FONTE GRISE
Le fer doux de grande pureté est le métal qui accuse les perméabilités les plus élevées. Viennent ensuite, dans Tordre descendant, les aciers doux ( Thomas et Bessemer), la fonte malléable et la fonte grise, dont les qualités magnétiques sont assez variables suivant la composition. L'acier trempant, dans lequel le fer est dans un état spécial, a une perméabilité très inférieure. L'acier contenant 12 pour 100 de manganèse n'est guère plus magnétique que l'air.
Les courbes ci-après représentent la perméabilité en fonction
de rinduction magnétique, pour divers échantillons de fer essayés par MM. Rowland, Hopkinson et Bidwell.
La force coerci;ive, mesurée par Tabscisse à l'origine de la courbe du magnétisme, n'est guère que 2 pour le fer doux ; elle atteint 40 pour Tacier au chrome trempé par Thuile, et 5o pourTacîer contenant 3 à 4 pour 100 de tungstène. Ce résultat montre que ce dernier
Fîg. 22,
acier est spécialement applicable à la confection des aimants permanents.
L'énergie disssipée par hystérésis est en rapport avec Tinduction maxima à laquelle le métal est soumis et avec sa force coerciiive. Alors que cette énergie varie entre 10 000 et i5 000 ergs pour les échantillons de fer et d'acier doux soumis à des forces magnétisantes oscillant entre des valeurs assez élevées pour amener la saturation, elle atteint 216 000 ergs dans Tacier au tungstène [ Hopkinson).
La perméabilité du fer doux recuit décroît à peu près en propor-
AIMANTATION PAR INFLUENCE
lion de raccroissemcnt de 55, entre les valeurs correspondant à îfi = 7 000 et 55 = 16 000. Entre ces limites, les valeurs moyennes de la perméabilité sont données approximativement' par la formule empirique, déduite de la courbe de Hopkînson,
La fig. 23 présente une courbe déterminée par M. Ewing et monirani la perte dans un barreau de fer doux soumis à des forces magnétisantes alternatives croissantes. Les ordonnées de la courbe expriment des ergs par cm' et les abscisses donnent en unités C. G. S. les valeurs extrêmes, positives et négatives, de Tinduction magnétique à travers le métal.
Fig. 23.
D'après M. Steînmetz, la perte d'énergie en ergs, par cm' et par cycle, peut être représentée par l'expression (*)
où a, le coefficient d'hystérésis^ peut affecter les valeurs suivantes :