Métal et liquide. — Pour déterminer la force électro
motrice de contact entre un métal et un liquide, Hankel (!) place le liquide dans un siphon (fig. 210) présentant d’un côté la forme d’un entonnoir, au bord duquel vient affleurer le liquide. Le condensateur est formé par la surface du liquide et par la lame de cuivre B; des fils de platine p et p” relient le
(1) Haxxez, Abh. der K. S. Gess. math.-phys. kl.; 1861 et 1865. — Pogg. ann., t. CXV, p. 57; 1862,4, CXX VI, p. 286,440; 1865 et.t. CXXXI, p."607; 1867.
FORCES ÉLECTROMOTRICES. 463
plateau B avec le métal à étudier M, qui plonge dans la seconde branche du siphon, et ce dernier avec le sol.
Si on romptles communications p et pet que, soulevant le plateau B, on le mette en communication avec un électromètre par le fil p', la charge est proportionnelle à la différence de potentiel V, du cuivre et du liquide, c'est-à-dire à la somme des forces électromotrices de contact du cuivre avec le métal M et de celui-ci avec le liquide L,
CulM+MIL= V,.
On vide l’entonnoir et on substitue à la surface du liquide une lame du métal M, que l'on met en communication par un fil de platine avec B et avec le sol ; pour la même distance, la charge correspond à la différence de potentiel Cu|M = V; ; il en résulte