‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 137 sur 179 · STRUCTURE DES FAISCEAUX PRIMITIFS DES MUSCLES STRIÉS · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES FAISCEAUX PRIMITIFS DES MUSCLES STRIÉS

la conception des éléments musculaires {sarcous elemmts de Bowman). I)*après cette conception, le faisceau musculaire tout entier serait constitué par de petits prismes placés très-régulièrement les uns à côté des autres. Une rangée longitudinale de ces éléments composerait la fibrille, tandis qu'une couche transversale de ces mêmes éléments formerait le disque; c'est à leur arrangement admirable que serait due la belle slrialion du faisceau primitif.

Cette théorie, formulée par Bowman dans sa simplicité première, a élé appuyée ensuite sur une autre hypothèse, l'existence de deux espèces de ciment entre les éléments musculaires: un ciment longitudinal dissons par l'alcool, l'acide chromique, les bichromates alcalins, le sublimé, en un mot par toutes les substances qui durcissent le muscle, et un ciment transversal dissous par les acides dilués, par la potasse, en un mot par tous les réactifs qui ramollissent le muscle. C'est ainsi que l'on expliquait sans difficulté la division du faisceau tantôt en fibrilles, tantôt en disques. La simplicité même de cette hypothèse aurait dû faire naître des soupçons sur son exactitude ; mais je ne veux pas m'arrêter sur ce point, qui est aujourd'hui dépassé depuis longtemps.

Plusieurs hislologistes, Amici entre autres, ayant examiné des muscles dans de bonnes conditions et avec d'excellentes lentilles, reconnurent que la striation musculaire n'était pas aussi simple qu'on l'avait admis jusqu'alors. Au milieu de l'espace qui sépare deux éléments musculaires superposés, ils remarquèrent une strie transversale fine qui tranchait sur les [)arties voisines par une réfringence plus grande. Celle observation ne permettait plus d'admettre que le faisceau primitif fut constitué simplement par des éléments placés au-dessus et à côté les uns des autres. Aussi rhypothèse des sarcous éléments fut-elle remplacée par

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une série d'autres tliéories ; je ue tous en parlerai pas ici ; je vous rappellerai seulement que chacune des découvertes successives faites dans le détail de la structure de la libre musculaire striée a amené de nouvelles théories sur sa constitution et surtout sur son mode de contraction, problème le plus intéressant de tous.

Une seule de ces théories subsiste encore aujourd'hui, et je dois par conséquent vous en dire quelques mots ; c'est la théorie de Krausc, dite de la cuse musculaire.PourKraasK, la fibrille musculaire est un tube membraneux, divisé en une série de cases ou de compartiments par des cloi&ous transversales. Ces cloisons correspondenl aux stries mina'S découvertes par Amici. La portion de la librille oomprisc entre deux stries minces supcrposét's, c'est-à-dire la case musculaire, est remplie d'un liquide dans lequel nage un prisme plus dense. Le raccourcissement du faisceau est produit par le déplacement du liquide qui, dans la ctmtraclion, va se loger sur les côtés du prisme, tandis que les cloisons supérieure el inférieure de la case viennent s'appliquer à la face supérieure et à la face inférieure de ce dernier. D'après cette conception, l'élément musculaire {sarroiis clemenl) ne joue aucun rôle essentiel dans la contraction; il devient un simple flotteur.

Celle tbéorie paraissait vnnscmblable et fut adoptée généralement en .Vllemagne ; eu France, on ne la connaissait guère que par oui-<lire.

■Eu examinant d'autres muscles et en employant de nouvelles métbodes, on arriva à reconnaître une nouvelle strie transversale, au milieu même de rélénient musculaire. La théorie de la case musculaire n'était dès lors plus soulenable, el il fallait imaginer une autre hypothèse. Cette strie nouvelle, appelée strie de lleiisi^n, du nom de celui qui l'avait découverte, l'ut considérée par quelques bîstologistes, et en-

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