RI = E
, di dy
' . rfy x^dl di
Si on diminue alors d'une quantité ATo, le coefficient d'in-
Fig. 199-
duclion mutuelle des bobines A' et a , par exemple en les éloi- 2 gnanl, les deux premières équations deviennent
^dt-^*''dt^^Tt^^' = ^'
, di , -. ^I dy
^dt-^''Tt^"'dt^''' =^"-
Pour que le courant soit toujours nul dans le fil induit, il feut qu'on ait Modl = mdy; les variations simultanées étant proportionnelles, les deux courants doivent avoir la même période et la même phase. Celte condition n'est pas réalisable en général el, sans éteindre le son dans le téléphone, on ne peut obtenir ainsi qu'un minimum de bruit.
Au liea de modilier la position relative des bobîucs prino pales, ce qui donnerait lieu à des chan^einenls trop brusqui M. Hughes a trouvé plus commode d'avoir recours h un app»' reil auxiliaire qu'il appelle sunomèlre.
Cet appareil se compose de deux bobines identiques II cl H' lixées aux extrémités d'une règle horizontale, entre lesquelles peut se déplacer parallèlement à elle-iiiôme une bobine Kj les premières sont intercalées dans le circuit inducteur eti* bobine mobile dans le circuit induit. Les inductions des bo; bines H et II' sur K étant de signes contraires, l'effet est nul quand celle-ci occupe exactement le milieu de la règle duction augmente surl'un ou l'autre des deux systèmes suivanl qu'on déplace la bobine K. à droite ou h gauche. La posilim qui dans chaque cas ramène le silence fournît une inesun arbitraire de l'elTet produit par le conducteur.
Une autre méthode de mesure consiste à moditier seulem< la balance par l'introduction d'un conducteur entre les bobina A' et a. M. Hughes y fait glisser une lame de zinc taillée forme de coin très aigu; une division permet d'évaluer l'épais scur de la lame qui rétablit le silence et équilibre l'eiïet prq duit par le conducteur C.
t)n peut encore introduire dans le système A' a' un petit que ou un anneau de cuivre, mobile autour d'un axehorii tal. L'action est nulle quand le plan du disque est normal i celui des bobines et maximum pour la position parallèle.
On contjoit que cette disposition puisse compenser inie que le sonomètre l'action d'une plaque métallique, pai qu'elle donne lieu h un phénomène de même nature. En iH signant par des lettres accentuées les quantités relatives ai nouveau conducteur C, les équations (la) doivent être reift placées par les suivantes :
<lt lit
ft+RI
,ll^ dl '"
di
dl df
Pour que le Icléphone resle Eibsolumcnl silencieux, il faut 'on ait md'( = mdf et, par suite, pour ries courants alter- Itfs, iny:=m'y', Les dernières équations donnent alors
Comme cette relation doit être satisfniU' ii toute époque, en résulte
p A Mm J'^V "'" Win' '
La balance d'induction associt^e au téléphone est un appad'une sensibilité extrâme. Elle met en évidence les plus
Sites dilTércnces entre le poids, la nature, le degré de pureté
ta température de deux conducteurs de mêmes dimensions, !s que deux pièces de monnaie, placées dans des conditions lliques par rapport aux deux systèmes de bobines.
Sic permet de déceler dans un corps mauvais conducteur résence de masses métalliques très petites (') et peut être iloyée avec beaucoup d'avantages pour vérifier l'isolation diETérentes spires d'une bobine, dont on laisse les extréis ouvertes (*), etc. C'est donc un instrument très précieux
ir les recherches qualitatives, mais qui se prèle moins bien mesures: on n'obtient pas. en général, l'extinction comi du bruit et, quelles que soient les corrections, il est dif-
Ic (l'interpréter Texpérience d'une manière rigoureuse.
RÉSULTATS GÈNEIUUX.
Î8. Métaux et alliages. — D'après la valeur adopb'c pour lira international (421j, la conduclivité du mercure est égale ,iii"\ Pour l'aryenl et le cuivre recuits, qui sont les Sieurs conducteurs de l'électricité, on aurait respectivement s3.io^* et tiil,i(a, 10 ■', mais les moindres traces d'impui d'oxydes en dissolution dans le métal suffisent pour pncnler beaucoup leur résistance.
i,I'li. Tr. II. S. L., p. il]; l8Si.
