DIRE DAS
L'intensité du courant était déterminée par une boussole des tangentes disposée comme celle de Joule (648). Si on observait la déviation À de la boussole au moment de la mesure électrostatique, on aurait
H E-IR=S Rtang A.
Au lieu d'opérer de cette manière, M. Shida détermine ensuite la déviation à que l’on obtient en fermant la pile, dont la résistance est p et la force électromotrice E;, par une résistance auxiliaire r. L'intensité : du courant donne
H Es=i(o+r)— T (e+r)tangd.
Si la pile reste invariable, le produit (9 + 7) tangè conserve une valeur constante C quand on fait varier la résistance extérieure et on peut choisir des conditions telles que la déviation soit voisine de 45°, ce qui correspond au maximum de sensibilité. On a alors
HS HR
E=& ER (p+R)tangA= —
(1) Sxiba, Phil. mag., [5] t. X, p. 401; 1880.
Cette manière de diriger les expériences ne paraît pas très avantageuse, parce que les observations relatives aux deux systèmes de mesures ne sont pas simultanées et qu'on fait intervenir dans les calculs la résistance de la pile, dont la détermination présente toujours quelques difficultés.
M. Pellat (!) mesure, avec un électromètre absolu, la différence de potentiel e des extrémités d’une très grande résistance R parcourue par un courant uniforme ; en même temps on compense, par opposition avec des couples Latimer Clark, celle qui correspond à la »° partie de cette résistance. La force électromotrice E, de ces couples est déterminée, pour plusieurs d’entre eux, en mesurant à l'électrodynamomètre balance le courant : qu'ils produisent dans une résistance r. On a ainsi E—»E, et, par suite,
V=——= mn —:
Au lieu de mesurer séparément l'attraction qui s'exerce entre les deux plateaux de l’électromètre et l'action mutuelle des deux bobines de l’électrodynamomètre, Maxwell (?) dispose l'expérience de manière à les équilibrer l’une par l’autre. Deux systèmes sont mis en présence, composés chacun d'un disque conducteur et d’une bobine juxtaposés ; l'un des systèmes est fixe et l’autre mobile.
Les deux plateaux, étant chargés d'électricités de signes contraires avec une différence de potentiel constante, s’attirent; les deux bobines, qui sont parcourues par des courants de sens contraires, se repoussent. La première force est sensiblement en raison inverse du carré de la distance des plateaux, tandis que la seconde varie suivant une loi moins rapide ; il existe toujours une position des deux systèmes pour laquelle l'équilibre a lieu. L'équilibre est instable, ce qui rend les expériences un peu difficiles.
La figure 233 montre la disposition des deux systèmes : C et C’ sont les deux plateaux, B et B°les deux bobines. Le plateau C’est isolé et peut, avec la bobine correspondante B’, être déplacé parallèlement à lui-même au moyen d'une vis
(:} H. Pezuar, Journ. de Phys. [2], t. X, p. 389 ; 1891. (2) Cr. Maxwezz, Phil. Trans. L. R. S.; 1868, p. 643.
micrométrique V. Le plateau C, en communication avec le sol, est placé à l'extrémité d'un fléau mobile autour du point O. Il passe exactement dans l'ouverture d'une boîte S, également en communication avec le sol, laquelle renferme le plateau C’ et sert d’anneau de garde pour le plateau C.
Au moment de l'observation, le plateau C doit être maintenu dans le plan de l'anneau de garde, la distance des deux systèmes élant modifiée par le jeu de la vis micrométrique V. Cette position est déterminée au moyen de deux petits miroirs argentés placés l’un sur la partie postérieure du plateau C et l’autre sur l'anneau lui-même ; le disque et l'anneau sont dans le même plan lorsque les portions de l’image d’une même droite données par les deux miroirs paraissent exactement dans le prolongement l’une de l’autre; cette position est repé-
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