COUPES TRANSVERSALES ET LONGITUDINALES DES NERFS
Différents réactifs ont été rais en usage pour durcir les nerfs sur lesquels on se propose de pratiquer des sections. Ceux qui sont employés le plus souvent sont l'alcool, l'acide chromique, les bichromates de potasse et d'ammoniaque, et l'acide osmique.
L'alcool, dont on se servait beaucoup autrefois, est aujourd'hui d'un usage bien plus limité. Nous le réserverons pour compléter le durcissement partiellement obtenu au moyen d'autres réactifs, et pour Tétude de certaines particularités des nerfs, dont il sera question plus tard.
Avant de passer en revue ces réactifs et les résultats qu'ils permettent d'obtenir, je dois vous indiquer un prin-
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cipe général, dont il est essentiel de tenir compte, quel que soit le procédé de durcissement dont on se sert : le nerf doit être tendu avant d'être plongé dans le liquide durcissant. Je vous ai montré, en eflet, il y a quelques jours, que, lorsque les nerfs ne sont pas tendus, les tubes nerveux qui les constituent présentent des plis ondulés. Il suit de là que, si l'on soumet au durcissement un segment de nerf sans le maintenir en extension, les tubes nerveux seront fixés dans cette forme plissée, ou formeront même des zigzags plus accentués encore, puisque le liquide dur« cissant ne pourra qu'augmenter leur retrait. Les coupes transversales que Ton pratiquera ensuite rencontreront donc les différents tubes nerveux plus ou moins obliquement, suivant le point du zigzag qui sera atteint, et, tandis que les uns seront coupés 5 peu près transversalement, d'autres pourront êlre sectionnés presque suivant leur longueur; il sera donc impossible de faire ainsi une coupe régulière et démonstrative qui permette de les comparer entre eux, Dnns les coupes longitudinales, les ondulations des fais* ceaux donneront lieu à des irrégularités analogues.
Il est donc essentiel qu'un nerf soit tendu, lorsqu'on veut le faire durcir pour y pratiquer des coupes. On peut dans ce but le disposer le long d'une lige de bois, sur laquelle on le maintient dans Textension par deux ligatures, comme nous avons dit précédemment; on peut aussi le suspendre à un 111 par une de ses extrémités, tandis qu'à l'autre on attache un poids. Il est essentiel de faire les ligatures avec précaution. Il pourrait arriver, en effet, qu'une ligature trop serrée ou serrée avec trop de violence coupât les tubes nerveux à son niveau et ne maintînt plus que la gaine du nerf. Dans ce cas, non-seulement les tubes nerveux seraient libres de se replier, mais ils seraient en outre refoulés par la ligature, de telle sorte que dans le nerf durci ils présenteraient