Si rmi nilnii I
-T— . . rrt-ipondc au lrans|i(irl. rrrl tirs iintlii uli-i.
.- ',^ — r. K-rUin conduimit fi un (''rhiinlIVnirnl ili'j
■ .:-.■-- ..- : - millions iledijjfn'-s juir sfcunilf. m'uuII,,!
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- I . „-:.: -a conclure r)u'une tn'-s riiilih*. |iiii'ti<' ilii
- :r : - -.L . -vfcmenl électrique.
-^ : - : -r li.-iérer les choses il'iin aiiln; |mtiit. 'l^^
^ — .- :i.i --r : -n aloni*: d'hydrogène, f s» vil<-.::;c,
1 - - - ~ . .- -: V le potentiel corn'S(iuud!i ni, I 'm n/n-
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1 ■" . . '. ■■ . -.■7-:îrji:ité «Il m«;snn-s ''Ifff.tro/f.îi/n'- ■wS -.-;*.-- .:rr ; I;y'iro^':Ii';, d«; iOrl>: 'pj'; Ir r;ip
DECHARGES ÉLECTB1QIE9. 641
si, proiège le champ siliié en face de la fen^li-e contre toute «ctioD électrique. La tubulure latérale / communique avec ta pompe et on fait le vide au point qu'il se produise à l'exté-i Tieur des étincelles de M dans un excitateur à boules.
Pendant les décharges, l'air s'illumine d'une lueur bleuâtre près de la fenêtre en produisant de l'ozone ; le phénomène paraît être une diffusion de rayons émis par l'aluminium .
Les corps phosphorescents placés en face deviennent lumineux et avec des caractères différents de ceux qu'ils présentent sous l'action des rayons ultra-violels ; la phosphorescence du spath, par exemple, est beaucoup plus durable.
Ce rayonnement se propage en ligne droite, comme la lumière, et l'énergie des effets produits est en raison inverse du carré de la dislance: il est absorbé par les gaz en raison de leur densilé absolue, quelle qu'en soit la nature, et par tous les milieux à des degrés dilTérents; une lame de quartz de o"""",:"! d'épaisseur l'arrête, mais il traverse les feuilles métalliques minces et le verre paraît aussi transparent que l'aluminium ; il jouit encore de la propriété singulière de décharger les corps électrisés.
En collant sur la fenêtre un second tube à gaz raréfié dans lequel on a plac(!' une fente et une plaque phosphorescente, on constate aussi que les rayons sont déviés, au moins en partie, par un champ magnétique.
Les rayons ainsi transmis dans l'air ont enfin des actions photographiques et, à ce point de vue, l'absorption exercée par diiîérenls corps est de même ordre que pour les effets de phosphorescence.
ÉUctr. et Magn. — il. 4 1
LesrésuiUts obtenus par M. Lénard semblent se rapporter h un phénomène complexe ; ils n'ont paru d'abord, comine ils étaient dans la pensée de l'auteur, qu'un développement des recherches de M. Crookes sur les rayons cathodiques et b complication des appareils ne permettait pas de répéter facilement les expériences ; en réalité on y retrouve la plupart des faits auxquels la belle découverte de M. Rôntgen a douoé ensuite un si grand retentissement.
797. Découverte de H. Rôntgen. — En renfermant une ampoule de Crookes dans une enveloppe de papier noir, opaque aux rayons ultra-violets, M. Rôntgen {') eut l'occasion d'observer que l'excitation de l'ampoule était encore capable de provoquer, dans l'obscurité complète, la phosphorescence d'un papier recouvert de plati no-cyanure de baryum etde produire des impressions photographiques.
L'ampoule de Crookes émet donc au travers de ses parois des rayons particuliers, que M. Rôntgen a appelés rayon X, et qui se distinguent des rayonnements ordinaires par ud grand nombre de propriétés.
