Enregistretnent desd^iations. Méthode de MM. Richard
— Il est souvent utile d'enregistrer d'une manière automatique les déviations d'un galvanomètre.
L'enregîsireur remplit l'office d'un observateur patient et fidèle
lorsqu'il s'agît de phénomènes à allure lente. 1 1 permet aussi de saisir au vol et de fixer des déplacements qui, par leur rapidité, échappent à l'analyse de nos sens.
Lafig. 1 10 montre l'appareil Richard employé pour enregistrer les déviations d'un galvanomètre Deprez, lequel est basé sur le même principe que l'instrument décrit au § 217. La palette mobile porte, outre l'indicateur ordinaire, une tige verticale terminée par une plume remplie d'encre à base de glycérine. Cette plume appuie
Fig. MO.
contre un tambour recouvert de papier et animé d'un mouvement de rotation, grâce à un mécanisme d'horlogerie intérieur. La combinaison des déplacements de la plume et du tambour produit sur le papier une courbe continue qui représente les déviations en fonction du temps.
233. — Méthode de l'auteur. — Lorsqu'il s'agit d'enregistrer des mouvements rapides, tels que les oscillations du cadre d'un galvano-
mètre à réflexion , l'auteur a employé avec succès un procédé basé sur la photographie (*).
Dans la fig. 1 1 1, m représente le miroir concave d'un galvanomètre semblable traversé par des courants à variations rapides.
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Fig. III.
Sur ce miroir on envoie un faisceau lumineux intermittent produit par Tétincelle secondaire d'une bobine d'induction éclatant entre une pointe de charbon / et un fil épais de magnésium k. Les interruptions du circuit primaire de la bobine sont réglées par un électrodiapason F, qui possède une période de vibration déterminée. Le faisceau lumineux réfléchi parle miroir et concentré par une grosse leniille biconcave vient former une image de l'étincelle sur une feuille de papier sensibilisé tendue, soit sur un cylindre possédant un mouvement rotatif, soit sur une planchette verticale animée d'un mouvement de descente.
On obtient ainsi une courbe pointillée lors du développement de l'image ; en menant par les points successifs des normales à la direction du déplacement du papier, on gradue l'axe des temps en intervalles de durée égaux et déterminés.
S'il n'est pas nécessaire de connaître la valeur des intervalles, mais si Ton désire simplement diviser l'axe des temps en parties d'égale durée, on peut, au lieu du diapason, employer le ressort interrupteur d'une bobine de Ruhmkorfl^.
Pour obtenir une étincelle bien nette , on ajoutera une bouteille de Leyde en dérivation par rapport aux bornes secondaires. L'étin-
(<) Bulletin de l'Académie. de Belgique, 3c série, t. XVI, 1888. Lumière électrique f t. 3 1, p. 16.
MESURES ELECTRIQUES,
celle de Tinterrupteur du primaire sera combattue, comme dans les bobines de Ruhmkorff, par un condensateur de capacité suffisante.
224. — Méthodes de M. Frôlich. — Pour montrer à un nombreux auditoire la forme des courbes fournies par des courants périodiques, M. Frolîch fait usage du dispositif représenté dans la fig. 1 12.
Fig. 112.
Une lampe à arc envoie un faisceau lumineux convergent sur un petit miroir fixé au diaphragme d'un téléphone parcouru par les courants étudiés. Les rayons réfléchis vont frapper un prisme dont les faces sont couvertes de miroirs plans et auquel on imprime un mouvement de rotation rapide. Le faisceau est enfin reçu par un écran translucide. Lorsque la vitesse de rotation des miroirs tournants est convenablement réglée par rapport à la période des courants qu'il s'agit de représenter, et si ceux-ci se succèdent assez rapidement, on voit sur l'écran, en vertu de la persistance des impressions lumineuses sur la rétine, les courbes figurant les ondulations des courants. En remplaçant l'écran par une plaque photographique, on peut enregistrer ces ondulations.
225. — Emploi de l'électromètre absolu. — On a vu, § 86, qu'en équilibrant par des poids l'attraction qui s'exerce entre les armaturcs d'un condensateur à anneau de garde, on parvient à déterminer la différence de potentiel entre les armatures par la formule
dans laquelle K représente 3^ X lo^®, si les autres quantités sont exprimées en unités C. G. S.
226. — Emploi de réiectromètre à quadrants. — L'électromètre à quadrants, § 91 , d^un usage plus commode que le précédent, est très employé pour les mesures relatives faîtes par comparaison avec une différence de potentiel étalon, telle que celle qui existe entre les pôles d'un élément Latimer Clark en circuit ouvert.
Si Ton doit mesurer une différence de potentiel constante, on commence par charger les deux paires de quadrants à des potentiels égaux et contraires, en les reliant aux pôles d'une pile isolée réunis, d'autre part, par un conducteur de résistance assez forte dont le milieu est à la terre. Le cadre mobile est mis en communication avec l'un des pôles d'une pile étalon dont l'autre pôle est en relation avec le sol. La déviation obtenue ô est proportionnelle à la force électromotrice e de la pile étalon.
0 = Ae, §92.
On répète l'expérience en mettant les deux points dont on cherche la différence de potentiel en relation l'un avec la terre, l'autre avec le cadre mobile. La nouvelle déviation ô' est liée à la* différence de potentiel V cherchée par la formule