‹ Leçons sur l'électricité et le magnétismeChapitre 57 sur 243 · ER TT = LIT 7 = —— 1 N · texte numérisé non relu

ER TT = LIT 7 = —— 1 N

On en déduit les deux valeurs [ Fe y R ; y, R x D PR 2 D N.

118 À DE a À À Cars À

Le produit 4R dans les seconds membres étant exprimé en fonction de la quantité 2? — w?+?, d’après l'équation (14), on obtient finalement

G M w?+ }? à Fi on TEE ET DE ES De LS) ) | 21.0 À À 20 ( GAOM ur | R=— + 2 LA

C'est là le principe de l’une des méthodes employées pour déterminer les résistances en valeurs absolues.

L'étude des oscillations (539) dans les deux cas fera connaître les périodes T et T’, et les décréments logarithmiques ÀAT et \ T'; on en déduira les valeurs de w, w',et\.

622. Galvanomètre de Nobili. — Le galvanomètre qui pendant longtemps a été le plus répandu est celui de Nobili (1). Dans cet appareil, l’aimant est formé par deux morceaux

(1) Nom, Descrizione d’un nuovo galvanometro (Maggio 1825).

Électr. et Magn. — 1. 19

d'aiguilles à coudre, de 5 à 6 centimètres de longueur, constituant un système quasi-astatique ; le cadre est rectangulaire et le noyau juste assez grand pour permettre le libre mouvement de l’une des aiguilles; sa largeur est de 4 à 5 centimètres (fig. 164). L'aiguille inférieure est à l'intérieur du cadre, l’autre est à l'extérieur et munie d’un index effilé. Le système est attaché à un fil de cocon L et peut être élevé ou abaissé à l’aide d’une vis K.

Une plaque de cuivre rouge S est interposée entre le cadre et l'aiguille supérieure; elle porte le cadran divisé et contribue en même temps à amortir les oscillations. A la partie supé-

rieure, les spires forment deux paquets laissant entre eux un intervalle pour l'introduction du système astatique; on doit alors percer la plaque de cuivre d'une fente correspondante, qui nuit beaucoup à l'amortissement. Une cloche PP’ garantit l'appareil contre les courants d'air.

Cette forme de galvanomètre a été l’objet de travaux importants de Nobili, Melloni, Péclet, Dubois-Raymond, de la Provostaye et Desains, etc., relatifs à la chaleur rayonnante ou à la physiologie. Ces instruments très sensibles sont su-

jets à l'inconvénient de donner plusieurs positions d’équilibre, par suite de la présence de quelques traces de fer dans le fil de cuivre. Pour faire disparaître en grande partie les difficultés relatives au zéro, Péclet (!) réunissait en un seul paquet le fil enroulé sur la bobine et supportait l'aiguille par un étrier coudé faisant le tour du cadre; cette disposition supprimait la fente diamétrale de la plaque de cuivre.

623. Galvanomètre de Weber. — Les méthodes employées par Weber (?) l'avaient conduit à augmenter beaucoup les dimensions du galvanomètre. L'aimant est un barreau cylindrique de 10 centimètres de longueur et 15 millimètres de diamètre; ce cylindre est ordinairement creux, pour diminuer le moment d'inertie sans affaiblir notablement le moment magnétique. L'aimant est entouré d'un manchon de cuivre rouge, de forme elliptique et très épais, qui sert à la fois d'amortisseur et de noyau pour la bobine. La suspension est formée par un faisceau de fils de soie, et on fait les lectures par la méthode du miroir.

Cette disposition ne permet guère l'emploi de systèmes astatiques, mais on peut augmenter la sensibilité par une suspension bifilaire qui maintient le barreau dans une direction opposée à celle du champ terrestre.

624. Galvanomètres de Lord Kelvin. — Dans ces instruments, aujourd'hui généralisés, Lord Kelvin s'est rapproché autant que possible des conditions théoriques.

L'aiguille est formée d'une lame mince d'acier, de o°,8 environ de longueur, collée sur le dos du miroir qui doit servir aux observations; au lieu d’une seule lame, on peut en employer quatre ou cinq disposées parallèlement; le poids du miroir et de l'aiguille ne dépasse guère os',05. Le système est suspendu à un fil de cocon de 1 centimètre environ, et logé dans une cavité juste suffisante pour laisser à l'aiguille de très petits mouvements de part et d'autre de la position d'équilibre. Les courants d'induction n'interviennent que pour une faible part dans l'amortissement, à cause de la petitesse de l'aiguille, de sa distance au cadre et de la grande résistance que le fil présente ordinairement. La bobine est

(1) Pécrer, Ann. de Chim. et de Phys. [3], t. LI, p. 103; 1841. (2) W. Weser, Electrodyn. Maasbest. Widersltandmess., p. 337.

circulaire et la section de la gorge est un rectangle circonscrit à la courbe théorique (563) de meilleur enroulement. Un aimant courbe, mobile sur une tige verticale, permet de faire varier à volonté le champ directeur.

Pour d’autres appareils (graded galvanometer), la bobine renferme plusieurs couches de fils, de diamètres variables, dont chacune communique avec un bouton extérieur ; on peut ainsi utiliser, à partir de la couche centrale, la longueur totale de fil dont la résistance est égale à celle du circuit extérieur et obtenir le maximum de sensibilité.

Le galvanomètre astalique (fig. 165) est formé de deux bobines superposées, parcourues par le courant en sens contraires, dont chacune agit sur l'un des systèmes d’aiguilles. Les bobines se composent de deux cadres qui s'appliquent l'un contre l’autre en laissant seulement entre eux un passage suffisant pour la tige d'aluminium qui relie les aiguilles. Cette tige porte le miroir au centre de l’une des bobines et, dans le vide de l’autre bobine, une lame mince d'aluminium ou de mica pour l'amortissement. Un aimant correcteur modifie inégalement le champ extérieur sur les deux aiguilles et permet de faire varier à volonté la sensibilité de l'appareil. Si Le système des aiguilles est très voisin d'être astatique, la position d'équilibre ne dépend plus que de l’aimant et le zéro est beaucoup plus stable.

La résistance des bobines, sauf pour les instruments destinés aux expériences de chaleur rayonnante, est généralement considérable et s'élève jusqu’à 40 000 ohms.

Ces galvanomètres ont des oscillations rapides qui s'amortissent très promptement. Leur sensibilité est très grande et ils sont surtout appropriés aux méthodes de réduction au zéro, dans lesquelles on a seulement à constater l'existence et le sens d'un courant très faible.

Le galvanomèlre marin est destiné aux observations sur les navires. Comme il est alors impossible d'utiliser le champ terrestre, on place la bobine entre les branches d'un aimant en fer à cheval, qui produit un champ magnétique sensiblement uniforme. En outre, on annule d'une façon presque absolue l’action du champ terrestre, ainsi que celle des masses de fer du navire, en enfermant l'instrument tout entier dans

un cylindre épais de fer doux qui fait écran magnétique. Un aimant correcteur, parallèle à l'aiguille et ayant ses pôles opposés à celui de l’aimant fixe, peut être déplacé parallèlement à lui-même au moyen d’une vis. Enfin, on supprime les mou-

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