‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 164 sur 179 · Ji Ti:itMI>MSO.'< UËS NtRFS IIA.NS I.ES HUiiLLES STRIES · texte numérisé non relu

Ji Ti:itMI>MSO.'< UËS NtRFS IIA.NS I.ES HUiiLLES STRIES

des ramiiicii lions nerveuses terminales avec la substance

coiilnicliic.

Sur des vues Je profil, on pcul rccôniiaîire sans difficullc que les noyaux fondamentaux sont disposés entre les branchos nerveuses el que les uns et les aiilros sont plongés dans une substance granuleuse, a laquelle il convient de donner le nom de substance fondamentale. Souvent les noyaux fondamentaux et la substance gritnuleuse qui les culouro dépassent les dernières branches de Tarborisation.

Au-dessous de l'éminenco lenninale, lasubsianc« musculaire se limite par une ligne nette et droite. Jamais je n'ai pu y reconnaître les sniliies el les dépression!? en escalier que Kûlme* y a Qguréus dans eu coupe optique sclidniiitique; jamais je n'ai rien vu qui me fil penser que la substance musculaire était pour ainsi dire dcjtavée d'une certaine quantité de iarcous elemenUt, de manière à l'ecevoir dans les creux ainsi formés les saillies de la semelle de la plaque.

En résimic, la lermirmison <lu nerf dans le muscle sirit' n'est pas constituée par une plaque doublée d'une semelle. L'arborisation nerveuse telle que je vous l'ai décrite ne doit pas, en eftet, porter le nom de plaque. De plus, il n'existe pas une couche continue de substance granuleuse revêtant la substance striée dans toute l'étendue de l'éminence et sur la surface externe de laquelle serait appliquée l'arborisalron. En réalité, les branches nerveuses sont plongées chacune dans une atmosphère de substance granuleuse, et certaines de leurs parties, notamment leurs extrémités, sont en contact presque immédiat avec la substance striée.

Je dois vous parler maintenant, à propos de ces terminaisons et de la substance granuleuse qui les entoure, d'une

.4mA. dû Vircliûw, l, XXS, 1-1. l\, Dg. 6.

ÉMIiNENCE TERMINALE CHEZ LES MAMMIFÈRES. 529

Action de Talcooi au tiers. — Il ne révèle pas l'existence de noyaux fondamentaux.

Résumé général. — Comparaison de la terminaison nerveuse chez l'insecte^ le lézard, la grenouille. — Différences que présentent ces terminaisons. — Leur caractère essentiel : Division du cylindre-axe pour atteindre le faisceau musculaire sur un grand nombre de points.

Théories de l'action du nerf sur le muscle, — Théorie de la plaque ou théorie électrique. — Théorie chimique. — L'observation histologique ne révèle aucun fait à Tappui de Tune ou de Taulre de ces théories.

Modifications des éminences tenninales à la suite de la section des nerfs. — Dégénération beaucoup plus rapide des tubes nerveux à leur extrémité que dans le tronc du segment périphérique. — Hypertrophie et multiplication des noyaux de Téminence.

Messieurs ,

L'étude que nous avons faite jusqu'ici de la terminaison des nerfs dans les muscles a porté presque uniquement sur le lézard. Nous arriverons à des résultats à peu près analogues en étendant nos recherches aux mammifères.

Prenons par exemple un muscle quelconque du lapin et détachons-en un petit fragment à l'endroit où nous voyons un filet nerveux se ramifier dans la masse musculaire; nous y trouverons généralement des parties où il sera possible de reconnaître, à l'examen microscopique, la terminaison des tubes nerveux sur les faisceaux primitifs.

Pour arriver plus facilement 5 ce résultat, il est avantageux de choisir des muscles dont les fibres sont très-courtes; en effet, comme chaque faisceau primitif reçoit un tube nerveux, et qu'il n'en reçoit généralement qu'un seul, plus les faisceaux sont courts et plus on a de chance d'y rencontrer des terminaisons nerveuses. Pour faire ces préparations, je vous recommande tout spécialement le triceps sural. Si, après avoir coupé le tendon d'Achille, vous relevez les jumeaux et le soléaire, vous remarquerez que le soléaire, qui est un muscle rouge, a un point d'insertion supérieur dis-

■ 55e 'TCRHWAISON DES NERFS DASS IRS mjWI.ES STTIIÊS.

tinct de celui des jumeaux. Ayant ensuite enlevé ou écarte ce muselé, vous aporccvrez entre les deux jumeaux une lame tendineuse h latiuelle viennent s'attacher des faisceaux musculaires courts, disposés comme les barbes d'une plume. C'est là que vous trouverez des faisce.iux primilifs dans les meilleures conditions pour l'étude des terminaisons nerveuses.

Vous emploierez à cet effet les diverses mélliodes (jne je vous ai indiquées, Celle à laquelle vous donnerez la préférence esl Toliscrvaliondes muscles vivants dans leur propre plasma.

Vous traiterez ensuite par l'alcool au tiers les muscles sur lesquels vous aurez e'xaminê à l'état vivant l'arborisalion terminale, et vous verrez s'y produire des modifîcations semblables à celles qui surviennent dans les éminences nerveuses du lézard sous l'influence du même réactif. Les branches de l'arborisation apparaîtront avec plus de netteté, et TOUS pourrez reconnaître les différentes sortes de noyaui de l'éniinence terminale.

Chi'z II- lapin, ci'lli^ limiiience occuj)C une snrfaoe beaucoup moins considérable que chez le lézard. 11 en résulte que les tinincbes de l'arborisation terminale et les noyaux qui les entourent sont resserrés dans un espace étroit et comme lassés les uns contre les autres; il est dès lors diflicilc de distinguer l'arborisation dans toute son étendue, d'en suivre les brancbi's dans leur trajet, et de reconnaître les nojaus qui appartiennent à cbacime d'elles et les noyaux fondamentaux. Cependant, malgré que ces dilfércnis éléments soient difficiles à ajiprécier et qu'il faille un certain efforl pour bien se rendre compte de leurs rapports, on n'en constate pas moins que l'éniinence terminale a une disposition fondamentale analogue à celle du b'zunl.

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