Tri
Ml.M l:l > » '
■•■lES.
Au lieu <U- inodifi.-i- la pus.l. - ■^'•' ^vcc la tempéraluree |>al(»s, ce «[ui tloniicrail lieu n
M. Iliij^lios a trouvé pins rcil auxiliaire ([u'il ap|n'll«'
(Irl appareil se ci)in|)o^« « lixées aux exlrémilrs d'uin peut se déplacer paralirli les preiuières sont inlrr»hohine mobile dans le r Mues H el 11 sur K éhui «piand celle-ci occupe « , ducliouaugnienlesurri (|u\)U déplace la bolnr «[ui dans cha(|ue cas arbitraire de relVeL pr
l'ne autre niélhod»
la Imlanccparlinlr A el a. M. llui;hes iornie de coin 1res :i' seur de la lame qui duil par le condm
On peut encoi'f que ou un anneau lai. 1/aclion csl rcelui des bobiue>
i>n conçoit «ju»
(|ue le sonouiéi i|u'olle donne lu siirnant par do nouveau condu»..
placées par )•
iipris entre o,04)iJ5 clo,ooj
:e: il est donc très voisin d
^ .:. de sorte que la résislanc
•: vi la température absolue.
.le a, sans doute, une raiso
ji de mettre en évidence: noi
omnient la considération il(
> jourrait y conduire.
•ire de lo ** et peut être néglif
i^t 7 serait de Tordre de lo"'.
..àcas ('), les formules paraboliqui
. .r. passe beaucoup loo''; enfonclic
V el de la résistance Ro à o" cent
.('i/i/ie, du fer et du cuivre se r
^•tvssion de la forme
..e a deux termes parait encore suf
,»an?> de loo" et de — I'J»ii^ MM. Ca
ii>i Inmvé que pour le mercure, do
aûoa entre — 3.V' et -lo' est voisin <
.1 ic devient 4, 08 fois plus grande p
-t que le coefficient reprend la vale
..c ies autres métaux.
"■.«iiiiT»' ont étendu leurs mesures enl
^iioa do roxyiréne dans le vide). La li
.c> rt*>ullals. en prenant les résistant
■ ;^ températures comme abscisses, seml
^5^:tvO tend à devenir nulle pour la leni]
.u- vA*s courbes sont sensiblement reol
.tel prcsoue tous lesalliatres: elles s
:. !. y- i:v js-î .:: l. 111. p. -J'.mî. \^'. \.
i \\\iv. p. .vji.; ivçi2 ,.i t. xx:
DES nÉSISTANCKS. 375
:.' .'••mont concnvcs vers les ordonnées pour le fer, le nickel
' i .' '-nirrr, convexes pour le platine, Voi\ le palladium et
^ . j'nf. I.e chanfçemcnt des propriétés du mercure ne se fait
. ' ii'rine manière brusque au moment de la solidification.
I w; à — 4'- "> !«*> résistivité apparente dans le verre passe
>;i«ioM à .'iojjo, devenant f>-,()ii>. fois moindre.
l'Mi< les métaux présentent des modifications analogues
.1. h* rliangcment d'état. M. Vassura (*) a trouvé ainsi qu'à
i !• iii]»érature de solidification le rapport des résistances à
:'• l;il lupiiile et à Tétat solide est, pour les métaux suivants,
Klain. nismuUi. Thallium. Cadmiiiin . Plomb.
D après M. Kohlrausch (-), la résistance du /er croît d'abord l'nlcment avec la température, puis d'une manière plus rapide '|uc pour les autres métaux, jusqu'au point où ses propriétés mairnétiques disparaissent; la courbe des résistances s'inflé" chil alors et la variation redevient lente, comme au début. Il in serait de même pour la fonle et le fer éleclrolylique.
Ces résultats ont été précisés par M. Le Chatelier (3). La modification du fer, qui se produit à 85(>**, est indépendante les proportions de carbone, silicium, etc., qu'il peut contenir. Le point critique du nickel est à \\\o'. Pour l'ac/Vr, les coudes de la courbe figurative de la résistance traduisent le K)int de récalescence (j-Jo''), c'est-ù-dire de transformation du îarbure de fer, et le point critique (Sjo**) du fer.
