SEGMENT PÉRIPHÉÏUQUE DU 4- AU 25" JOUR
des noyaux se produirait par l'interposition de quantités nouvelles de protoplasma, qui agiraient comme des coins pour les écarter les uns des autres.
Dans l'état actuel de la science, il est difGcile de décider laquelle de ces deux hypothèses est la vraie ; peut-être ne sont-elles exactes ni Tune ni l'autre. Cependant la présence de boules de myéline entre les différents noyaux semble indiquer que le déplacement s'est fait par des mouvements amiboïdes du protoplasma. La question ne pourrait être résolue que par une observation directe, qu'il faudrait faire, comme je vous l'ai dit, sur le poumon de la grenouille après la section du pneumogastrique (voy. p. 6).
Une autre <juestion que nous devons encore examiner à propos de la multiplication des noyaux et de Taccroissement du proloplasma dans les tubes nerveur est la suivante : Jusqu'à quel degré s'étend cette prolifération cellu-' laire? On serait tenté de croire à priori qu'elle doit continuer indéfiniment jusqu'à la régénération, et que, par suite, les tubes nerveux devront augmenter considérablement de diamètre. Il n'en est pns ainsi. Après les premiers phénomènes de multiplication que je vous ai décrits, le processus s'arrête ou du moins se ralentit beaucoup, et, depuis le dixième jour environ jusqu'à la régénération, il ^ existe ce que l'on pourrait appeler une période d'état. En employant cette expression, je ne veux pas dire, notez-le bien, que, pendant tout le temps qui s'écoule entre le vingtième et le soixante-douzième jour, il ne se passe absolument aucun changement dans le nerf; seulement les phénomènes qui s'y produisent sont très-lents relativement à ceux que l'on observe entre le deuxième et le septième jour. Pendant toute cette période, le nerf ne paraît pas plus volumineux qu'à l'état normal, quelquefois même il semble aminci; cela tient à ce que la perte de volume ré-