RA7IV1ER, SYST. NEHV., T. II
S74 TF.11M1S\IS0N LtS .NEUFS UA.NS LLS MISCLES STRIÉS. ^H
veux vers la piïnfihéritî, on reconnaît que ses segments sont <1& plus en plus courir h miisure qu'il se divise et que son diamètre diminue.
Toutes les uolicms que je viens de vous rappeler sont indispensables pour comprendre comment se «nmpnrlont les nerfs musculaires à Icuc' terminaison. Les différents auteurs dont je vous ai parl^ dans l'iiislorique de cette question ne connaissaient pas les élranglemenls annulaires et les segments intorannulnires, K'uyant uin^i aucuii moyen de diNtinguer la gaine de Schwonn de la gnine de llunle, ils ne pouvaient pas déterminer ce qui a[>parlient à l'une et à l'autre. Ils ne se rendaient même pas compte de l'existence de ces deux gaines, qu'ils cunrondaient sous le nom commun de gaine nerveuse ou de névrilènie, par exemplf lorsqu'ils disaient que le sitrcolcinme se continue avec 1k gaine du nerf; celte indication ne saurait vous suffire, puisque vous connaissez maiiilunant deux gaines du nerf parfailement distinctes l'une de l'autre.
Nous devrons l'aire intervenir ces notions nouvelles dans l'étude que tiruis niions faire de la terminnîson des nerfs ihiiis les miisele-i. \ leur aille, noii!; piiurrons peut-être découvrir e<!rlaiiis faits ijui ont écjiap|ié à nos devanciers, d mieux com|)rejidre ceii\ qu'ils ont oli-ervés seulement d'une manière incomplète.
Abordons maintenant raiial\>edes terminaisons motrices proprement diles. Nous pouirinris continuer à prendre pour objet d'éludé le muscle dans lequel nous venons d'esaiiiiner la dislril'uliiin des nerfs, je pi-aucier tlioracique de la gnMiiiuille ; mais il nous présenterai! cerlaines diflieullés qu'il est iii'élérable de ne pas aborder de front, et que . nous lournernns en coiiuneixjant par observer la ter-
ÉMINENCE TERMLNALE ClltZ L'HYDROPIULE. 275
miuaison des nerfs dans les muscles d'autres animaux.
Je me propose, dans les recherches que nous allons entreprendre, de suivre une marche historique, c'est-à-dire d'étudier en premier lieu les muscles que les histologistes ont choisis d'abord pour leurs observations, et d'employer les méthodes qu'ils ont indiquées ; puis d'examiner la valeur des différents réactifs et des différents procédés dans l'ordre même où ils ont été successivement appliqués à l'analyse des terminaisons motrices. Je n'en mettrai pas moins en prati. que la méthode expérimentale, que j'ai suivie jusqu'ici. Je soumettrai à votre examen des préparations faites sur des muscles bien déterminés au moyen de méthodes bien déflnies, et, lorsque nous en aurons étudié ensemble un certain nombre, nous chercherons à nous rendre compte de ce que les terminaisons motrices présentent de commun et de différent chez les diverses espèces d'animaux, et à en tirer quelques conclusions plus générales.
Les premiers faits relatifs à l'union des nerfs et des muscles ont été observés chez les articulés. Je choisirai également comme premier objet d'étude les muscles d'un insecte, ceux de l'hydrophile. Ce n'est pas que les terminaisons des nerfs dans les muscles se montrent plus nettement chez cet insecte que chez les autres ; mais, comme on peut se le procurer en toute saison et que l'on en conserve habituellement dans les laboratoires, c'est celui qu'il convient de préférer.
11 ne peut être question chez cet animal de la terminaison d'une fibre nerveuse à myéline dans un faisceau strié, attendu que les infectes ne possèdent pas de fibres nerveuses à myéline. Leurs nerfs sont constitués par une ou plusieurs fibres qui sont elles-mêmes composées d'un certain nombre de cylindres-axes groupés en faisceau et enveloppés d'une gaîne commune.
Pour nous rendre compte de la manière dont ces nerfs
■J7ri TERMI>ArS0S DKS NKUKS riANS LES MI!S<,I,ES STIilÈS. ^H st! UTinineni, nous allons faire une picinièri; expèriona;. Je prends ilaiis a- baquet un hytiropliile, et, après l'avoir suigneusemeDl essuyé, je lui arrache une des pattes postérieures. Vous voyez sVcoiiler de la plaie une certaine quantité du liquide cavîtaire de ranimai, surtout an moment où je le presse entre le pouce et l'indei appliqm^ sur ses faces ventrale et dorsale; je recueille ce liquide sur uiic lame de verre. Puis, ouvrant la carapace du premier article de la palle, j'enlève des faisceaux musculaires, je l«i place dans le liquide recueilli et je les dissocie avec les aiguilles. Je recouvre d'une lamelle, et la |irèp.iraLion est prête pour l'exMnen. Elle contient un grand nombre de faisceaux primitifs vivants, pressentant des ondulations variées. Au boni de peu de temps, ces mouvements s'arrêtel'ont dane la [dupart d'entre eux, et vous distinguerez alors parfaitement, sur ceux qui seront tendus, la double slria> tion transversale.
En observant avec soin le bord de ces fibres musculairc-v, vous y verrez arriver des tracliécs et des nerfs. Vous retoiinaîtrez .sans peine les premières à leurs fibres spirales i^l à l'air (|u'elles contiennent et qui les fait paraître noiie*. Quant aux nerfs, ils sont caractérisés nettement, à un foit grossissement, par leur gaine enveloppante. Crtic gaine est unique chez les insectL-s; il n'y a donc pas lieu de discuter si c'est la gaine de Sclivvann ou la gaîne de Ilenli-, Hans son milieu se dislingue le cylindre-axe, ipii appaniîl inanifestemeni slrié en long qunnd l'examen est fait avec un bon objectif sec donnant un grossissement de ,'iOO diamèlres. Ce cylindre-a\e aboutit à uneéminence, qui n'esl autre que l'éminence découverte par Uoyère ehc?, les tardigrades.
Ce fiiit étant reconnu, nous devons nous demander comment se comportent la gaine du nerf cl le cylindre-axe au