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ŒSOPHAGE DE LA BLATTE ORIENTALE. ÎZ

Lorsque Texti^nsion obtenue au moyen de la demi-dessiçcalion a été un peu forte, il arrive quelquefois que l'inlervalle enlre deux disques minces ayant été anormalement agnmdi, la partie cealrale du disque épais est séparée soit à Tune de ses exirémilés, soit à Faulre, de ses disques accessoires, tandis que ces derniers conserv<»nt leurs rapports avec le disque mince ; elle prend alors une position variable dans l'espace qui lui est ménagé.

Celte observation élablit que le disque central est séparable des disques accessoires, et que les uns et les autres ont par conséquent une existence bien réelle.

J'ai encore à vous parler d'un aulre fait que Ton observe sur les fibres musculaires de l'œsophage de la blatle orientale : Tinjeclion dans la cavité viscérale de l'insecte d'un liquide aussi irritant que l'acide osmique a provoqué la contraction de l'œsophage. Aussi trouve-t-on, de dislance en distance, sur b^s faisceaux musculaires plais qui le recouvrent, des zones de contraction. Dans ces zones, où il serait impossible de distinguer les détails que je viens de décrire, on remarque seulement des slries alternativement claires et foncées très-rap[)rochées les unes des anlres. Entre les parties contractées el celles qui sont en extension complète, il en exisie d'inlermédiairo^, où l'on peut suivre les changements successifs apportés par la coniraclion dans le faisceau musculaire sirié. Ici, les illusions que je vous signalais à propos des fibres nmsculaires vivantes ne peuvent plus se produire, puiscjue notre observation porle sur des faisceaux plais constitués par une seule couche de fibrilles.

Examinons donc ces parties intermédiaires, en commenç.int par celles qui sont au voisinage immédiat du muscle tendu à l'étal de rehichenient. La première modification que l'on remarque dans ces j.orlions lé;;èrement contrac-

iùi TKHBI.UISOS DES NKIIFS flA^S LKS Mi SCLES STRIÉS ^

lées consisU; m ce que lr« iliscjues iictîfsstiires w rapfimchciildu iliïiqiie {)rinci|ial et S4! conroniiiml nvec lui; mais, dans le cylindre formé pur leur réunir»!, les exlrcmilM soiil plus fnrlBinent colorées que lo rciitri", ce ijui tîenl i t-e que les disques «wisssoia's ont pour la matière coloranli: uni; afliniti! plus C4>n!?.i<iér»l)le. Dans la nigion lu |ilus wisine de la 7.(ine de conlriiclion, les espaces clsïi-s des deux riKés (lu disque mince ont disparu k Irur Ittur, cl ta slmtion est l'ormée simplement par de» bandes alternatives claires et runcées. Les liatides luncitcN sont constitue!» par le disque mince et les deux disques accessoires qui 1<> touchent, et les bander claires par la partie centrale du disque lipais. Entre ces deux dispositions extrêmes, vous pourra suivre tous les degrés de transition et vous rendre compte ain»'! de l'erreur qui a fait croire à tin <;batigement roiiibmental dans la structure du muscle lorsqu'il passe île r^laldercposà l'état de contraction. Knun mol, l'inversion n'existe pas; lorsqu'une fibrille musculaire se coulraclc, ses différentes parties se rapprochent ou se tassent, maiiei structure essenlielle ne se modifie pas.

Aux conclusions (jiic je viens de tiier de celle obs*>n> lion on pi'ut objccicr que les Koiies de contraction ne rcpri"stMitenl pas le mode de contraction normal et physiologique. Kn cfCet, loi-sque l'on l'ail contracter un muscle en exiilanl le nerf qui s'y rend "U i;n l'iiisanl passL-r dans le sens de SL's fibres un courant intciiompu, il ne se produit pas d'ondes musculaires; le mriscle se contracte éffalemenl dans toute sa longueur. C'csl un l'ail qu'Acby, l'auteur qui a le premier décrit les ondes de contraction, a établi il y a déjà longtem|)s.

