‹ Lecons sur l'électricité; professées a l'Institut électrotechnique MontefioreChapitre 17 sur 85 · Î = AB · texte numérisé non relu

Î = AB

représentant l'aire de la surface A' C A C divisée par 47c, exprime le travail dépensé pour faire parcourir à l'unité de volume du barreau le cycle considéré. Ce travail se traduit par un échauffcment du barreau. C'est la perte due à Thystérésîs.

Dans le cas où le cycle parcouru par le barreau est produit par des forces oscillant entre des valeurs OB et OB', fig. 21, la perte par hystérésis est représentée par Taire A C A' C A.

Dans le cas d'un cycle fermé, l'expression de l'énergie dissipée est susceptible d'une forme plus simple. En effet, en remplaçant 53 par 4 tt «3 + 3C, on a

-î- r 5e i35 = r 3e cf.-j + — Tje d:K.

Fig. 21.

Or , la seconde intégrale s*annule pour un cycle fermé et l'énergie s'exprime alors par

J '3Z aéJ.

Il est facile de voir que la perte croît avec la force coercitive représentée par l'abscisse à l'origine de la courbe A C A' et avec l'intensité d'aimantation maxima.

Lorsqu'un barreau est à l'état de repos, la perte est plus grande qu'à l'état dynamique , surtout pour le fer doux, car nous avons vu que la force coercitive est diminuée par les vibrations du noyau.

Lorsque le cycle de la force magnétisante est parcouru très rapidement , le magnétisme atteint par le barreau est diminué, ainsi que la perte par hystérésis. Ainsi, M. Tanakadaté a trouvé

que, quand la durée du cycle est comprise entre -= et de

seconde, la perte ne représente que les huit dixièmes de celle observée dans le cas de cycles parcourus lentement.

AIMANTATION PAR INFLUENCE

62. — Résultats numériques. — La relation (3) montre que les valeurs de la perméabilité d'un barreau de fer passent par des variations analogues à celles de sa susceptibilité. D'abord très faible pour de petites valeurs de la force magnétisante, la perméabilité croît rapidement vers un maximum, puis elle diminue indéfiniment vers une valeur peu différente de celle de Tair.

Les courbes, fig. 18 et 19, exprimant les variations de Tintcnsiié d'aimantation d'un barreau en fonction de la force magnétisante, figurent très sensiblement l'induction magnétique rapportée à cette même force si Ton a soin de considérer l'unité de l'échelle des ordonnées comme représentant le nombre 4 tc.

Voici d'ailleurs un tableau des valeurs magnétiques trouvées sur deux échantillons de fer doux recuit et sur un échantillon de fonte grise :

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