Aucune considération antérieure, par exemple, ne permettait de prévoir l'ordre d'opacité ou de transparence des diffé' rents corps pour ces rayons. Ils traversent facilemeat une plaque d'aluminium de i5""" d'épaisseur, une planche de bois, un livre de looo feuillets, tandis qu'ils sont arrêtés par des plaques de plomb ou de platine. Les muscles sont transparents et les os relativement opaques, de sorte que le squelette de la main se dessine nettement dans l'ombre projetée sur un écran phosphorescent ou sur une plaque photographiijue. C'est cette expérience surtout, dont la chirurgie et te médecine ont tiré profit, qui a popularisé la découverte.
Certaines propriétés étaient encore plus inattendues. Ainsi, les rayons X n'éprouvent aucune réfraction appréciable dans des prismes d'eau, de sulfure de carbone, d'aluminium on d'ébonite ; ils ne subissent pas la réflexion régulière, ni ^ diffraction, et on n'a pu manifester aucun phénomène de polarisation ou d'interférence. A l'inverse des rayons calhodiqu» dont ils proviennent, ils ne sont pas déviés par un cbttBf
DÉCHARGES ÉLï:CTniQL*K}^. 643
magnétique, mais ils sont encore capables de décharger un eorps électrisé. Ils paraissent enfin avoir pour origine la surfilce du tube frappée par les rayons cathodiques et leur action est ensuite en raison inverse du carré de la distance.
M. Rônlgen était donc autorisé à conclure que les rayons \ sont d'une nature spéciale, indépendante des rayons cathodiques qui leur ont donné naissance. L'absence de diffraction sensible conduit à penser que la longueur d'onde de ce rayonnement particulier est très petite par rapport à celle des rayons lumineux ou ultra-violets ; certaines formules de dispersion, étendues à ce cas extrême, ne seraient pas non plus incompatibles avec l'absence de réfraction.
798. Propriétés des rayons X. — Cette élude nouvelle a donné Heu i\ un grand nombre de travaux, dont nous nous bornerons ;\ signaler les principaux résultats.
Un premier fait bien établi est que le rayonnement a son origine sur les corps frappés par les rayons cathodiques, soit que ces corps deviennent phosphorescents, comme les parois de l'ampoule de verre, soit qu'ils ne manifestent aucune propriété analogue. Pour diminuer l'étendue de la source rayon- Daote, on a d'abord terminé la cathode par une calotte sphérique dont le centre de courbure est sur la surface de l'ampoule, mais cette disposition a l'inconvénient de provoquer assez vite la fusion du verre. Il est plus avantageux de placer une lame de platine ou d'aluminium au centre de courbure de la cathode. Cette lame reçoit les rayons cathodiques sous «ne inclinaison de 45" et son maximum de rayonnement total a lieu aussi dans une direction voisine de 45". Avec des lames de très petites dimensions, la source peut être assez réduite pour donner des images très nettes ; c'est ce que l'on appelle des tubes focas.
Des observations très précises, sur les photographies obtenues par des rayons X ayant traversé deux fentes successives, montrent que l'élargissement de l'image par dilTraction serait manifeste si la longueur d'onde était seulement de oi',oo5 ou 4o fois plus petite que celle des dernières radiations ultraviolettes. La propagation rectiligne est donc beaucoup plus pure que pour la lumière.
Un n'a pas constaté non plus de réllexion appréciable. Si
044 MESUriF.S ÉLECTBIOIES.
certaines subsUnces, telles que le spath iluor. sont capabi de renforcer l'image quand on les place derrière la plaque phi tographique, comme si elles rétlécliissaient les rayons qui traversé la plaque, il est probable que ce résultat est un i secondaire et doit être attribué à la lluorescence développée par les rayons eux-mêmes.
Les tentatives faites pour manifester ta réfraction ou la polarisation n'ont pas réussi davantage; il semble établi que, s la réfraction existe, la différence de l'indice avec l'unité est inférieure à un millionit'^me.
L'absorption exercée par les gaz est encore proportionnelle à la masse rencontrée par les rayons, et quelle que soit la nature du gaz, comme dans Texpérience de M. Lénard.
Les rayons X ne sont pas formés de radiations homogènes, car les rapports de transparence de différents corps, par exemple des muscles et des chairs, varient beaucoup avec l'ifr tensité des décharges dans les ampoules.