La résistivité des alliages est quelquefois voisine de celle ju'on pourrait déduire de leur composition; tels sont les dliages dans lesquels entrent seulement certains métaux, le )lomb, Yétain,\e zinc, le cadmium. Généralement elle est beaucoup plus grande et môme supérieure à celle de chacun des 3claux qui les constituent ; ce dernier cas se présente pour ?s alliages de Yargenl et du cuivre entre eux ou avec l'or, ' platine, le nickel, etc.
La propriété particulière des alliages est qu'ils sont beauup moins sensibles aux variations de température. Ainsi,
■ G. V.\ssrRA, .\uovo Cim. t. XXXI, p. 2r>: 1892. ') F. KoHLMAi'scH, Wied. Ann.^ t. XXXIII, p. 12; 1888. II. Le Chatelii^r, Journ. de Phys. [î], t. X, p. 369; 1891.
les valeurs du coefficient a sont comprises entre 0,0002- el 0,000 44 pour les maillechorls, entre 0,00022 et 0,000 3i pour les alliages de platine-argent.
II arrive môme que la résistance diminue quand la tempéra^ture augmente ('). Des alliages de nickel, zinc et cuivre, connus sous le nom de plalinoïde, ont présenté des coefficients de — 0,000 o5i à — 0,00002a: un échantillon de maillechort a donné — 0,000 o3j. Il en est de même pour les alliages de ferro-manganèse ou de manganèse nickelé avec le cuivre. Toutefois, ces alliages ne paraissent pas avoir de stabilité. Si on les chauffe à loo*" et qu'on les ramène à la température ordinaire en répétant plusieurs fois l'opération, le coefficient de variation finit par s'annuler et redevenir positif.
Les courbes de résistance présentent encore des coudes plus marqués que pour les métaux. Uacier au manganèse aurait un point critique vers — 40'' et un autre vers 7oo^
Les alliages de fer et de nickel n'ont qu'un point critique, intermédiaire à ceux des deux métaux, ce qui semble indiquer une véritable combinaison au-delà de cette température.
Le ferro-nickel n'est pas magnétique, dans son état normal et ne paraît subir aucune transformation moléculaire. Après avoir été traité par l'hydrogène humide, qui peut oxyder le carbone et le silicium, il devient magnétique avec un pointde transformation à 55o^ Au refroidissement, la transformation inverse se produit entre o<^ et ioo«.
Les alliages du cuivre avec le nickel ou avec le zinc subissent, dans un intervalle de 100° environ, un changement progressif accusé par un point d'inflexion compris entre un maximum et un minimum.
689. Conductibilités électrique et thermique. — Forbes (') a remaniué le premier que l'ordre des métaux est le même pour les conductibihtés calorifique ou électrique. MM. Wiedemann et Franz (='), allant plus loin, ont constaté que les deux espèces de propriétés sont sensiblement proportionnelles, ce qui exige que les variations avec la température suivent les mémos lois dans les deux cas.
« IJoTToMLKY, ElcklrotecUn. Zeilschriff, l. VI, p. 442 ; IS8H. — E. Nioiiols, Amer. Jauni, of Se, t. XXXIX, p. iai : 1890.
^2) FoHUHs, rii.Mnif.. t. IV, j). l.): ls:U.—Ph. tr., K S. /:'., t. XXlIl.p. 132; iï*ôO (^; \Vii:i»i:ma>> et Imia>z, /V///. Aiin., L LXXXIX, p. 530; 1853.
Celle relation semble résulter de diverses expériences (*), tailespar la méthode des températures variables, en vue de déterminer, non seulement les rapports des conductivités thermiques des différents corps, mais leurs valeurs absolues. Toulefois les nombres obtenus présentent quelque incertitude; ils sont d'ailleurs insuffisants, car on a supposé dans les calculs que les deux conductivités thermiques, intérieure et 3xlérieure, sont indépendantes de la température.
M. Tait (^) considère les deux coefficients comme des fonctions linéaires de la température. La méthode qu'il emploie 3xige deux expériences, Tune statique, consistant à déter^ miner la distribution des températures stationnaires dans une jarre chauffée à Tune de ses extrémités ; l'autre dynamique, dans laquelle on étudie le refroidissement d'un morceau très :ourt de la même barre. Cette seconde expérience donne la quantité de chaleur perdue par la surface à chaque tempéraure; on peut alors déduire de la première la conductivité nlérieure et sa variation avec la température. Les expériences de M. Tait ont porté sur le fer, le cuivre pur et le cuivre ordinaire, le plomb et le maillechort. Il en résulte que le sens des variations est le même dans les deux cas, mais que CCS variations sont loin d'être proportionnelles.
