‹ Leçons sur l'électricité et le magnétisme (volume 2)Chapitre 76 sur 165 · V ..*..*l În · texte numérisé non relu

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Balance d'induction. — Les courants induits dans un IOitJiict«ui- sont, loules choses égales, en raison inverse de a résistance et on a d^'jii utilisé cette [>ro[iri6l6 (669) pour lomparer les résistances parla mesure des décharges induites, peut rapprocher du pont de Wheatstone la disposition ■ivatite, qui consiste h équilibrer les eiïets d'induction de deux ôrciiits différents.

Supposons fju'oa intercale dans un circuit qui renferme Wf force électro motrice variable V- (lig. mjS) deux bobines

iples \ et A' séparées par une distance assez grande pour

[ne leur induclion mutuelle soit négligeable. Au-dessus d'elles on place, h la même distance et respecti- ;ineiit suivant le même axe. deux autres bobines égales n et , de manière que les coefficients d'induction mutuelle soient (niâmes pour les deux systèmes.

Lorsque les bobines induiles a et a' ont la même induction Ojtre et qu'on ferme respectivement leurs circuits par des s de résistances égales H et R', dont les coefticients de self-

iduclion sont égaux ou négligeables, les courants induits de

irtet d'autre par une variation quelconque de la force élec-

Duotrice sont égaux à chaque instant. L'addition de deux 'lances égales /■ et /', sans coefficient de self-induction ou

snt des coefficients égaux, ne trouble pas l'égalité, de sorte si l'on joint sé|)aréinenl les bobines induites aux deux

dres d'un galvanomètre différentiel parfaitement équilibré, ;uille doit rester immobile.

U^ galvanomètre ne mesurant que les quantités totales tricité, il suffit pour l'équilibre que la décharge ou la

Bur intégrale des deux courants induits soit la même, et

troximativement aussi leur durée, pourvu que celte durée

reste très courte par rapport à la période d'oscillation de Ta] guille. Cette condition n'exige pas la symétrie complète det deux systèmes, mais seulement l'égalité des résistances et des coefficients d'induction mutuelle, quels que soient d'ailleurs les coefficients de self-induction.

Le galvanomètre ne peut plus servir si le courant inducteur, au lieu des variations brusques de sens déterminé que donne la rupture ou la fermeture du circuit, éprouve des variations se succédant rapidement en sens contraires, comme celles que produirait un interrupteur vibrant ou un microphone placé dans le circuit de la pile, ou encore un électromoteur à courants alternatifs. Dans ce cas, il faut avoir recoure à un instrument, tel que le téléphone, sensible seulement au^ variations instantanées du courant. Un téléphone différenlie^ par exemple, restera silencieux si les courants sont égaux chaque instant, ce qui exige en outre que les coefficients A self-induction des deux systèmes soient égaux (505).

Il est du reste indifférent que le téléphone différentiel so actionné par les courants induits dans les bobines a et a o par deux dérivations du circuit inducteur traversant respecU vement les deux bobines A et A' (*).

C'est sur ce principe de l'équilibre de deux circuits qu repose la disposition employée par M. Hughes (^), sous 1 nom de balance dindaclioriy pour comparer les propriété électriques et, en particulier, la résistance de corps qui s présentent sous une forme quelconque.

On place un téléphone T (fig. 199) dans le circuit des deu bobines induites a et a, réunies de manière que leurs cou rants soient de sens contraires. Quand les coefficients d'indue tion mutuelle ont la môme valeur, la balance est établie et V téléphone reste silencieux. L'introduction d'un conducteu quelconque C entre les bobines A et a forme un écran partie qui détruit l'équilibre et fait reparaître le bruit.

Soient L, R, I pour le circuit inducteur; /, r, i pour le cir cuit induit; X, p, y pour le conducteur, ou plus exactemen pour un anneau qui lui serait équivalent, le coefficient d self-induction, la résistance et l'intensité du courant à l'époqu

(!) Chryktal. Vh, Tr. R. S, E., l. XXIX, p. 609; 1880. (S) HuGiiFS, PhU.Mag. [b], t. II, p. 50; 1879.

quelconque t; M el mies coefficients d'induction mutuelle du conducteur vis-à-vis des bobines A et a. En tenant compte de Vèquilibrc primitif, les équations des courants sont

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