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olympienne et par conséquent conventionnelle ; les autres, simuLicu iconica, étaient Jes portraits représentant le personnage dans son attitude habituelle ; ce sont ceux qui honorent le plus l'art romain.
Rayetcite comme l'une des plus belles oeuvres de la statuaire romaine, la
statue d'Auguste, conservée au musée du Vatican, représentant I empereur revêtu de sa cuirasse et semblant haranguer ses soldats.
Ces caractères de sincérité k'^ps* dans l'expression et de fidélité dans la traduction des traits de ia physionomie ne sont pas moins apparents sur le buste d'une jeune Romaine trouvé a la Farnesine.
ou sur le buste de Marciana (fig.
it)2). soeur de Trajan. conservé ju musée du Louvre. La tradition j^recque survivait, mais le sculpteur, étudiant de prés son modèle, apportait à son œuvre cet amour de la \critc qui donne un grand charme à la statuaire. Le buste en bronze de Senèque (fig. ib3).
trouvé à Herculanum et conservé au musée de Naples. est l'une des (.xuvres les plus caractéristiques.
Les exquises figures de danseuses, aux gestes bien rvthmés.
'' sont aussi à citer parmi les meil- > leures cvuvres de la sculpture romaine. Sa belle période correspond au règne des Césars. Sous les Antonins. l'habileté des praticiens fait déjà tort à la sculpture, qui va déclinant jusqu'à la fin de l'empire.
La sculpture ornementale avait sui\i a Rome l'évolution de la statuaire. La meilleure période de production s'étend des dernières années de la république jusqu à la fin du ir siècle de notre ère.
Les fouilles de Poinpei, station b.ilneairc . iic pou\aient fournir, pour cette période de l'art, que des renseignements incomplets; cependant elles rendent compte de linfluence qu'exerçait encore l'art grec. Les célèbres pieds de
luo. Porie du temple de Jupiter il Ba'albek (Syrie centrale V
L ARI ROMAIN
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table à corps de griffon, trouvés dans la maison de Conicliiis Rufus, sont des truvres grecques contemporaines des chapiteaux découverts à Eleusis et presque de même style (fig. 164:. Il s'en faut qii on puisse leur comparer les bas-reliefs les plus vantés de Rome, ceux du Forum de Trajan ; ceux-ci quoique inspirés de la sculpture grecque d'Asie pour les thèmes décoratifs, qui font songer au décor des frises du temple d'Apolk->n a Didyme. sont dépourvus des qualités d'observation qui pourraient donner quelque intérêt
Fir.. 1^7. I-iisc d'cnfjr.ts Icoilcgc bj>.liinuci dans k iii^lmiiim de l.i mji>-iii Jv» Wilii. j Pompci
aux types composites d'enfants ou d'animaux combinés avec des rinceaux de feuillage (fig. ib5 .
Sous les Antonins, ce n'est pas en Italie, mais en Syrie, à Ba'albek, ou en Provence, à Arles, qu'on exécutait des sculptures dignes de celles faites à Rome sous les Césars. La porte du temple de Jupiter à Ba'albek est un type niiîgnifique d'une décoration florale très libre, qui s'est prc->pagee dans l'art chrétien d'Orient (fig. 166). D'ailleurs le centre de l'empire se déplairait suivant que la faveur des prétoriens revêtait de la pourpre impériale tel ou tel chef étranger ; et la liberté relative laissée à chaque province, pour tout ce qui touchait aux croyances, aux usages ou à l'art, explique la formation de ces écoles qui, soit en Asie, soit en Gaule, n'étaient rattachées que par des liens assez lâches aux écoles d'Italie.
La peinture plus encore que la sculpture relesail. en Italie, de lart grec. D'après les indications de Vitruve, les Romains pratiquaient à la fois la liesquc, c'est-à-dire la peinture à la chaux appliquée sur un enduit encore Irais, et la peinture à l'encaustique que la cire fixait à chaud. Il semble aussi qu'on ait employé la résine pciur l'application à chaud de la peinture. Parmi ces peintures, les plus nombieuses n'étaient que les interprétations d'un décor architectc>nique sur un fond uni, noir, blanc, jaune ou rouge. Les maisons de Pompéi conservent de nombreux témoins de cette décoration
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conventionnelle, très acceptable en somme, puisqu il s a>4it d une intcrpretaiion de motifs d'architecture non construits et servant simplement de lignes d'appui ou de cadres a de lé^jers rinceaux ou a des hgures. L'une des plus délicates
FiQ. I c»8 . — L K
sciiHcici.lt Tics^iuc pi
Muscc de Njpic»
est la décoration du triclinimn de la maison des 'Vcttii. dont la frise d'enfants, célébrant un triomphe bachique, a lalUn-c vive et spirituelle des couvres françaises du wiir siècle (fig. 167). D'autres pointures étaient sans doute les reproductions de tableaux célèbres, tel l Hercule ivre, découvert à Pompéi, et conservé au musée de Naples (tig. 108).
