‹ Leçons sur l'électricité professées à l'Institut électrotechnique Montefiore annexé à l'Université de LiégeChapitre 6 sur 99 · APPAREILS DE SÉCURITÉ · texte numérisé non relu

APPAREILS DE SÉCURITÉ

est retenu par un galet fixé â l'extrémité de l'armature d'un électroaimant traversé par le courant. Celte armature, supportée par deux

Fig. Î71.

lames élastiques verticales, tend à se déplacer vers la droite de manière à fermer le circuit magnétique de l'électroaimant. Un ressort h boudin supplémentaire, situé sons l'armature, permet de régler exactement la tension élastique qui s'oppose au déplacement.

Fig. 172.

Lorsque le courant dépasse une certaine intensité, le galet libère le levier et le circuit est interrompu.

Cette disposition évite les projections de mercure qui rendent

t4 DISTRIBUTION DE L*ÉNERGIE ÉLECTRIQUE.

l'appareil de M» Cunnînghame très incommode avec les courants intenses.

L'interrupteur à mâchoires, employé dans le système Dobrowolski, assure un excellent contact des pièces à réunir. La fig. 272 en montre un modèle employé par la Compagnie internationale d'électricité.

478. — Parafoudres. — Si une partie de circuit est aérienne, elle est exposée à recevoir des décharges atmosphériques et à amener dans les appareils, lampes ou machines, alimentés par la canalisation , un courant de haute tension susceptible de les détériorer. De même, lorsqu'un circuit aérien se raccorde à une canalisation souterraine , celle-ci peut être fortement endommagée par la décharge de l'électricité atmosphérique.

Afin d'éviter ces accidents, on protège les raccordements des lignes aériennes avec les câbles et les appareils par des parafoudres formés de deux plaques métalliques parallèles et très voisines dont Tune est reliée au circuit et l'autre à la terre. Lorsque la foudre tombe sur la ligne aérienne, la décharge franchit sous forme d'étincelle l'intervalle eatre les deux plaques et sa rend directement dans le sol. Parfois, on garnit les plaques de pointes disposées sur les faces en regard, en vue de faciliter l'écoulement de l'électricité atmosphérique. D'autre fois, on les sépare par une mince couche diélectrique, telle que du papier paraffiné, dont l'épaisseur est calculée pour résister à la tension des courants ordinaires de la ligne.

Pour protéger les câbles télégraphiques, on fait usage d'un parafoudre plus sensible dû à Varley. Dans une ampoule où l'on a fait un vide partiel pénètrent deux pointes de platine reliées, Tune à la terre, l'autre à la ligne. On règle le degré de vide de manière qu'une tension anormale provoque une décharge sous forme d'effluve.

M. Thury a employé un parafoudre complexe. Avant de gagner l'appareil terminal, le courant passe par l'une des plaques d'un parafoudre à pointes, puis par la bobine d'un électro-aimant dont la résistance est minime pour un courant continu, mais qui oppose au courant variable occasionné par la décharge atmosphérique une résistance apparente considérable. Le point de sortie de la bobine communique avec l'une des armatures d'un grand condensateur dont l'autre armature est à la terre. Par ce système, les décharges

APPAREILS DE sécURITé.

faibles viennent se condenser sans atteindre la machine. Les Fortes décharges se divisent: une partie s'écoule par le parafoudre à pointes, Tautre partie, qui a pu passer au delà, est condensée.

M. O. Lodge recommande également un parafoudre composé d^une série de pointes de décharge voisines d'une plaque de terre, entre lesquelles se trouvent des bobines à noyaux de fer. Les courants ordinaires traversent aisément ces bobines, tandis que celles-ci opposent une impédance notable aux courants de décharge qui s'échappent par les pointes intercalées entr'elles.

Dans certains cas, par exemple, lorsqu'on emploie le retour par la terre, § 473, l'électricité produite à la station génératrice est dérivée par l'étincelle due à une décharge et cette dérivation tend à persister sous forme d'arc voltaïque entre les plaques du parafoudre. Lorsque chacune des lignes aboutissant à la machine génératrice est protégée par un parafoudre, cette machine peut être mise en court-circuit lorsque des étincelles de décharge éclatent simulta nément dans les deux appareils de sûreté.

Pour éviter cet inconvénient, M. Elihu Thomson a imaginé le souffleur d'étincelles suivant. A l'endroit du parafoudre on intercale dans la ligne un électro-aimant en fer à cheval de résistance électrique assez faible pour ne produire qu'une chute de potentiel négligeable avec un courant ordinaire. Les deux pôles de

Fig. 273,

cet électro-aimant embrassent les deux plaques L, T du parafoudre dont récartement augmente rapidement à la partie supérieure. S'il se produit sur la ligne une décharge atmosphérique, la self-induction de TélectrO'-aimant oblige cette décharge à s'écouler sous forme d'étincelle entre les deux plaques.

l6 DISTRIBUTION DE l'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE.

Dans le cas où le courant du générateur est dérivé sous forme d'arc voltaïque, ce dernier est repoussé vers le haut par la réaction du champ magnétique des pôles de Télectro-aimant , dont les bobines sont enroulées de manière à produire la répulsion de ce courant dérivé. L'arc augmente ainsi progressivement de longueur et se rompt rapidement.

Dans certains cas, on emploie un interrupteur automatique à électro-aimant qui sépare les pointes du parafoudre en court-circuit.

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