‹ Leçons sur l'histoire de l'artChapitre 6 sur 38 · ij.)\c hspo I · texte numérisé non relu

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et des tables d ottrandc>. Au wiii' siècle avant notre ère Thoutmes <■ Thoutmosis » I" fit au temple primitif une addition considérable , édifiant des chambres nouvelles précédées d'une cour et trois pvloncs. Sous Thoutmes 11 et sous la régente Hatasou " Hatshopsouitou ». les murs du temple agrandi furent décores de bas-reliefs, et quelques-unes des colonnes de la première coin- furent abattues pour faire place à deux magnifiques obélisques. Thc-iutmcs lli lit un nouveau sanctuaire en granit. On lui attribue la reconstruction lie salles dont la plus importante, désignée sous le nom de <■ promcnc>ir ». retient I attention par la forme de ses colonnes à ib pans, avant I aspect de colonnes doriques et surmontées d'un épais tailloir. M. Maspcrc^ croit que cette salle devait être une sorte de reposoir pour les processions qui circu-

Fie. 14. Alice ccnirak de I.1 >.illc hypostylc du temple de Kjrnjk Thcbe».

LART EGYPTIEN

laient dans I enceinte. Cette enceinte date aussi du régne de Thoutmcs 111 qui aurait creusé le lac des barques sacrées, et aurait encore, suivant une direction presque perpendiculaire au grand axe du temple, établi deux nouveaux pylônes.

Cet élargissement fut suivi d'un autre sous Amenophis " Amanhatpou, Amenothcs » 111 qui éleva dans la première direction, un nouveau mur de fat^ade perce d'une porte nionumcntalc. Plus tard, sous les pharaons de la

l-H. .>- S,: , . luorhcllcnu-nl ..1, lompl,: de Scli iScl.Miil I- .. Aln.l.'»

XIX" dynastie, sous les Ramcssidcs. tut entreprise la construction d inie salle hypostylc colossale, couvrant une superficie de 5.ooo mètres, et coupée par une allée centrale, dont le plafond, surélevé à 23 mètres au-dessus du sol, reposait sur des colonnes à chapiteau campaniformc tandis que les plafc^nds du bas-côté s'appuvaient sur 12: colonnes à chapiteau lotiforme

Des « claustra », formés de dalles évidées au-dessus des terrasses des bas-côtés, laissaient filtrer la lumière à l'intérieur de l'allée centrale (fig. i5).

C'est principalement à Seti « Setoui » 1" et à Ramsès 11 que revient la gloire d'avoir édifié cette magnifique salle.

La cour à portiques ne fut entreprise que plus tard sous les Bubastites.

Le roi ctiiiopicn Taharqou établit .ui milieu de cette cour une avenue d'énormes colonnes dont l'écartement est tel qu'il eut été à peu près impos-

lo 1. ARI DANS 1. ANTIQUITE

sible de les couvrir par un plafond lapidaire. On travaillait encore à Karnak sous les Ptolémces, mais les trcmhlcnicnts de terre de l'an ij arrêtèrent les travaux qui ne furent plus repris.

Dans l'intervalle des jurandes entreprises chaque prince tenait a figurer, au moins par des inscriptions sur les colonnes du temple, dont la décoration resta souvent inachevée.

Le désordre apparent des constructions était la conséquence obligatoire d'un défaut de plan d'ensen>ble: le terrain ne se prêtait pas toujours aux agrandissements projetés. Ainsi a Louqsor, lorsque le temple d'Amenophis III, agrandi sous Seti I", fut encore augmenté de constructions nouvelles sous Ramsès 1 1 , on dut. a cause des sinuosités du fleuve, dévier l'axe principal du temple et construire sur une direction biaise la cour entourée de portiques, et le grand pylône que précédaient les obélisques et les colosses.

A Abydos, la proximitc des collines modifia la disposition généralement adoptée. Les salles hypostyles du temple de Séti I'' étaient bien précédées de pylônes et de cours ; mais ces salles trcs réduites en profondeur n avaient point d'allée centrale, elles étaient percées de sept portes, correspondant a sept chambres parallèles, comprenant le sanctuaire et ouvertes sur la seconde salle: ces chambres étaient voûtées en encorbellements (fig. i6).

Derrière ces chambres, et creusée dans la colline, était une salle hypostyle, se développant en largeur, et c'est sur la gauche qu'étaient disposées les chambres à colonnes et autres dépendances qui ne trouvaient point leur place en arrière du sanctuaire.

