‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 113 sur 179 · SEGMENT PÉRIPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

SEGMENT PÉRIPHÉRIQUE

qui possèdent par places des boules de myéline, et dans l'intérieur desquelles il y a un tube nerveux régénéré (voy. PI. II, fig. 2) . Ce tube est très-grêle, en général son diamètre ne dépasse pas 4 millièmes de millimètre, et il présente la coloration gris-bleuâtre caractéristique de la myéline teinte par Tacide osmique. 11 possède des étranglements annulaires parfaitement nets, mais beaucoup plus rapprochés que ceux des tubes nerveux normaux. C'est ainsi que, dans une de ces petites fibres dont le diamètre est de 4 millièmes de millimètre, les étranglements sont à une distance de 150 millièmes de millimètre. Les segments interannulaires, qui présentent, comme dans les nerfs normaux, un seul noyau en leur milieu, sont donc beaucoup plus courts que dans les tubes nerveux adultes, où ils mesurent, comme vous le savez, 1000 millièmes de millimètre en moyenne. Leur longueur est en rapport avec le diamètre de la fibre, comme il en est du reste dans tous les nerfs.

Si les étranglements annulaires avaient été connus, cette seule observation aurait suffi à prouver que les fibres grêles du segment périphérique d'un nerf sectionné sont de nouvelle formation, puisqu'elles ont des segments inlerannulaires d'une longueur qui leur est spéciale.

Dans quelques-uns des anciens tubes, vous observerez non-seulement une, mais deux, trois, quatre ou un plus grand nombre de fibres nerveuses nouvelles (voy. PI. II, fig. 1). Il est même parfois impossible d'en déterminer le nombre, non pas tant à cause de leur grande quantité, que parce qu'elles sont enroulées les unes sur les autres. La difficulté de les compter augmente encore quand cet enchevêtrement se produit au milieu des boules de tayéline demeurées dans les anciens tubes.

Du centième au cent soixantième jour, et quelquefois

KAllYIUi 8IST. XLRV., T. H. 4

RfiGKNeiUÏÏbiï DES lŒttFS SRCtVm mâme déjà au soixaiilième, on rencontre dans le segmi'tit périptitirique du nerf sectionné des ttibus nerveux à myéline de nouvelle Formation, qui no sont ftas contenus dans de vieilles gaînes de Schw.inn ; ils sont îibsolument libres. Bien que semblables h ceux d'un nerf normal, ils oni un diamètre moindre; leurs étranglements sont également plus rapprucltés. C'est ainsi que, sur l'un d'entre eux dont le diamètre éUiit d» 10 millièmes d» millimètre, les étranglements tétaient distants de 500 ou 400 millièmes de millimètre. Les lubcs nerveux de celte espèce sont trèssouTcnt accompagnés d'une Gbre nerveuse sans moelle qui les cilloie, ou d'un tube à myéline extrêmement grêle, qui passe tantôt sur l'un de leurs ciltés, tantôt sur l'aitlre, et qui s'enroule autour d'eux comme un ctièvrereuiUe autour d'un arbrisseau.

Vous ob^îrvercz encore des faisceaux de tube^ nerveux qui sont absolument libres et autour desquels vous ne paarrez distinguer aucune gaine qui se rapiKirlei-ait à la gaine deSchwanu d'un ancien lube.

Enlin, vinis serez témoins encore de l;i division de quelques tubes nerveux (l'I. 11, fig. 5). Vous en verrez qui, au niveau d'un étranglement annulnire, donnent naissance ù deux tubes de nouvelle formation qui se dirigent vers la périphérie.

11 est une dernière observation relative au segment péripliérique, qui a été faite d'abord par Waller et vérifiée depuis par un certain nombre d'bistologistes : au milieu des difTcrenls tubes nerveux dont je viens de vous donner l;i description, il y a des corps ovoïdes constitués par un [ilus ou moins grand nombre de boules de myéline noyées dans une masse prutoplasmique commune. Dans leur intérieui', il existe un ou deux noyaux. J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de ces corps à propos de la dégénéralion (voy.

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