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nerveux. Tandis que beaucoup d'entre eux sont Irès-petits, on en remarque un certain nombre qui présentent une dimension beaucoup plus considérable. QuelqLcs-uns de ces derniers seulement montrent des cylindres-axes dans leur intérieur.
Les connaissances que Texamen des nerfs dissociés nous a fait acquérir sur l'état des tube^ nerveux dégénérés (voy. 1. 1, p. 522) nous permettront de nous expliquer aisément ces (^K^irences. Les tubes nerveux étant devenus moniliformes, ceux qui ont été sectionnés au niveau d*une portion renflée sont représentés par de grands cercles, tandis que les cercles plus petits correspondent à ceux que la coupe a atteints au niveau de leurs parties rétractées (PI. I, fig. 8). Ce qui achève la démonstration, c'est que les cercles larges sont incolores, et que dans quelques-uns se voient des gouttes de myéline, tandis que les petits sont d'une couleur rosée. En effet, les portions renflées des tubes nerveux sont remplies par de la myéline, qui ne se colore pas par le picrocarminate, tandis que les portions rétrécies, qui sont représentées par les petits cercles, sont au contraire occupées par la masse protoplasmique, qui est teinte par le carmin.
Si pous examinons maintenant plus attentivement la circonférence des cercles du plus petit diamètre, nous constaterons c^u'elle est parfaitement régulière et n'offre aucune trace de festons. Nous devons en conclure que la striation observée sur les tubes nerveux examinés suivant leur longueur est due non à des plis de la gaine, mais à un arrangement particulier du protoplasma dans son intérieur.
L'observation attentive des noyaux des tubes nerveux dégénérés soulève un nouveau problème qui n^est pas
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sans innSrét, mais dont la soluLJon ii'esl pas encore trouvée.
Vuus avez \u que le noyau, situé nornialemenl au inilicti du segment iiiLerannulaire, s'est d'abord lijperlrophié à in suite de la section du nerf, puis divisii on deux, et ensuite en cpialre noyaux, qui, tantôt couipris dans une niasse pi'Otopiasmique commune, tjiiilâl possiulant chacun une part (le proloplasma plus ou moins distincte, occupent, de m£m« que le noyuu qui leur a donné naissance, le milieu du*^asment iuleruniiulaire. Mais plus lard il n'en est jdus ainsi. Entre le cinquième et le vingtième jour, outre les noyaux compris dans une masse protoplasmiqui' commune et occupant le centre du segment intefannulaii'e. on en remarque un plus ou moins grand nombre d'autres qui sont dispersés dans toute lu longueur de ce segment et jusqu'au voisinage de ses extrémités . Ces noyaux sont séparés les uns des autres parune quantité plus ou moins grande de gouttes nu de boules de myéline.
Or, comme le segment inlerannulaire a environ un millimètre de longueur, landis que les noyaux dont nous nous occupons n'ont guère qu'un centième de millimètre, leur déplacement depuis le milieu du segment jusqu'à son extrémité est pour eux un long voyage.
Le problème que nous devons nous poser est donc celuici : Quel est le mécanisme par lequel s'accomplit le déplacement des noyaux dans l'intérieur du segment interanniiiaire? Nous pouvons à ce sujet faire deux hypollièses. D'après la première, la masse prolnplnsmique qui remplit tout le segment posséderait des mouvements semblables à ceux que l'on connaît dans le proloplasma de certaines cellules végétales; le transport du noyau serait dès lors dû à l'activité motrice de l'élément cellulaire. D'après la seconde, cet élément ne jouerait aucun rôle actif, et le déplacement
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des noyaux se produirait par rinterposition de quantités nouvelles de protoplasma, qui agiraient comme des coins pour les écarter les uns des autres.
Dans l'état actuel de la science, il est difOcile de décider laquelle de ces deux hypothèses est la vraie ; peut-être ne sont-elles exactes ni Tune ni Taulre. Cependant la présence de boules de myéline entre les différents noyaux semble indiquer que le déplacement s'est fait par des mouvements amiboïdes du protoplasmn. La question ne pourrait être résolue que par une observation direcle, qu'il faudrait faire, comme je vous l'ai dit, sur le poumon de la grenouille après la section du pneumogastrique (voy. p. 6).
Une autre question que nous devons encore examiner à propos de la multiplication des noyaux et de Taccroissement du protoplasma dans les tubes nerveur est la suivante : Jusqu'à quel degré s'étend cette prolifération cellu-' laire? On serait tenté de croire à priori qu'elle doit continuer indéfiniment jusqu'à la régénération, et que, par suite, les tubes nerveux devront augmenter considérablement de diamètre. Il n'en est pns ainsi. Après les premiers phénomènes de multiplication que je vous ai décrits, le processus s'arrêle ou du moins se ralentit beaucoup, et, depuis le dixième jour environ jusqu'à la régénération, il . existe ce que l'on pourrait appeler une période d'état. En employant cette expression, je ne veux pas dire, notez-le bien, que, pendant tout le temps qui s'écoule entre le vingtième et le soixante-douzième jour, il ne se passe absolument aucun changement dans le nerf; seulement les phénomènes qui s'y produisent sont très-lents relativement à ceux que Ton observe entre le deuxième et le septième jour. Pendant toute cette période, le nerf ne paraît pas plus volumineux qu'à l'état normal, quelquefois même il semble aminci; cela tient à ce que la perte de volume ré-
nkaat 4e b 4iip»ilîw et b ajâise n'est pu oimpcnsvc «a l'«t i fnmt par bi oanvs c< b protitplasau de duoidle lôrmalioa.
