‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 139 sur 179 · FIBRILLES DÉ L'AILK DE L'HYDROPHILE · texte numérisé non relu

FIBRILLES DÉ L'AILK DE L'HYDROPHILE

des cise«nux une portion de celle masse, portons-la sur une lame de verre et dissocions-la avec les aiguilles en nous aidant de la demi-dessiccation pour tendre les fibrilles à mesure que nous les isolerons; puis laissons tomber sur allas une ou deux gouttes de la solution d'iiématoxyline (voy. p. 150). Quand la coloralion sera produite, lavons à l*eau pour enlever le superflu de la matière colorante, et, après avoir déshydrate au moyen de l'alcool absolu et éclairci avec l'essence de girofle, montons la préparation dans le baume du Canada.

Entre les faisceaux, dégagés d'une manière incomplète, nous trouverons des fibrilles complètement isolées, qui, atteintes sur toute leur surface par la matière colorante, apparaîtront d'un bleu intense. Examinées à un grossissement de trois cents à cinq cents diamètres, ces fibrilles (voy. PI. VI, tig. 4, B), qui ont de deux à trois millièmes de milHmètre de diamètre, se montrent constituées par une série de segments cylindriques colorés et séparés les uns des autres par des espaces incolores, traversés eux-mêmes à leur milieu par une fine strie transversale colorée. Nous appellerons le segment cylindrique coloré : disque épais; la strie fine : disque mince ; nous donnerons le nom d'espace clair à la bande incolore qui sépare le disque mince du disque épais.

Si, au lieu de pratiquer la dissociation sur le muscle frais, nous le faisons macérer auparavant pendant vingt-quatre heures dans l'alcool au tiers et que nous le traitions ensuite comme nous l'avons dit, nous verrons se produire constamment (sur les fibrilles bien tendues) dans le disque épais un espace clair central, qui correspond à la strie de Ilensen (voy. PI. VI, fig. 4, A). Mais ce qui est important à noter, c'est que cet espace ne se colore pas, tandis que le disque mince qui correspond à la slrie d'Âmici

238 TERHINAISO!* DES NERFS DA'VS IfiS HUlftMR STHlfts. se colore. La strie He lïensim n'e^^ donc pas une cloison comme li slrin d'Aniici. et dès lors lu tlivoric rjur Muikil a finiiiée sur l'cKistcna' d'une seconde cloison n'esl plus soulcïniibie. Nous iippel lirons celle strie claire: strie ou espace intiTmédinire.

Avant d'alhîr plus loin, je iloî^ .ijoiiler ici qnr. d'apivs mon obsi^rvation, les rihrilles do l'aile de l'iiydrupliilc ne doivent pus i^lru consldéiéi^s comme des ril)rilles propre- . ment diles; c'est-à-dire comme les dernier-s elt^mcn'-s indi*comiiiisublis de la substance musculaire slriée. .l'aï vu en efl'el très-nctiL-menI et à phisieiii's reprises une fibrille de l'aile S.0 bil'urquer en deux fibrilles jiUis fines et inégales. Or, rhjr|iullicse de l'exislence de la fibrille comme dernier élément ilti muscle strié était fondée pi'écisémcn*, sur l'observuliou des muscles de l'aîle de l'hjdropbilc, qui, se iéparant spontanément en fibres très-fines, semblaieni donnei' à riiistologisle le type de la fibrille (ju'il ne pouvait isoler iju'arlilieii'llement dans les aulres muselés. Si donc, comme je l'ai constaté, ces fibrilles sont décomposa blés, elles ne forment plus l'élémenl primitif, et l'existeni» même de la fibrille en tant qu'unilé morphologique doit être remise en question. La fibrille de l'aile de l'Iiydrophile correspond, à mon avis, au cylindre primitif des vertébrés.

Le second objet dont j'ai à vous entretenir est la libre de l'œsophage de la blatte orienlale.

Cet infecte, le cafard dps boulangers, que vous pourrez toujours vous procuier facilement, possède un œsophage dont la portion renllée oecujie presque toute la longueur de l'abdomen. C'est sur la tunique musculaire de cet œsophage tjuc l'on |)eut faire les meilleures obsei-vations relutivernent à la constitution delà fibre slriée. J'ai lait ces observations tout récemment et je suis biefl

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