Les propriétés physiques des métaux sont tellement variables que la question ne peut être résolue qu'en étudiant les deux phénomènes sur le même échantillon.
M. F. Weber (') prend le métal à étudier sous la forme d un tore de révolution. Pour déterminer la conductivité thernaique, il chauffe Tune des sections jusqu'à ce que la distribution des températures soit devenue stationnaire ; puis il étudie le refroidissement, en observant les températures successives en deux points situes l'un à 4^", l'autre à 225" de la wlion primitivement chauffée. Si les dimensions de l'anneau >ont convenablement choisies, la température peut être consilérée sans erreur sensible comme constante dans toute une ection, et la propagation comme s'elTectuant parallcleinent
», AxisTHÔM Poyg. Ann., t. CXIV, p. J13; 18«i et t. CXVIII, p. 423; 1863. — niA.xx, Ann. de Ch. et de Phys. [3|, t. LWI, p. l«5; 18G3. — Lenz, Bull, de Cad. de Saint-Pélersb., t. XV, p. ji : 1870. -*.. Tait. Phil. Truns. L. H. S., t. XXVIII, p. 717: 1877. -j F. Weueh» Bibl. univ. de Genève, [3J l. IV, p. 107; 1880.
'*. • est la section, la (luaiililé ! unit r ik* temps, la >Mm
Ho- Ih.
> [»oinls o et i est hs — -;
;tion H, à éy-alc dislanre ilts uporlionnellc, par 1rs inriius
. noe
.aloiir reriie par la rétrioii Al^.le :»li>vrc à réchaiiflor et raulro l'^l
Min'.
• spéeiliqiK^ <1(* l'iinilé de vulliiii''. >eirn\ent, dont le milieu se troiivi'
• ia ([uantilé totale de elialiMir îiI'e^^l doue, en appelant 0 la l<'ni|>«'-
..deur penlue par le rayonnemcnhl'' v^îi /'lO) ile la température^ nioyonii''.
. laulVement, la diiVérenee : tombe ri>i»i- \ p'Uir la ti'm[^êrature moyenne 0.
.pie les valeurs de 0 et 0 soieiil l«v \ V ,ïs. il rii résulte
il h
. .:;' l'.e - p;U' les données de rexjitMienoc. pp:oeliee ijueles serments >oiil
DES RKSISTANCKS. 381
plus courts, mais Terreur reste négligeable quand, pour des barres de bons conducteurs de i**,5 de diamètre, la longueur / ne dépasse pas a centimètres.
Cette méthode était mise en (L-uvre d'une manière très simple. La barre était percée de 9 trous très fins de o""",4 de diamètre destinés à recevoir les sondes tliermoélectriques, et numérotés o, i, •>.... 8. Deux couples ayant leurs soudures, l'un en o et i, l'autre en 7 et 8, sont réunis en sens coniraires dans un même circuit; le courant différentiel donne directement la valeur de $. Sept autres couples associés en série ont leurs soudures impaires dans les trous 1, 2, 3... 7, les soudures paires étant à une même température; le courant observé est proportionnel à 0.
Les conductibilités électriques étaient déterminées sur les mêmes barres aux températures de o et de ioqo.
Les résultats ainsi obtenus confirment la loi de Wiedemann et Franz et mettent en évidence cette autre relation que
le rapport -*-"-; -" est sensiblement constant et égal à i,ii(>7.
On aurait donc, d'une manière générale, en désignant par T la température absolue et par C une constante,
-z CT.
Dans le cas des métaux très conducteurs, le coefficient k varie très peu avec la température ; la formule exprime alors simplement le résultat connu que la résistance des métaux purs est proportionnelle à la température absolue. Il est re- Diarquable que la loi se maintienne pour des alliages tels que le laiton et le maillechort; le coefficient de variation de la conductibilité électrique est alors moindre, mais celui de la conductibilité calorifique beaucoup plus grand que pour les métaux purs : il y a exactement compensation.
