GRENOOILLE. — BUISSON TERMINAL A L'ÉTAT VIVANT
fondamentaux des émincnces terminales des lézards et des mammifères. En effet, parmi tous ces noyaux si nettement dessinés et colorés, on n'en remarque pas d'autres que les noyaux musculaires, les noyaux des segments interannulaires, les noyaux de la gaine de Henle et ceux des tiges terminales.
Pour compléter ces connaissances sur la situation des terminaisons motrices par rapport au sarcolemme, il convient de pratiquer des coupes transversales des faisceaux musculaires. Ces coupes, qu'il est avantageux de faire sur le muscle couturier dont les fibres sont parallèles, doivent être exécutées d'après les indications que je vous ai données à propos des muscles du lézard (voy. p. 309). En les examinant, vous reconnaîtrez que jamais une fibre nerveuse à myéline n'est située sous le sarcolemme.
Il nous reste à étudier les terminaisons motrices de la grenouille à l'état vivant sans aucun réactif. En procédant comme je vous l'ai dit à propos des muscles du lézard, on constate, sur des faisceaux situés superficiellement, qu'à la suite des branches à myéline il existe des tiges terminales. Ces tiges, qui correspondent à l'arborisation de l'éminence nerveuse du lézard, sont généralement assez courtes et tout à fait droites; elles ne possèdent pas de ramifications. Quand on éloigne l'objectif, elles deviennent obscures ; quand on le rapproche, elles sont à peine brillantes et se confondent avec la masse qui les entoure; d'où l'on doit conclure que leur indice de réfraction est un peu inférieur à celui de la substance dans laquelle elles sont plongées. Leurs noyaux sont au contraire brillants quand on éloigne l'objectif. Ils masquent les tiges terminales lorsque celles-ci sont situées à la face superficielle
:M TEUMINAISOS DES SERFS DANS LES MllSCLES STRIÉS, ^
Les vues de profil ne sont |his moins instructives que les vues de face. La branche mère s' étant divisée et subdivist-c avant d'atteindre le faisceau musculaire, les branches secondaires embrassent ce faisceau comme les doigts de la main appliqués sur un cylindre, et sont attachées au sartolemme seulement par leurs extrémités. Cette sorte de maîo, formée par le buisson terminal de Kfdine considén- dans sa partie myélinique, est fisée au sarcolemme par un ass« grand nombre d'attaches; en d'autres termes, le nerf atteint le faisceau musculaire par plusieurs points, dont le nombre peut aller jusqu'à huit ou dix. Il est facile de suivre sur le sarcolemme les branches nerveuses plus ou moins longues qui s'étendent à sa surface, mais à la condition de conserver les préparations dans l'eau. Si ou les monte dans la glycérine, ce liquide, qui pénètre toutes les parties, fait disparaître grâce à son haut indice de réfraction les légères différences de réfringence qui auraient pu permettre de les distinguer nettement.
L'acide osmique ne manifeste pas les noyaux do buisson terminal ; aussi, pour être renseigné sur leur nombre et sur leur siège, est-il nécessaire de les colorer par le carmin. Comme celle coloration ne réussit que sur des faisceaux qui n'ont pas subi sous l'influence de l'acide osmique une modification trop profonde, il faut choisir pour ta tenter des portions du muscle qui se trouvent à la périphérie de la zone dans laquelle le réactif s'est répandu. Bien que l'on obtienne quelquefois ainsi de bonnes colorations, la méthode n'est pas certaine; aussi ai-je cherché à la régulariser. Voici comment j'y suis arrivé : Je fais dans le muscle une injection interstitielle d'un mélange d'une partie d'une solution d'acide osmique à 1 pour 100 avec quatre parties d'alcool à 50°. La petite quantité d'acide osmique ainsi mise en con* tact avec les faisceaux musculaires ne sulBrail peut-être