SEGMENT PÉRIPHÉRIQUE DU 4- AU 25-- JOUR
contour présente à son milieu une légère dépression, de manière à indiquer vaguement une forme de bissac (PI. I,
Dans l'intérieur des fibres de Remak, aussi bien au voisinage du noyau que sur le reste de leur longueur, se re^ marquent, dispersés irrégulièrement, des grains arrondis qui deviennent clairs quand on éloigne l'objectif, obscurs quand on le rapproche, et qui sont constitués par conséquent par une substance moins réfringente que le reste de la libre. Ces vacuoles (car nous donnons, comme vous le savez, le nom de vacuoles à toutes les granulations ayant une réfringence moindre que le milieu dans lequel elles sont plongées, quel que soit du resle leur état, solide, liquide ou gazeux) sont accompagnées ou remplacées du cinquième au septième jour par des granulations graisseuses, qui présentent des caractères optiques exactement inverses.
Notons encore que jamais, quel que soit le réactif employé pour cette recherche, il n'apparaît dans l'intérieur des fibres de Remak des granulations ayant le caractère de la myéline.
Portons maintenant notre attention sur le tissu conjonctif. Il no paraît pas survenir de transformations importantes dans les fibres intrafasciculaires. En revanche, les cellules connectives qui les accompagnent présentent des modifications assez considérables. Au début, il se montre dans leur protoplasma des gouttelettes peu réfringenles; du cinquième au quinzième jour, on y observe des granulations graisseuses très-nettes (PI. I, fig. 3). Jamais il ne s'y rencontre de gouttes de myéline, excepté dans le voisinage immédiat de la section (voy. t. I, p. 294-510), que je ne comprends pas dans celte description. Les cellules connectives, ainsi chargées de granulations graisseuses, ont un corps beaucoup mieux marqué qu'à l'état normal ; on peut dès lors mieux en
DfXÊNÉHATlOri DBS suivre la forme el l'étendue, et apprécier d'une manière , plus exacte les saillies et les dépressions dues à l'empreinte des parties voisines.
Vers le vingt- cinquième ou le trentième jour, dans la période qui précède immédîalement la régénération, quelquas-unes de ces cellules possèdent les caractères les plus singuliers. Ainsi, au vingt-cinquième jour, chez le chon d'inile, on en rencontre qui sont devenues globuleuses, possèdenl un noyau ovalaire muni d'un ou de deux nucléoles, et dont la masse, dépourvue de membrane enveloppante, prend une coloration gris bleuâtre uniforme par l'action de l'acide osmique.
Les cellules endolhélialcs des vaisseaux capillaires, des arlérioles et des veinules se comportent comme les cellules du tissu conjonctif. Il s'y manifeste d'abord des vacuoles, puis des granulations francliemenl graisseuses.
Il en est de inème pour les cellules endotbéliales de la gaine lamelleuse; mais le processus s'y passe plus tardivement et s'y montre d'uhe façon moins prononcée que dans les autres cellules dont nous venons de nous occuper.
En résumé, dans le segment périphérique d'un nerf sectionné, toutes les masses proloplasmiques : proloplasma du segment interannulaire, protoplasma des cellules conjonctives, protoplasma des cellules endotbéliales des vaisseaux et des cellules endothéliales de la gaine lamelleuse, s'infiltrent de granulations graisseuses.
Nous devons nous demander par quel mécanisme il s'accumule de la graisse dans l'intérieur de ces diverses espèces de cellules. Pour essayer de nous en rendre compte, reportons- nous à l'expérience que nous avons faite il y a quelques jours, en introduisant de la myéline dans la cavité péritonéale d'un cochon d'Inde. Vous vous rappelez (voy. t. I, p. 504) que, vingt-quatre heures après l'injcc-