LARI' ROMAIN
Lune des plus remarquables par la composition et le style est une fresque d'Herculanum, conservée au musée de Naples, et représentant Hercule et Télephe (Hj^. i6q). Outre ces tableaux mythologiques ou historiques, les Romains affectionnaient le tableau de genre et le paysage. Mais le peintre
FiQ. lOo lU-riiilï cl Tcicphc. Fresque dctouvtric i HcrcuUnuni ( Mu»cc de Njplc»)
romain, comme le sculpteur, semble avoir cherche surtout le caractère de la figure, et parmi les oruvres les plus remarquées provenant des fouilles d'Herculanum ou de Pompéi, la première place appartient aux portraits ifig. 170).
Toutefois, à en juger par les oeuvres décc^uvertes à Pompei, il semble que l'emploi de la fresque y fût de date récente, et que le décor préféré ait été celui de revêtements en plaquettes ou en mosaïques de marbre.
jusqu'ici les maisons de Pompei avaient été dépouillées en majeure partie de leur décoration d'applique, recueillie avec les objets mobiliers au musée de Naples.
îo.
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Depuis les dernières fouilles, on ;i eu l'excellente idée de conserver en place, notamment dans la maison des Vettii, la décoration et le mobilier des différentes pièces, au bénéfice de l'enseignement, et aussi au grand profit des visiteurs.
C'est dans les écoles alexandriiies que s'étaient formés les mosaïstes qui portèrent en Italie les thèmes décoratifs et les prc-)cédés d'un art nouveau; l'usage des mosaïques de marbre pour les dallages et les revêtements fut promptement généralisé dans les provinces. On a trouvé des dallages de mosaïque en Grèce, en Tunisie, en Algérie et en France (fig. 17 1 . Toutes les maisons importantes de Pompéi en étaient pourvues. On avait figuré en mosaïque sur le dallage, à l'entrée, le ctiien gardien de la maison avec l'inscription : Cave canem. La mosaïque formait aussi des frises à rinceaux de feuillages ou de fruits, dans lesquels s'intercalaient des animaux, des masques, etc. (fig. 172).
La mosaïque de verre d origine orientale n a été introduite en Italie qu au v' siècle, pendant le temps de l'occupation de Ravcnne par les Goths, et l'une des mosaïques les plus anciennes est la mosaïque à fond bleu du tombeau de Galla Placidia. Cependant l'industrie du verre, prt^pagée d'Egypte en Italie, avait reçu dès le commencement de l'empire des applications nombreuses. Outre les vases et fioles de verre réservés aux usages domestiques, on a trouve dans les fouilles de Pompéi des plaques de verre gravé à plusieurs coucfies ayant l'aspect des plus beaux onyx.
Les Romains excellaient dans le travail des métaux, et si les objets niobiliers de bronze recueillis en grand nombre dans les fouilles de Pompéi et conservés au musée de Naples, tables, lits, sièges, trépieds (fig. 173), vases, etc., ne témoignent pas toujours d'un goût très pur, ils font assez connaître la maîtrise des fondeurs et des marteleurs de métal.
Les Romains ne faisaient que continuer d'ailleurs les traditions des Étrusques. Les objets lAc bronze découverts dans les tombeaux en Etrurie sont aussi parfaits pour la composition et l'exécution que les objets similaires découverts en Grèce.
Sm- une grande patcrc étrusque, conservée à la Bibliothèque Nationale, un décor de boutons et Heurs de lotus en gravure, anak^gue au décor peint sur les plats rhodicns, occupe le fond. Le manche est formé par une figure nue d'un grand caractère représentant sans doute Polyphème. Le personnage porte sur sa tète et soutient, les bras levés, un motif de décoration à jour qui relie la patère au manche et cjui semble représenter les compagnons d'Ulysse. Sur la tète du géant est la volute caractéristique qu on trouve aussi bien à Rhodes et en Asie Mineure qu'en Etrurie.