De même, si l'on fait tomber les rayons sur un électro*cope, on peut apprécier leur intensité par la vitesse de décharge et évaluer l'absorption d'une plaque interposée comme écran par le ralentissement de la décharge. Ur, quand on interpose ainsi plusieurs lames ou que l'on augmente leur épaisseur, l'absorption exercée par les premières couches est manifestement plus grande; il se fait une sélection des rayons plus transmissibles, analogue à celle que produisent les milieux colorés sur la lumière blanche.
Les phénomènes de décharge électrique doivent être examinés avec plus de détails.
Il n'est pas nécessaire d'abord que ces rayons X frappent directement un corps électrisé pour le décharger; lorsqu'ils traversent dans un gaz le champ électrique situé entre deux conducteurs, sans toucher aucun d'eux, ils provoquent des échanges d'électricité plus ou moins rapides et ramèuenl Gnalement les conducteurs au même potentiel, ou du moins la différence de potentiel finale n'est pas supérieure à cfll« qui résulte des effets de contact. Tout se passe comme si les lignes de force étaient devenues en partie conductrices.
Les gaz ainsi traversés par les rayons X conservent même, d'une manière temporaire, la propriété de décharger les corps
néciiABCEa ÉLEOTliieuEs, C>i'y
ilcctrisés sur lesquels on les dirige el qui sont situés en dehors de toute action directe.
Les dc^charges n'ont pas lieu au travers des diélectriques feotidcs ou liquides. Supposons, en effet, qu'on enferme un «orps électrisé A dans une enceinte conductrice A' perméable «ux rayons et que lintervalle soit rempli par un diélectrique Ae] que la paraffine ; l'aclion des rayons sur le système est Incapable d'égaliser les potentiels de A et de A', Aucun échange d'électricité ne se produit que si une partie au moins des lignes de force est située dans un gaz. Il La méthode la plus simple pour étudier ce phénomène con- [SÏste donc à faire passer les rayons dans le champ électrique uniforme compris entre deux plans conducteurs parallèles, ipans ce cas, le débit d'électricité croît d'abord assez rapîde- Inent pour atteindre un régime régulier, indépendant de la iifférence de potentiel et en raison inverse du carré de la distance à la source, au moins quand cette distance n'est pas usez grande pour que l'absorption par le gaz intervienne. Ce iébit régulier est proportionnel à la pression du gaz et indéi^ndantdesa température.
> En d'autres termes, les échanges d'électricité sont proporïonnels à l'intensité du rayonnement, à la masse de gaz renontrée et h la température absolue.
I L'interprétation la plus directe de ces résultats est d'adbetlre que les rayons X libèrent en chaque point, par dislociation des molécules gazeuses, des quantités d'électricité ^les et contraires capables de se mouvoir sous l'influence lu champ. Cette hypothèse permet de concevoir que les taz conservent la propriété de provoquer les décharges jusiu'à ce que les effets de dissociation aient disparu. ■ Quant aux rayons X eux-mêmes, différents physiciens ont hipposé, sans raison bien plausible, qu'ils sont dus à des ribrations longitudinales.
! Leur action photographique semble indiquer plutôt qu'ils iorrespondent à des vibrations transversales, comme celles de I lumière, mais de longueurs d'onde beaucoup plus courtes. I. H. Becquerel a reconnu aussi qu'il existe une sorte de jbontinuité entre les deux ordres de phénomènes. Certains borps phosphorescents, en particulier tous les sels d'urane.
616 MESUHES ÉLECTRJQLËS.
émettent des radiations invisibles, capables de produire dei impressions photographiques après avoir traversé des feuilles minces d'aluminium et de cuivre, et pouvant aussi décharger UB électroscope, même lorsque l'air qu'ils ont traversé est ensuite insufflé sur l'instrument. Leur action est donc comparable, quoique plus faible, à celle des rayons \. Ces radiations obscures paraissent éprouver une véritable réflexion el présenteraient ainsi des propriétés intermédiaires.
OSCILLATIONS ÉLlîCTBlyLES.
