DA F
k 3 gDh— = Fo, k —
Si le liquide est comprimé par un gaz à une grande pression, l'expérience déterminera aussi, par différence, le coefficient d'aimantation du gaz.
833. Résultats généraux. — Si l’on met à part les corps très magnétiques, le coefficient d’aimantation est presque toujours une quantité constante, indépendante du champ. Pour le perchlorure de fer seulement, M. Silow a trouvé que ce coefficient commence par croître rapidement avec la force magnétisante et diminue ensuite d'une manière plus lente; sa valeur maximum serait de 179.107 dans un champ de 0,4.
Les valeurs obtenues par différents expérimentateurs pour le coefficient du bismuth, qui est la substance la plus diamagnétique, varient de 16,4.1076 à 13,25.10-° dans les conditions ordinaires de température.
M. Curie a fait beaucoup d'expériences sur un grand nombre de corps, à des températures comprises entre 15° et 1370° et pour des champs de 25 à 1350 unités. La température était déterminée avec un couple thermo-électrique de M. Le Chatelier à platine-rhodium. On mesurait le champ par la décharge induite dans une bobine retournée face pour face et la dérivée du champ relative à la direction du mouvement du corps par le déplacement de la même bobine.
Pour les corps diamagnétiques solides ou liquides, le coefficient d’aimantation, toujours indépendant du champ, est aussi indépendant de la température, à l'exception du bismuth et de l’antimoine. | | Le coefficient relatif à l'eau, par exemple, qui sert de terme de comparaison dans la plupart des autres mesures, serait
égal à — 0,79.10-6, valeur un peu différente de celles qui ont été obtenues par d’autres observateurs.
L'antimoine présente des particularités spéciales suivant son mode de préparation. Pour le bismuth solide, le coefficient diminue linéairement à mesure que la température s'élève et peut être représenté par
À la température de fusion, 1l diminue brusquement pour conserver ensuite une valeur constante 25 fois moindre.
Le quartz et le soufre à ses différents états ont des coefficients constants, qui ne paraissent pas dépendre de la forme cristalline. M. Tumlirz (t‘) a trouvé cependant que le quartz, soumis à un champ énergique, conserve ensuite une polarité et que dans un champ uniforme l’aimantation est plus faible suivant la direction de l'axe.
La température a, au contraire, une grande influence sur les propriétés des corps magnétiques.
Dans le cas des gaz, le coefficient d’aimantation spécifique, c'est-à-dire la valeur expérimentale divisée par la densité, ne dépend pas de la pression, et il est en raison inverse de la température absolue.
— DOM DOULERUOCUTENEA TEL ae l'air, en négligeant dans le dernier cas l'influence de l'azote qui est diamagnétique.
Le coefficient d'aimantation de l'oxygène à la température de oet à la pression de 56°, serait ainsi de 0,176.10 %; Faraday avait obtenu 0,143.10-6. En opérant sur l'oxygène liquide, par la mesure du flux d'induction dans un transformateur en forme de tore, MM. Fleming et Dewar (?) ont trouvé des nombres qui conduisent pour les mêmes conditions à 0,193.10-î, L'air liquide a donné à peu près le même résultat : la perméabilité observée fut 1,0024 au lieu de 1,0027, sans doute parce que l'azote s'était évaporé en grande partie et que le liquide ne renfermait guère que de l'oxygène.
On aurait Ê 106 pour
(4) Tuuzimz, Wied. Ann., t. XX VII, p.133 ; 1886. (2) J. H. FLemiNG AND J. Dewan, Proc. L.R.S., t. LX, p. 283; 1896.
Comme l'air intervient dans plusieurs cas, il est nécessaire de calculer son coefficient rapporté au volume, lequel volume est aussi proportionnel à la température absolue. Sous la pression ordinaire, le coefficient 4 de l'air serait © 1076, ce qui donne 1064 — 0,0322 à 20°. Sur un corps comme l'eau, dont le coefficient est — 0,79.107f, la correction due à la présence de l'air serait ainsi de 4 centièmes.
Sur le palladium et les sels magnétiques (t) la température agit encore de la même manière; la diminution du coefficient paraît plus rapide pour le sulfate de nickel solide.
La magnétile, ou oxyde de fer magnétique, présente un intérêt particulier. Elle subit, comme le fer, une transformation vers 535° et conserve ensuite un coefficient constant. M. Weiss a étudié les propriétés du cristal suivant différentes directions par la méthode de l'isthme (822). Le coefficient d'aimantation est maximum suivant l’axe ternaire, moindre pour l’axe binaire et minimum suivant l'axe quaternaire.
(t) G. WiepemaANN, Pogg. Ann., t. CXX VI, p. 1; 1885. — Presner, Wied. Ann., t. XXXIX, p. 336; 1890.