Il est cependant possible de déterminer, an moven d'une expérience dont je vais mainUninil \ous parler, quelles sout les modifications qui se [iroduiscnt dans la fibre musculnire

ÉTUDE DU FAISCEAU IIUSCULAIRE TLNDL^ ET CONTRACTE. S33 au moment de la contraction. Je vous fiTai remai^ucr d'abord qu'un muscle coniracté n'est pas nôeessa trament raccourci. C'est ainsi que nous pouvons, par un elTort d'e volonté, contracter notre biceps jusqu'à le durcir, sans néanmoins plier le bras; dans ce cas, le muscle est à la fuis contracté et tendu. 11 y a même lieu de considérer au muscle quatre étais difTérents : il peut être au repos et revenu sur lui-même; au re|ios et tendu; à l'étiit de contraction et raccourci, et enfin à l'état de contraction et tendu.

Lorsqu'un faisccsu primitif est raccourci, qu'il soit coniracté ou non, on n'y distingue qu'une striation simple, rormée par des bimdes alternatives claires et foncées. Lorsqu'il est tendu, on y observe dans une succession régulière un disque épais, un premier espace clair, un disque mince, un second espèce clair, un nouveau disque épais, etc.

Il est difiicilo d'observer un faisceau musculaire étant à la fois à l'état d'extension et de contraction. On pouri-ait à la rigueur faire contracter sous le microscope un de ces faisceaux convenablement tendu, mais on ne serait jamais assuré que la contraction s'y produit effectivement. Il vaut mieux chercher à nîaliser ces conditions par une voie détournée, en mettant un muscle tout entier dans l'était que l'on désire et en le fixant danscet état par une injection interstitielle d'acide osmique. Ce réactif, arrivant au contact immédiat d'un certain nombre de faisceaux primitifs, les immobilisera dans leur forme, que l'on pourra ensuite examiner à loisir.

Pour avoir un point de comparaison qui permette d'apprécier les modifications que la contraction apporte dans un muscle tendu, nous commencerons par faire une préparation d'un muscle tendu à l'état de repos. L'expérience nous a appris que c'est sur les muscles rouges de lapin ou

^i TERHISAISOS [)ES NKRPS DAKS I.ES NiSCLES STUIÉS ^^" lées consisli; i-n ce que U^s ilïsquus aocossoircs se rapjintchcnl du ili^qui! [U'incipiil et se (ymfouilciil avec lui; mais, dans le cylitidru formé par leur réunion, les extrcmilês soûl plus rorteinvnl culorées que le cciUrt-, ce qui lient i ce quu les disigucs accessoin» nnt pour la matière coloraole une aflinité plus uunsidératile. Dans la n'r^ioti la plus voU HÎiie de la Kune de contracllon, les <'space.s clitir!< des ilnut côtés du disque mince ont (lis[>uru it U-ur tour, et la stmlion usl formée simplement par des bandes alternalives claires et fonciies. Les bandes roncéas sont consliluécs par le disque mince el les deux disques accessiiires qui l«i touchent,et les bandc« clairt» par la partie cenirsic du disque épais. Entre ces deux disipositions extrêmes, vous (lourns ■enivre fous les degrés de transitioa el vous rendre compir ainsi de l'erreur qui a fait, croire à un ehangemenl fondamental dans la structure du muscle lorsqu'il passe de t'éiat de reposa l'étntde contraction. En un mot, riiiversicn n'existe pas; loi-squ'une fibrille musculaire se contracte, ses difféientes parties se rapjtrochent ou se tassent, mais *a structure essentielle ne se modifie pas.

Aux conclusions que je viens de tirer de cette observation on peut objecter que les zones de contraction ne représentent pas le mode de contraction normal el physiologique. En effet, lorsque l'on fait contracter un muscle en excitant le nerf qui s'y rend ou en faisant passer dans le sens de ses fibres un courant interrompu, il ne se produit pas d'ondes musculaires; le muscle se contracte également dans toute sa longueur. C'est un fait qu'Aeby, l'auteur qui a le premier décrit les ondes de contraction, a établi il y a déjà longtemps.

Il est cependant possilite de déterminer, au moyen d'une expérience dont je vais maintenant \ous parler, quelles soûl les inodifica lions qui se produisent dans la fibre musculaire

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