La loi de proportionnalité ne s'applicjue pas aux alliages de grande résistance. MM. Van Aubel et Paillot (*) ont étudié ainsi divers alliages en mesurant leurs résistances parle pont double et les conductibilités thermiques par la méthode de
'. Van AriiKi. et Paillot. Jiwrn. de Phys. [3], t. IV. p. 522; 1^95.
wî-rkr.r aJivTTiiO^'Es.
i; £i. rapportant toutes les valeurs à r>^ .ài. aies; obtenu :
n^'iciibilité électrique
ConduclibiliU-
thermique.
o,3no
aermométriques. — La comparaisca des ^ . '•;»><? qu'on Ta utilisée depuis longtemps T *uumêlrique (M.
tt-atU^ndesmôlaux est voisin de 2 = 0,004: ^ ... -V ir* polit z( de température, la variation
. 1 5R . ÎR
>: do ^.'ï ohms, par exemple, cl quoo ;K*rv^\imalion do i". 10 -^•, ce qui esl assez
., ..♦< :os conditions du bolomèire employé
:a!!s uîîo stTio do travaux remarquables
..^ .1 . ■i'.u:i:cs. L'appareil se compose d'une
^ c •. :.:•:;•. a\a::t do i"'^ à o^",,'» de larireur.
i\r.sso*.:r. ot i."* environ do longueur, re-
^ ^N^ V :■ 0 .:*-::■:*::•. '^ ov. li^rno sinueuse. Je rua-
. V..: ;■..-:'; . l-i r*. sistaace estdo lonlrt'
^^. j'i'^i '. ^ >v.L- '.;.':*- S s-.'nt iiistallos surdoué
i.i i^ . .:- ■. ^o^r.Jiito sur unemas^»^
air, dont la dilatation déforme un liquide, et délermine les arialions correspondantes de résistance du liquide.
Dans leurs études sur les oscillations électriques, MM. Ru- )ens et Rilter (*) se sont servis également d*un bolomètre en !ommunication avec le résonateur et qui s'échauffait par le passage des courants; la sensibilité aurait été 3 ou 4 fois plus îrande que pour Tappareil de M. Langley.
Oiipeutainsi {-) réaliser un véritable thermomètre, qui reste identique h lui-môme et qui soit applicable entre des limiles de température très écartées. Le platine pur est le métal qui couvient le mieux pour cet usage.
En fonction du thermomètre à air, la résistance est donnée par une expression de la forme
Entre les températures de o"" et de loo'', le coefficient moyen esta,z=a— loo^. Si Ton pose, en général,
rzrRo(l-f-a,0), 0=z — — — = — lOO,
r^o<3fi Jriioo — 1^0
lii quantité 0 désignant une valeur particulière de la température, déduite de la résistance môme du platine, on a
lOO ^ ^ ' \I00 /
En posant — — ^i on peut écrire
* a, loo ^
lOO^
Jusqu'à (>oo'', l'erreur de cette formule n'atteint pas i^'et les Valeurs de 0 sont données par les résistances à moins de o"*,!. ^n déterminera d'ailleurs, pour chaque fil, le coefficient c par '^'^ températures d'ébuUition de quelques liquides, tels ([ue 'aniline (i84%i.î), le mercure ('io6\y5) et le soufre (4ir,5:î).
') UiUE>s et RiTTEH, Wied. Ann., t. XL, p. 55; 1890.
V H. L. (:ai.lem)ah, /Vil/. Tranx., !.. /î. .S.; 1887, p. IGI. — E. II. Griffiths,
""'■; IK9I, p. â3. — GlilKFITHH cK'ALI.liMiAlt, (1)1(1 , p. 110. — GlilFKITIlS Cl ClaUK,
''' %. ;5i, t. XXXIV, p. 505; 1892.
ilrti ME:^LHES ÉLECTBIQI^ES.
La formule convient égalemcDl aux basses lempé ratures. î loi) admet ({lie la r(!'sistauce R s'annule au zéro absolu en déduit pour 0 des valeurs qui varient, suivant les lîls, (h — ■tiiy",^i'^a—■^^)J",i'll et donnent, comme moyenne, ' =—57^". 8
Le coefficient 3 est compris entre i,4<iet i,(ij; au voisinai de do", la diIT(^rence 0 — / serait donc d'environ o°,35. La dilTé; rcnce / — 0 sV'lèvcrait h 4''' pour la tempri'ature de (>oo°eH i5"au voisinage de zéro absolu.
