UMES ÉLECTRIQUES ÉTUDIÉES A L*AIÏ)E DU NITRATE D'ARGENT
que jamais observalion hislologique, excepté celle des petites croix dessinées par l'argent au niveau des étranglements annulaires^ ne m'a fait plus de plaisir. Quand on interroge la nature, comme on disait au siècle dernier, et que la nature donne une réponse nette et précise, celui qui reçoit cette réponse, s'il est véritablement amoureux de la science, éprouve une grande joie.
Pour bien réussir dans l'application du nitrate d'argent à l'organe électrique, il faut d'abord enlever, avec le plus grand soin, la peau qui le recouvre, en évitant d'entamer les prismes. Puis, passant la main sous le ventre de l'anjmal, on fait bomber la surface dorsale dénudée de l'organe, et, prenant avec une pince un cristal de nitrate d'argent un peu gros, on le passe à plusieurs reprises sur la surface saillante et tendue des prismes, jusqu'à ce qu'elle devienne opaque et blanchâtre. Ensuite, en se servant d'un rasoir, on retranche une couche plus ou moins épaisse de l'organe comprenant ces parties blanchies qui ne larderont pas à devenir noires, et on la plonge d'abord dans l'eau distillée pendant quelques minutes, puis dans un mélange d'une partie d'alcool et de deux parties d'eau distillée. Les lames peuvent séjourner dans ce mélange un temps indéterminé sans plus s'altérer; même au bout de six mois, elles sont encore bonnes pour l'étude.
Après que l'on a excisé avec de petits ciseaux la calotte de l'un des prismes, la dissociation des lames est pratiquée dans l'eau, comme je l'ai dit pour celles qui ont été traitées par l'acide osmique; mais ici leur séparation est plus difficile, et il est nécessaire d'y mettre plus de soin.
Le résultat obtenu n'est pas constant, c'est-à-dire que l'effet du nitrate d'argent n'est pas le même sur les différentes lames. C'est, du reste, un caractère très-général de ce réactif; sur un grand épiploon, par exemple, qui aura été plongé
nWAW. ËLECTRIQI'E DE U lORPOLE.
dagitédaniDnlain (te nitrate (l'aïeul, on trouvera, à oAlê de parties où l'imprégnai ion aura bien réussi. H'autns tadroit» où il ne se remarquera aucun vfTcl ; d'autres enooR oà le lis^n sera simplemenl coloré. I^ même phénomène se produit sur les memttranes ti''nducs en place: ce qui proute que, dans l'impré^ulioii de lYpiploun, il dVsI pas dû aux plis que t»; deruicr prvnd dans la solution. Dans l'organe élcclrique, toutes les lames ont &é blanchies; toutes ont donc 4^l£ attcinles, et cependant à rcsamcntnîcroscopiqae elles ont des aspects fort diflëmnU ; bien plus, dans uue même lame, il y a di-s |iarlies qui presentent très-Dettemcnl l'image dont je nis vous entretenir, tandis que sur des parties voisines il s'en moulre unt; autre.
Le fait qui avait excite mon admiration en juillet 1875 était le dessin des arborisations nerveusiis rd<en'ées en blanc snr un Tond coloré. Mais, avant de tous le décrire, il but que je vous parle du résultat que j'ai obtenu dans ce qui était proprement l'objet de ma recherche : l'esistcDce on l'absence de cellules autour des noyaux. Dans les parties od les urliurisa lions ncrveu^*"* sont netti'«, lo= novaus ne le sont piis, [.indis que, réciprotjui'mcnt, lorsque les novaux se voient neltement, les arborisations sont indistinctes. Clioisissons un endroit qui pré-^ente ce dernier caraclèfii. Les noyaux, réservés en blanc sur un fond noir granuleux, apparaissent comme des cercles absolument incolores, limités direclem(ml par les •rianulalinns de la substance environnante. Dans certains points, par suite du retrait de celte snbslance, ils sont entourés d'un es[iace clair, mais c'est là une cxceplion. On est donc conduit à admettre que les noyaux de la couche intormédiaiie ne sont pas contenus dans des cellules spéciales, mais sont simplement logés dans la substance qui couslituc celte couche. Celle-^i doit être considérée, par conséquent, comme une lame cellulaire à