Les Etrusques excellaient d.\\\> hi décoration j^raxcc des cistes ou coffrets de bronze. Ceux qui sont conserves au Louvre sont d'un intérêt particulier pour les sujets représentés qui sont des sujets grecs : par exemple, la légende
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de Promethéc. La poignée du couvercle est généralement formée par des figures d'acrobates ou de lutteurs dont les gestes très hnement observés sont parfaitement rendus en même temps qu'appropriés à la destination de ces figures.
Les bron/es recueillis dans les fouilles de Pompéi indiquent la persistance des formes grecques dans le mobilier romain; mais en Italie, les formes qui
V<ct< de jeune knimc ( S.ipho I provcnjiu il Herculanum. (Muscc de Naples.)
semblent avoir eu le plus de faveur sont les plus compliquées. Les animaux. les figures qui constituent les anses des vases de bron/e s'appliquent à des galbes tourmentes et les attaches accusent trop souvent un défaut de composition et d'ctudc. La figure humaine est employée au hasard : ainsi on forme avec des réductions de bustes en bron/e des pesons de balance.
C'est toujours le luxe remplaçant l'art. Les armures de bron/e et de cuivre repoussé accusent encore cette tendance de l'art rc'tmain ; tandis que les casques trouvés dans les tombes étrusques ont, comme les casques grecs, une décoration très simple, sur un casque trouvé à Hcrculanum et dont la forme est celle d un bonnet phrygien, des animaux et des c>iseau\ forment une
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baïuie décorative que soutiennent des rinceaux de teuilla^es. Les casques de >;ladiatcurs trouvés a Pompéi sont surcharj^és de bas-reliefs jusque sur le cimier.
Les Mictaux précieux ont été traités, a la belle époque de lart romain, avec plus de délicatesse. La vaisselle d argent trouvée a Bosco-Reale. et donnée au Louvre, fournit les types les plus précieux d'une orfèvrerie délicatement
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Fn.. 171. Mosiimiic d<coiiv:ru- j N>mCN tn r88^.
ciselée au repousse et dont les tornio ont une originalité qui caractérise dan> l'art romain tous les objets ayant une destination précise.
Une coupe d'argent à deux anses (tîg. 174). dont le décor est fait de branches d'olivier ciiargees de leurs inuts, est peut-être l'ixnure d'orfèvrerie ancienne la plus parlaite qui soit parvenue jusqu a nous. Les olives exécutées au repoussé sont presque en ronde-bosse, le ciseleur n'ayant conservé que la quantité de métal nécessaire pour rattacher la saillie au fond.
Le décor de ces vases n est pas toujours d'aussi bon goiit. Quelques sujets mêmes paraissent singulièrement choisis; par exemple, la
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danse macabre, qii on est surpris de rencontrer a cette époque, et sur un vase à boire.
Un autre trésor découvert a Bernay et conservé a la Bibliothèque Nationale nous montre des vases ou cantliares bachiques en argent, dont les thèmes décoratifs, masques, figures et fonds de paysages, sc^nt compliqués et d'un médiocre effet.
Des vases de formes différentes, mais ayant une décoration analogue, ont été recueillis dans un autre trésor, celui d'Hildcsheim, dont la prc">venance
Frist en mosaïque d< marhrt trouvtc a Pompcï. ( Miisf r d< Nipl<»
indique assez le faste que devaient dépk">ver les administrateurs romains jusque dans les provinces les plus lointaines.
Une patère ayant au centre une figure d'Hercule enfant étouffant des serpents est une cvuvre beaucoup plus intéressante : elle accuse une composition mieux pondérée, en même temps qu'une véritable perfection dans l'exécution au repoussé du buste et dans le décor gravé <.\u bord de la patcrc(fig. 175).
Les objets les plus précieux de ces trésors sont pcut-ctrc les plus simples. Ainsi, dans le trésor d'Hildcsheim. une puiscttc en argent, dont le manche élégant semble forme par deux tiges fleuries, est plus séduisante que les objets dont le décor est surchargé de figures ou d'animaux en relief.
La céramique est loin d'avoir eu. à Rome, sous l'empire, I importance qu'elle avait eue en Grèce et dans les colonies grecques. Cela n'est pas surprenant si l'on songe que dès la fin du v' siècle la substitution, pour le décor des vases, des figures claires aux figures à silhouettes noires et l'imitation sur les vases, avec les ressources imparfaites des argiles colorés, des tableaux peints, avait eu pour cc>nséqucncc en Grèce la décadence de la céramique.