L'étranglement de la \allcc du Nil, au Gebel-Silsilch et en Nubie, suggéra aux architectes l'idée de rétablissement du temple en souterrain, I entrée seule en étant accusée par une fai,'ade, prise sc^uvent dans les flancs mêmes de la colline. S'il s'agissait d une simple chapelle comme celle d'Harmhabi au Gebel-Silsileh. une galerie parallèle au fleuve était évidée dans le grès: on conservait dans la masse les piles de soutien nécessaires, et sous la galerie s'ouvrait directement le petit sanctuaire.

Si le terrain s'y prêtait comme à Gerf-Hossein, le pylône, la cour et la salle hypostyle étaient à découvert ; le sanctuaire seul était souterrain. La même disposition fut adoptée à Ouady-ès-Seboua pour le temple eleve par Ramsès II. Mais à Ibsamboul « Isamboul ». l'étranglement de la vallée était tel que les temples durent être entièrement cicuscs dans la colline de grès. Les colosses et le pylône auquel ils sont adosses ont ete tailles dans la masse formant pour le grand temple une lat;ade monumentale dont l'aspect est saisissant (fig. 17). La salle intérieure, dans laquelle la porte donne accès, est soutenue par d'énormes colosses à ligures d Osiris soutenant le plafond. Au delà est une seconde salle hypostyle sur laquelle s'ouvre le sanctuaire compris entre deux chambres.

Le petit temple consacre a la déesse Hathor n a qu'une seule salle à

L'ART liGYPTIEN

piliers hathoriques, couronnés par la tète de la déesse à oreilles de génisse.

Sur sa façade sont quatre colosses de Ramsés et deux de sa femme Nofritari.

Le type de ces monuments religieux, si l'on élimine les constructions

accessoires élevées de règne en règne, parait être le temple édifié au sud de

hiH. 17. — Colosses de Ramscs II i IVntrcc du ^rand Icmpic souicmin d Ihsamhoul.

Karnak en l'honneur ilu dieu Khons m Khonsou ". par les rois de la XX' dynastie.

S'il est inférieur pour les détails de sa decoratic^n aux grands temples de Thèbes. il caractérise nettement depuis l'entrée jusqu'aux chambres entc-turant le sanctuaire, ces divisic'>ns qui dans le temple égyptien semblent par transitions conduire les mortels de l'avenue de Sphinx et de la cour inondées de lumière dans des salles hypostvles ou le jour ne pénètre c|ue par des fentes du

7î 1. ARI DANS I.ANIIOUITE

plafond ou par les étroites ouvertures des dalles éclairant l'allée centrale, et de là dans des salles obscures tjui lornient pour la divinité une habitation mystérieuse.

Ces gradations sont ménagées dans tous les temples, aussi bien dans les

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monuments religieux auxquels ont travaillé différentes dynasties que dans les temples funéraires qui. a Thcbcs. ont ete edihes sur la rive gauche du Nil. à proximité des collines et du x.ilion ou se cacluiicnt les tombes royales.

En eltet. sous les dynasties thebaines, la chapelle fiuiéraire s'était développée au point qu'il soit difficile de distinguer du temple consacre à un dieu, celui qui est eleve en l'honneur d'un pharaon divinise. La croyance aux épreuves de l'âme avait aide au développement de la sculpture et de la peinture, non seulement mu les parois et les colonnes des temples, mais

L ART EGYPTIEN '

encore sur les galeries souterraines et les chambres qui aboutissaient au caveau. Seti I" est représenté tantôt assis sur les genoux de la déesse Hathor (fig. i8). tantôt naviguant sur la barque solaire, tandis que la momie et les statues supports du double sont figurées avec les prêtres qui subviennent à leurs besoins. Sur les plafonds sont représentées les constellations correspon-

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Fil.. 1^. — Vue d'tiiicml k des riiints du Kjmcsstion et des collines de I Assassir. i hebcs.

dant aux voyages de lànic. et lui servant de guides pour ses pérégrinations célestes ou souterraines.

Les tombes royales de l'époque thcbaine étaient d abord creusées dans la colline du côté de la plaine. Lorsque la place fit défaut, peut-être au temps d'Harmhabi ou de Ramsès 1". on pénétra par une tranchée dans le \allon situé en arrière de la colline, et auquel les tombes de Ramessides ont fait donner le nom de Vallée des Rois.

Mais c'est dans la plaine du Nil et de 1 autre côte de la collmc que s élevaient les temples funéraires, monuments de la magnificence royale, celui de Gournah consacré à Ramsès 1" et à Seti I' . fondateurs de la XIX' dynastie.

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