En leminant o(tl« ctade 6m ■odi&calîons des Uibes oer- Tcux » tatâinr, je dms attinT voire sUmlion «ur un dernier Eail. Si nn» aamîaci le vgtnent péri|)tiénque du <piioiièinc xa TÎi^t^inqnirsie joar «près U section, tiHis 5 reownpMra des wmiw gMMt)«i<«*. arrondies ou Ttisibrmn, avec dfsx fcnnb plos on moins «TSlés. Ces niaïS«!>, oompnaêes de jnmllet de mrèlîne mainu>uuc< ensemble |nr 4> pnHopla«ma, paraissent êlrv des portions de luttes nerfem bolées par le nmollissement et la fanle d«s parties istennédiiircs.
Je ne m'êleodrii pas plus longnemenl sur ce rail, que je 'jtatis cependant à «om signaler. p.irc« qu'il prendra une ixrtaine importance lorsque }r vousparlenii de l'interpré- Ulion des pliènitmèocs de régénération.
iu^u^à pivsent tmile notre alti-nlîmi s'(«t portée sur les tubes nor^puï à myéline. J'ai laissé de côlc à dessein tous les autres éléments du nerf. l<-s fibres de Remak. le (issu conjonelif, les vaisseaux singuins et la gaine lamel- Icusc.
Reprenons l'étudede ces différentes partiesdcpuis e quatrième jour, c'est-à-dire depuis le moment où la dégénéralion est bien accusée.
En examinant les libres de Ilcmak sur un nerf de lapin, de r:il, de coclion d'Inde, de pigeon, enlevé ijuatrc jours après la section et dont les élémenls, après avoir élé lîxés par l'acide osmique, ont été dissociés et colorés par le picrocarminatc, on reconnaît que les noyaux de ces fibres sont hypertrophies et possî^denl plusieurs nucléoles. Leur
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contour présente à son milieu une légère dépression, de manière à indiquer vaguement une forme de bissac (PI. I,
Dans rinlérîeur des fibres de Remak, aussi bien au voisinage du noyau que sur le reste de leur longueur, se remarquent, dispersés irrégulièrement, des grains arrondis qui deviennent clairs quand on éloigne l'objectif, obscurs quand on le rapproche, et qui sont constitués par conséquent par une substance moins réfringente que le reste de la libre. Ces vacuoles (car nous donnons, comme vous le savez, le nom de vacuoles à toutes les granulations ayant une réfringence moindre que le milieu dans lequel elles sont plongées, quel que soit du reste leur état, solide, liquide ou gazeux) sont accompagnées ou remplacées du cinquième au septième jour par des granulations graisseuses, qui présentent des caractères optiques exactement inverses.
Notons encore que jamais, quel que soit le réactif employé pour cette recherche, il n'apparaît dans Tinlérieur des ûbres de Remak des granulations ayant le caractère de la myéline.
Portons maintenant notre attention sur le tissu conjonclif. Il ne paraît pas survenir de transformations importantes dans les fibres inlrafasciculaires. En revanche, les cellules connectives qui les accompagnent présentent des modifications assez considérables. Au début, il se montre dans leur protoplasma des gouttelettes peu réfringenlcs ; du cinquième au quinzième jour, on y observe des granulations graisseuses très-nettes (PI. I, fig. 5). Jamais il ne s'y rencontre de gouttes de myéline, excepté dans le voisinage immédiat de la section (voy. t. r, p. 294-510), que je ne comprends pas dans celte description. Les cellules connectives, ainsi chargées de granulations graisseuses, ont un corps beaucoup mieux marqué qu'à l'état normal; on peut dès lors mieux en
swire b fonne d l'tltiidD*?. cl apprécier d'une manière ^os cxade les «ulUes et les déprcssioDs ducs à reiiipiciale des parties voranes.
VfTS le TÎi^-ciijqiDAiDe oo le trenlièmc jour, dans la période qui précède imniùlîalnneiil la régénération, cjuclqBM>aiMSile «es cdlolcv pas!i<rdrnt les ciractères les plus «uiguHer». Aûm, au ringt-cinquifinc jour, chez le cocbna d'Inde, on en nmciHiln? qui Mint devenues glnbaleuses, p(x»«denl un Doyaa ovalaire niunî d'un ou de deux nucléoles, et dont la massp, dépourvue de nscnibrane onvcloppanle, pnuid «ne rnlomtion gris bleuâtre uniforme par l'actionde l'aride o^mii|uc.
Iàs odiulcs codothéliale» Avi \a\sseAu\ capillaires, des artériolcs cl dis veinules se comporlent comme les cellules du tissn oonjonctir. Il s'v manifi^lc d'abord des vacuoles, puis des granulaliooi franclinncnt graisseuses.
Il en csl du n«^me pour les cellules endothéliales de la gaine Umelleuse; mais le processus s'y passe plus tnnlivemrnl el s'y montre d'ulie Taçon oioios prunoncée que dans les tiiitros. cellules dnnl noii^ venons de nmis occuper.
En résumé. d;iiis le segmeni périphériqued'un ncrfseclicinné. Ion le-; les niasses protopLismiqucs : proloplasmadu segmcnl interanriui;iirr. prolophisma des cellules conjonclivcs, proloplasma des cellules endolliclialos des vaisseaux et des cellules endolhéliales de la gaine lamellcuse, s'infdtreiit de granulations graisseuses.
Nous devons nous demander par quel mécanisme il s'accumule de la graisse dans l'inlérieur de ces diverses espèces de cellules. IViur essayer de nous en rendre compte, rcporl'ins-nous à l'exjK'rience qni' nous avons faile il y a quelques jours, en introduisaiil delà myt-line dans la cavité périlonéale d'un cochon d'indo. Vous vous rap(ieleï (voy. t. 1, p. dOi) que, vingl-<[uatre heures après l'injcc-