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DIVISION DES TUBES NERVEUX

plus fréquentes (voy. PI. VI, fig. 7). Tantôt un tube nerveux se divise en deux tubes égaux ou à peu près égaux (a, PI. VI, fig. 7); tantôt il donne naissance, au niveau d'un étranglement, à un tube beaucoup plus grêle, tout en conservant à peu près le même diamètre; tantôt enfin il émet à la fois, toujours au niveau d'un étranglement, trois et même quatre nouveaux tubes.

Cette division successive, qui se poursuit dans toute retendue du nerf jusqu'à ses dernières ramifications, prend un intérêt particulier si on la compare à celle des tubes nerveux dans les nerfs de l'organe électrique de la torpille. Vous vous souvenez, en effet, que, dans tout leur Irajet, les nerfs de cet organe ne présentent aucune division avant leur ramification subite en douze à vingt branches pour constituer les bouquets de Wagner.

J'attirerai également votre attention sur la grande irrégularité de la répartition des tubes nerveux dans les muscles. C'est ainsi que parfois un tube nerveux parcourt, après sa dernière division, un très-long trajet pour se rendre au faisceau primitif dans lequel il se termine, tandis que d'autres fois ce trajet est très-court. Il y a loin de cette disposition complexe et variable, dont on se rendra bien compte en regardant la fig. 7 de la PI. VI, à la régularité admirable de la distribution nerveuse dans les lames électriques.

Sur les préparations du muscle peaucier de la grenouille faites au moyen de l'acide osmique, on reconnaît avec la plus grande facilité les poiiits où s'arrête la gaîne médullaire des tubes nerveux; au delà, on ne distingue rien, et dès lors on pourrait être conduit à croire que l'on observe une véritable terminaison nerveuse. Cependant il n'en est pas ainsi, comme vous en jugerez par la suite.

Lorsque vous examinerez la préparation que je mets maintenant sous vos yeux, vous vous demanderez com-

âG8 TERMINAISON DBS NERFS DANS LES MUSCLES STRIÉS.

cher ce muscle. Il n'est que légèrement teinté, mais il est devenu rigide ; je le mets dans l'eau, il y flotte comme un voile.

Les meilleures préparations sont celles que l'on obtient en plaçant directement le muscle ainsi fixé entre la lame et la lamelle sans addition d'aucun liquide, de telle façon que les éléments sont simplement plongés dans le mélange d'acide osmique et de plasma. Dans ces conditions, les faisceaux musculaires sont parfaitement nets et montrent leur double striation très-régulière; sur leur fond légèrement jaunâtre, les nerfs, d'une teinte grise plus ou moins foncée, sont bien distincts.

 l'aide d'un faible grossissement, on reconnaît que dans le muscle peaucier il n'entré qu'un seul nerf: c'est celui que Reichert signale et qu'il dit être composé de huit à dix tubes nerveux; je crois pourtant qu'il en contient d'habitude un nombre un peu plus considérable. Du reste, le nombre exact des tubes qui constituent le nerf à son entrée dans le muscle et celui des ramificalions terminales nous importent peu au point de vue ou nous nous plaçons en ce moment; il nous suffit de savoir qu'il y a seulement quelques tubes dans le nerf d'orifiine, tandis que les -♦lernières ramilic^itions nerveuses sont très-abondantes. Vous serez frapprs de ce fait dès le premier coup d'oeil jelé sur la pré[).ir.ition.

Si nous éludions de plus près la manière dont s'oj)ère la mulliplication des tubes nerveux, nous constaterons qu'elle se fait par divisiqn. Ces divisions commencent dans le tronc nerveux lui-même, où, grâce à la netteté que l'acide osmique donne aux tubes à myéline, il nous est facile de les conslaler; elles se font toujours au niveau des étranglements annulaires. Plus loin, et surtout lors(jii'ils sont isolés, les tubes nerveux présentent des divisions encore

TREISTE-HUITIÈME LEÇOiN

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