L'ART SOUS LES DYNASTIES THEBAINES
Sous l'empire thébain comme sous l'empire mcmphite. c'est l'architecture religieuse qui caractérise le mieux l'art égyptien. Les fouilles n'ont pas encore mis à découvert de grands temples antérieurs à la XI' dynastie, c'est-à-dire à l'cpoque où l'empire égyptien menacé dans le Delta par le dcveloppemcnt des empires asiatiques recula sa capitale jusqu'à Thebesdans la Haute-Egypte.
Les temples des rois tliébains sont demeures presque intacts, et leur étude a été poussée assez loin pour qu on ait pu de nos |Ours en reconnaitre les dispositions essentielles.
Le sanctuaire était une salle presque obscure, où n'avaient accès que le roi ou les prêtres. Une sorte de tabernacle, evidé dans un monolithe de granit, ou une niche creusée dans la muraille, ou encore une barque posée sur un piédestal, recevaient, à certains jours, l'eftigie ou le symbole de la divinité. Autour de ce sanctuaire étaient groupées des chambres ou les prôtres cmmagasiiuiient le matériel ilu eulte.
En avant ou a cote de ce noyau de constructions, on édifiait des salles pouvant recevoir les prêtres et les hauts dignitaires, aux époques de fêtes solennelles.
Ces grandes salles, couvertes par des plafonds de pierre, que soutenaient des colonnes ou des piliers, étaient précédées de cours, entourées de portiques où le peuple avait accès. L'ensemble de ces constructions formait genêralen\ent un rectangle clos par des murs, dans lesquels étaient percées plusieurs portes. La porte principale donnant accès dans la première cour était flanquée de deux tours rectangulaires, de pvlones. donnant à cette entrée monumentale un caractère de grandeur qu'accentuaient encore les statues et les obeli?ques
L ART HGYPTIEN
érigés en avant de ces tours, tels qu'on les voit encore à l'entrée du temple de Louqsor (hg. i 3). Les obélisques continuaient la tradition des pierres levées. C'étaient les jalons monumentaux indiquant au loin l'entrée du temple et couverts d'inscriptions en l'honneur du roi fondateur. Une large avenue.
Fia. |3. Pylône», colos^cs et ob<lis>{u< j Icntrct du I \-mpl< de Louqs.ir. iThëbtj.)
que décoraient des sphinx, précédait la porte principale : c'était le cheniin où devaient évoluer les processions. Le plus souvent une enceinte de briques englobait tout le terrain consacré.
Si ces dispositions essentielles n'apparaissent pas à première vue dans tous les temples, cela résulte de ce que chaque prince tenait à honneur d'ajouter au temple édifié par des prédécesseurs quelques salles grandioses, dont la décoration rappelait le succès d'iuie expédition entreprise sous son règne, et
LAKI HANS LAMIQUlTt
duc a la faveur du Dieu, ou quelque autre fait mémorable. C'est ainsi qu'à Kariuik le yjraml temple, étudie une première fois par Mariette et relevé par l'architecte Brune, offre a premier examen un aspect confus, du a la juxtaposition des constructions échelonnées de régne en règne.
On attribue à Ousirtasen 1" la fondation du premier temple, construit en calcaire et en grés, et dont subsiste encore une salle à piliers. Les pharaons des XIII et XIV' dynasties y consacrèrent suivant M. Maspero des statues
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