CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Ces ramifications, situées au-dessous du sarcolemme, sont logées dans une substance granuleuse pourvue de noyaux d'une espèce spéciale, noyaux fondamentaux.
Chez la grenouille, il n'existe ni substance granuleuse ni noyaux fondamentaux. La terminaison se fait par des tiges courtes et droites, munies de noyaux qui leur appartiennent.
Jamais il ne m'a été possible de suivre des ramifications nerveuses au delà de l'arborisation terminale chez les mammifères, ou au delà du buisson terminal chez la grenouille. Aussi je pense que l'arborisation terminale, telle que nous l'ont montrée les différentes méthodes que nous avons appliquées à son étude, est bien réellement la véritable et der* nière terminaison du nerf dans le muscle.
Nous devons nous demander maintenant quel est le rôle fonctionnel des diverses parties de la terminaison motrice. Je vous ferai remarquer d'abord que, malgré la différence de structure que présente cette terminaison chez l'insecte, chez la grenouille et chez les mammifères, le mode suivant lequel la contraction du muscle est mise en jeu n'en est pas moins le même chez tous ces animaux. Si la disposition de l'organe varie, tandis que la fonction est la même, c'est dans la partie de cette disposition qui est commune à toutes les terminaisons motrices qu'il faut chercher ce qui est essentiel à l'exercice de la fonction.
Chez l'insecte, nous avons vu le nerf sans myéline, simple cylindre-axe, se dissocier en ses fibrilles constitutives pour se mettre en rapport avec la substance contractile. Chez le lézard et chez les mammifères, l'arborisation terminale a également pour résultat d'établir un grand nombre de divisions du cylindre-axe, et par conséquent un grand nombre de points par lesquels il est en rapport avec la substance striée. Chez la grenouille, il existe une division analogue, mais qui se fait en majeure partie en dehors du sarcolemme.