SEGMENT PÉRIPHÉRIQUE. — ALTÉRATIONS DU CYUNDRE-AXE
II nous reste à expliquer comment il se fait que la myéline recouvre les extrémités du cylindre-axe qu'elle renferme. Ce cylindre-axe ayant évidemment été coupé au même niveau que la gaine qui l'enveloppait, il semblerait, au premier abord, que l'extrémité du segment devrait nous présenter la section du cylindre-axe entourée d'un cercle de myéline. Ce raisonnement serait fondé s'il s'appliquait à du bois pu h du verre ; mais le cylindre-axe est loin de posséder une rigidité pareille. Une fois isolé, il revient sur lui-même grâce à son élasticité, de telle sorte qu'il est dépassé à ses deux extrémités par la myéline, et celle-ci se soude à ellemême comme ferait de l'huile ou une matière grasse fondue. Mais l'élasticité du cylindre-axe est limitée, de telle sorte que, peu après, le fragment de myéline qui le contient, perdant de sa longueur, le force à se replier, comme il avait été dit d'abord.
Laissons les fragments de cylindres-axes enfouis dans la myéline et protégés par elle, mais protégés incomplètement contre l'action du protoplasma, et reprenons l'analyse des modiGcations du segment périphérique le quatrième jour après la section, et les jours suivants. Nous allons observer des faits du plus grand intérêt, autant au point de vue qui nous occupe que pour d'autres questions d'anatomie générale.
Le quatrième jour après la section, chez le rat, le lapin, le cochon d'Inde et le pigeon, le protoplasma a pris une très-grande extension, et il contient déjà un nombre considérable de gouttelettes de myéline. Alors commence un nouveau phénomène, la multiplication des noyaux.
La multiplication des noyaux et des cellules a toujours excité l'intérêt des histologistes ; aussi les problèmes qu'elle soulève sont-ils sans cesse repris et discutés de nouveau. Je n'ai pas l'intention de m'engager dans cette discussion à
DCefimmON DES lOEAFS SBCtm propos de la question spéciale dont je m'occupe. Il me suffira de vous faire remarquer (^le la multiplication des noyaux dans le segment jiériphcrique d'un nurf sectionné est tellement ncltc, tellement précise, que l'on peut ea suivre facilement toutes les phases.
PREMIÈRE LEÇOiN
PROPRIÉTÉS «ÉNÉRALES DU Sl'STÉHE NERVEUX
Sensibilité et motricité, — Le mouveraent est la réaction expérimentale de la sensibilité. — Éléments individualisés jouissant de ces propriétés sans trace de système nerveux : Globules blancs du sang. Étude de leurs mouvements dans une chambre humide, dans les vaisseaux sanguins 5
Organes individualisés : Le cœur 7
Différenciation du système nerveux dans la série animale. — L*amibe. — L'hydre : Cellules neuro-musculaires de Kleinenberg iO
Cellules nerveuses différenciées. — Ganglions nerveux. — Le système nerveux central joue un rôle modérateur 13
Nutritivité. — Les centres nerveux servent à la régulation de la nutrition 17