799. Propagation. — L'analogie éfroile des oscillations électriques pi de la lumière a été vérifiée par uo grand nomhit d'expériences dont nous devons encore indiquer les principaux résultats. On a vu que, dans le phénomène de Hertz elles vibrations |iroduites par l'excitateur sontgéoéralemenWe nature complexe (') et on peut toujours les représeuier par une suite de termes de périodes différentes, La structure plus simple du résonateur lui impose une période mieux défiaie; il entre d'autant plus facilement en vibration que cette période correspond plus exactement à celle du terme prédominant dans les vibrations primitives. En raison de cette différence, l'amortissement est très rapide pour les vibrations del'escitatcur et plus lent pour celles du résonateur.
Hertz avait montré aussi que les vibrations se propageol beaucoup plus facilement le long d'un Itl métallique situé devant l'excitateur. Si le fil est très long, il se partage en concamérations régulières ; l'extrémité est un ventre éle^ trostalique, ou un nœud de courants, et la distance des nuciids successifs est la moitié de la longueur d'onde. Le résoiwitciir placé en face d'un no'ud de courant ne vibre pas el il rest« silencieux si l'on coupe le fll à l'endroit d'un autre nœud.
Deux ventres électrostatiques successifs ont toujours îles potentiels égaux el de signes contraires; en comptant ces ventres P», P|, l'ï. Pj, ... à partir de l'extrémité, leurs poleo-
tentiels sont égaux de deux en deux et la distance des ventres de même espèce est un nombre entier de longueurs d^onde.
Si l'on emploie deux fils parallèles reliés respectivement à des plateaux en regard des deux armatures de Texcitateur, les potentiels des points correspondants Po et Qo, P| et Qi, .sont de signes contraires. En faisant communiquer le résonateur avec deux points de parités différentes sur les deux fils, Po et Qi par exemple, on n'obtient aucune étincelle et la distance QoQi est la moitié d'une longueur d'onde (').
On a employé encore divers autres procédés d'observation pour mettre en évidence la nature du phénomène, mais la difficulté de définir la période ne permettait pas d'en déduire exactement la vitesse de propagation. Le progrès apporté par M. Blondlot (') fut d'employer un résonateur formé de deux plateaux réunis par un cadre rectangulaire. On peut alors calculer le coefficient de self-induction L de l'appareil. En désignant par C sa capacité électromagnétique, la période est
T = 27:v^CX. Pour une longueur d'onde X, la vitesse de propagation V est donc
On peut calculer la valeur de C par la surface S des plateaux et leur distance e, d'où résulte
L'expérience déterminerait ainsi le rapport de V à v. Pour n'emprunter aucune quantité étrangère, M. Blondlot mesure directement la capacité C par les courants intermittents (742); la moyenne de plusieurs séries d'expériences, avec des appareils où la longueur d'onde variait de 8'",94 à 35", 36, conduit
à la valeur V= 3,o285.io^«(')-
Ce nombre est supérieur de -^ environ à la vitesse de la
(t) J. J. Thomson, Proceed. L. R. S,, t. XLVI, p. 1; 1889. (aj R. Blondlot, C, R. de VAcad, des Se, t. CXIII, p. 628; 1891. — Jonrn. de Phys. [2], t. X, p. 549; 1891.
(ï) E. Mascart, C.R. de VAcad. des Se, t. CXVIII, p. 277; 1894.
lumière ; la difTérence peut être attribuée à la mesure des ca pacilés ou au calcul des coeflicienls d'iDdUction.
Comme la nature des fils conducteurs n'a pas d'iofluence, on doit en conclure que la propagation se fait réellemeiit dans l'air le long de ces conducteurs.
Par une seconde méthode, M. Blondlot (*) mesure directement la vitesse à l'aide du miroir tournant. Les armatures intérieures de deux bouteilles de Leyde cylindriques cominuniquentavec les électrodes secondaires d'une bobine d'induction et avec les boules A et A' d'un excitateur (fig. 343). Les
armatures extérieures sont formées de deux parties, les unes a et a' de petites dimensions, les autres h et b' plus larges, réunies par des fils de coton /'de conductibilité médiocre, mais suffisante pour que les armatures soient maintenues au m^ise potentiel pendant la charge.