Pour construire le Ihermomètre, on enroule sur un tubcck verre un fil de platine convenablement isolé, dont la résistani est de l'ordre de-» ohms, et on le plonge dans le milieu donlcfl veut connaître lu température ; un appareil semblnble est placé dans la glace fondante elle rapport des résistances est déLe^ rainé par le pont de Wheatstone, .MM. Dewar et Fleming. » particulier (688), ont fait usage de cette méthode.
691 . Dissolutions. — - On obtient les nombres les plus \ blcs pour la résistance de l'eau, quelque soin qu'on ail misi la purilier. Les moindres traces de matières étrangères (ffl dissolution, même gazeuses, en augmentent très rapidemei la conductibilité ; on doit admettre que les résistances les pltil grandes correspondent à l'eau la plus pure et on n'est Jamais assuré d'en trouver la valeur maximum.
La conductivité (') parait inférieure à 0,7. ro" '" pour de l'eau distillée ft l'air avec les plus grandes précautions et k o,i)4ii.io-'^ après distillation dans le vide. Si on chaulN cette eau vers ;>o", la conductivité augmente beaucoup, ju» qu'ào,i3.io ''. Par refroidissement, elle ne reprend pas lonl à fait ses propriétés primitives, mais l'écart est tiès faible,
Le passage d'un courant produit le même effet que le coi^ tact de l'air, sans doute h cause des gaz dissous provenai des électrodes.
La résistance de la glace est beaucoup plus grande. Ul même échantillon (-), dont la résistance h l'état liquide étal de 11,^31. 10= ohms, avait h l'état solide une résistance d 3,987.10'" à c'ct de 4,:t8o.io"'à— if.".
Pour déterminer l'influence des matières en dissolutiofl surtout quand la solution est très étendue, il faut se servi
DKS HKSISTANCES. 385
eau très pure, car on ne peut admettre dans tous les cas [ue la conductance du liquide soit la somme des conducances de Teau employée et du corps dissous.
La conductance d'une solution varie avec sa richesse cl Von doit considérer comme à peu près évident qu'elle est d'abord proportionnelle à la quantité du corps dissous par unité de volume. On peut appeler conduclivité moléculaire du corps dissous le quotient de la conductivité d'une solution par le nombre m d'équivalents en grammes qu'elle renferme par litre; la résisl'wité moléculaire est l'inverse de cette grandeur, c'est-à-dire le produit de la résistivité du liquide par le nombre d'équivalents.
L'étude des dissolutions a lait l'objet d'un grand nombre de travaux, parmi lesquels nous citerons en particulier ceux de M. Kohlrausch (') cl de M. Bouty 0).
La proportionnalité de la conductance des solutions très diluées à leur richesse avait été déjà constatée par M. Lenz(') pour les sels alcalins étendus jusqu'à o,oi d'équivalent. Toutefois, M. Lenz fut ainsi amené à conclure que l'influence de fanion ou de l'élément acide s'efl*ace de plus en plus, à mesure que la dilution augmente, et qu'alors celle du cation subsiste seule. Ainsi, la valeur limite de la conductivité moléculaire serait la même pour tous les sels de potasse et aussi pour tous les sels de soude, mais avec des valeurs particulières à ces deux catégories de sels.
A mesure que la richesse augmente, la conductance du liquide est presque toujours croissante, sauf des cas exceptionnels qui présentent des maxima. Pour les dissolutions salines, la résistivité moléculaire à température constante peut se représenter, d'après M. Kohlrausch, par l'expression
lien résulte que Y excès de la résistivité moléculaire r sur *û valeur limite a est proportionnelle à la racine cubique de
) Voir pour riiislorique, H. Koulhai t>(:ti, Wied, Ann,^ t. XXVI, p. ICI ; 18S5. *; li^iiTY, Ann. de Chîm. et de Phifs. iOl, L III, p. i33 ; lK8i. — Journal de ^V«ir|ae, [2 , t. III, p. 325; 1KK4 cl l'. VI^ p. â: IS87. ^i I-KNz, \téni. de IWcad. de Si.-Pétershourff [1[, l» XXVI. n» 3, p. I ; ISTS.