Les armatures a et a' communiquent, d'une part, avec un excitateur à pointes /; et, d'autre part, avec les annatures ^ et ^' par des conducteurs en cuivre F etF' de très grande longoeor. Au moment de la décharge en AA', les fils de coton/ ne sont plus efficaces; les armatures aa' donnent d'abord une élincelle en p et, au bout de quelque temps, les armatures ^^ fournissent au môme point une seconde étincelle affaiblie par la propagation le long des fils FF'; c'est précisément pour
(') R. B1.0MILUT, C. n.deVAad.dtsSci- CXVII, p. 513:1803.
»inpenser en partie la difîérence de ces deux étincelles qu*on >nnc une plus grande surface à ces armatures.
Dans un miroir tournant, on voit donc au point p deux lages successives correspondant à la même décharge. En les rejetant sur une plaque photographique, la répétition du iiénomëne fournit une série de doubles images dont Técart ermet de calculer la vitesse de propagation. La période de >tation du miroir était délcrminoo par la comparaison du 3n d'axe avec les vibrations d'un monocorde. En donnantaux Is FF' des longueurs de loag et iBru mètres, on a obtenu, our cette vitesse, 14,964.10'" et f>.,98.io^", nombres très voiins de la vitesse de la lumière. On doit remarquer encore que influence réciproque des fils d'aller et de retour, qui sont orlés par des poteaux télégraphiques et assez rapprochés Fun e Fautre, tend à ralentir la propagation.
800. Pouvoirs inducteurs spécifiques. — La détermination es pouvoirs inducteurs par les oscillations très rapides préînte un intérêt spécial. Le contrôle le plus direct de la théoe est fourni par ce fait, que la distance des nœuds le long
un fil ne change pas quand on plonge le fil avec le résonaiur dans un autre milieu (452).
Toutefois cette disposition des expériences ne s'applique uère qu'aux liquides, tandis que la plupart des résultats obnus par les autres méthodes ont donné pour les pouvoirs iducteurs des nombres notablement trop élevés.
M. Thomson (*) détermine les valeurs X et X' de la longueur onde des oscillations dues à la décharge d'un condensateur plateaux, suivant que le diélectrique est formé par une coule d'air ou une lame de verre de môme épaisseur. La vitesse 3 propagation étant la môme dans les deux cas, ainsi que le ^efficient de self-induction du circuit, les longueurs d'onde
et X sont proportionnelles aux périodes T'etT,et celles-ci à . racine carrée des capacités C et C ; on a donc
Le rapport des capacités C et C représente le pouvoir in-
\}) J.-J. Thomson Proceed. L. li. S., t. XLVI, p. 292: Isn».
ducteur K du verre. Avec des oscillations dont la fréquence était de 20. lo", on a ainsi obtenu K = 2,7=:(i,65)*. L'indice moyen de réfraction du verre est voisin de i,52; le pouvoir inducteur se rapproche donc beaucoup du carré de Tindicede réfraction, à mesure que les oscillations sont plus rapides.
Cette conclusion ayant été mise en doute par différents physiciens (*), M. Blondlot (^) emploie, avec des oscillations très rapides, une méthode de compensation qui ne fait intervenir aucune formule accessoire.
Deux plateaux conducteurs AA' et BB' (flg. 244), le second de dimensions moindres, symétriques par rapport à une même
-is
le-
Fig. 744.
droite X, sont munis de boules a et &, pour la production des décharges ; le plateau AA' est relié au sol, le plateau BB à Tune des électrodes du fil secondaire d'une bobine dont la seconde électrode communique également au sol. Lorsque la bobine fonctionne, le torrent d'étincelles entre a et b correspond à des oscillations dont la fréquence est de Tordre de 25. lo*. Le plateau A fait écran vers la droite pour toute action électrique à variation lente, mais cet espace est le siège de perturbations périodiques dues à la décharge.
Deux plaques C et C, symétriques par rapport à la droite X et à la même distance c de A et de A, communiquent par des conducteurs fixés à leurs bords avec des pointes en charbon EE' dont la dislance très petite peut être réglée par une vis micromélrique. Dans ces conditions, aucune étincelle ne se manifeste entre les charbons, par raison de symétrie.
(») E. Lecheh, Wied. Ann., t. XLII, p. 142 ; 1891.
(^j U. Blo>dlot, Journ. liePhys., [2], t. X, p. 197; 1891.
ii>ii i::s( maximum quand la vibration incidente ' ■ "«ïx lîls, ce qui démontre la polarisation. '•'<' ftt Howard (*) ont ainsi utilisé une lentille de '""îïi) ù laces hyperboliques qui permet de conil>ra lions électriques.
ii>|j(jsaiit de longueurs d'onde très courtes, poutltrs surfaces dont les dimensions ne dépassent iuiil on lait usage en optique.
î«i rcllexion sur des blocs prismatiques, afin dV;i« iM^r de la seconde surface. (Juel que soit Tazi- :afiun incidente, la composante de la vibration ^ le second azimut principal est nulle pour une ''•lire I qui correspond l\ l'angle de polarisation. : -r riait comprise entre (Jo" et 6/\" pour le soufre, ■ I ' pour la paraffine : le calcul donnerait respec- >' avec /i=i,8j et 55"i>/ avec n=: i,43. f'' varier Tazimut de la polarisation incidente et "I l'azimut de polarisation réfléchie par le rapport •n;im|<*s principales, on vérifie encore avec un degré :. Iirs satisfaisant les formules de Fresnel relatives i'»ii vitrée (454).
' «le même pour la réflexion totale. Si Ton place à .V prismes de ^^5", disposés comme les moitiés d'un li (rations ne se transmettent pas au travers de ce 'Fsquc les faces hypoténuses sont notablement me de l'autre, mais elles se propagent dès que :ico est voisine d'une demi-longueur d'onde. C'est .:«lion du phénomène de la tache noire observée par iiis la réflexion totale.
.1 errons encore, sans pouvoir y insister, diverses ex- •-nr les variations d'intensité dans la réflexion inlé- ■ w la production de vibrations circulaires par les iprdes de Fresnel, le déplacement latéral et l'ab- •:ir les lames à faces parallèles, la réflexion métalpolarisation elliptique produite par transmission au une plaque de bois, etc.
jareils de M. Lebedcw lui permettent d'employer des
•DGEclL. HowAiu», Ph. MiKj. [rv, t. XXVII, p. js ; 1S89.
monlure qui Ii:j\ lion autour «1«- I direction il(*s «i^ résonateur <|in la bisseotrifi- ■ pemliculîiiir
Les éliiMl'amplihn!' dans «l«'des vil».
des :r/i:
Si !
la iliiou ; aux
- Il pas •>.'". Il a pu ainsi.
me double rélVaclion
-»ux qui correspondent â
,col analyseur et des pla-
*• lilations électriques.
..rs — Les effets de dilTraclioD
•aucoup les expériences si
.1-^ d'onde assez courteN.
;i excitateur et d'un résona-
i." des écrans en anneaux ci>
-ajles, il isole sur la surface
-ï les différentes zones dlluv-
. .1 iansTintensité des vibrations .: observe aussi sur la ligne df • v:.::iia ou de minima, suivant que . Tibre impair ou pair de zones ...*- : -LU corps opaque terminé parun . ..'. :os maxima et des minimad'in- • - lisante. 11 en est de môme pour u.- .-e litre opaque.
: ::"fk?rvé les interférences par les •j ration en avant d'un miroir plan •Si r.uiohé à imiter la plupart des pliê- - îi.-'.Mrs de Fresnel, le biprisme, I in- > iireotes avec celles qui sont rêlli- • •: rt tard produit par le déplacemenl ••esnel ou par Tinterposilion d'une . « .-.iioe de réfraction déduit de cette . pour la paraffine et i,8j pour le . .1.: soufre est plus faible que celle ; ;:i:^^:io optique, comme on pouvait le t':ie:v: de longueur d'onde.
a.i:nf> relativement minces a permis de ;> :•;> anneaux de Newton, à centre blanc
TROISiftME PARTIE. — MESURES MAGNÉTIQUES