^leclr. et M.ufn. — ii. îa5
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.■■'■rif'iKU.'s.
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• ]ih' l«'s «lissol • 'lU't's «le .M. r»
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.. '»n rL'inarqiio
•Misidrivc col
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>t l'as ;Lr*'n«''ralr
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. Nrrs une liniilc '
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■ /'olassiiini, par o
• "^iS'Hi à (),(»•).)•», «|uan
Mw'w (If .) à «»,«>i ; fll«
Ml iiurinalr «ruii «'i|ii
■i' i\r /j'to. la r<'->isli
"^lo iiilVM'icurr à ^^ . Ir i ■.-..'llo i\c la S()lnli()ii iiorri) •rpiéscnlr par
692. Transport des ions dans Télectrolyse. — Le passage u courant dans une solution saline est toujours accompagné Télectrolyse. Si Ton fait usage d'éleclrodcs inaltérables, en platine par exemple, séparées par une distance convenable, on peut isoler les corps formés autour de chacune d'elles. Les dégagements de gaz sont toujours accompagnés de quantités correspondantes de base ou de métal à la cathode et d'acide à l'anode, mais le phénomène se présente avec deux caractères très différents.
Pour certains sels, comme le sulfate de potasse, les ions cheminent également dans les deux sens : quand un équivalent de sel est décomposé, la solution s'appauvrit de la moitié d'un équivalent à chaque électrode ; l'électrolyse est normale.
Avec le nitrate de soude, au contraire, la perte à l'anode n'est que o, .'^86 d'équivalent du sel, la partie complémentaire 0,614 faisant défaut à la cathode. Ilittorf (*), qui a étudié ces particularités avec soin, appelle nombres de transport les fractions n et i — n du nombre total d'équivalents décomposés qui manquent respectivement à la cathode et à l'anode.
Le quotient y? de la moindre résistivité moléculaire d'un sel par la valeur limite relative au chlorure de potassium doit ttre égal à l'unité si la loi des conductivités moléculaires est applicable ; c'est ce qui a lieu pour un certain nombre de sels anhydres dont l'électrolyse paraît normale. Les écarts sont plus grands pour d'autres sels, surtout quand ils forment des combinaisons avec l'eau, et pour la plupart des sels hydratés. En même temps, les nombres de transport sont inégaux de part et d'autre; ils varient avec la richesse et ne tendent pas vers la limite o,5 à mesure que la dilution augmente.
Dans les expériences de M. Bouty, la loi se vérifie à quelques centièmes près pour les sels de potassium {\e fluorure excepté) ^^ à! ammoniaque y le sulfate et ï azotate d'aryent, Yiodure de ^^^c,X azotate de plomb et le sulfate de thallium.
Le tableau suivant renferme les cas irréguliers. La valeur "C p est déterminée par l'équivalent du sel, ou son poids mole-, culaire pour un atome du métal. Le chiffre placé à côté des sels Mratés indique le nombre de molécules d'eau (fPO = 16).
' HiTToRF, i'oijg. -Inn., passim; 1833 ù 1839.
MKSUnKS ELECTIU»
rl.lTES.
la f/iianlité ///, ou en raison inver,^ des molécules dans la solution.
Cette formule paraît se vérifier n comporte la précision relative des
Toutefois, la constante a n'avai les (lifl'érents sels, sans doute \yo taient pas assez diluées. Les e.\ dues juscju^à des valeurs de /// vl contraire, que cette constante t.*un grand nombre de sels neuli • termes, les valeurs limites de la moléculaires sont les mêmes jj<
La plupart des sels anhyd satisfont, en effet, à cette loi <!
tains écarts peuvent être altrtion, ou à la formation d*hv' ou encore aux conditions dr
Avant d'examiner ce deru qu'une loi d'équivalents ne un caractère scientifique q rature. M. Kohlrausch avi:
d'une solution saline csl et que le coefficient a a 1.
D'après M. Bouly, cette .
cient X est bien constant mente avec la dilution i>,o3;i;l, qui serait comui
Dans le cas du chl valour de a croît depui hre /;/ d'équivalents pj suite constante. Pour .
sel par litre à la teij éirale à ir>,3- ohms, *
Tant que la valeur ^.
la résislivilé molécu^ peut être très sensil
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