SKGMENT PÉRIPHÉRIQUE DU 4-' AU 25- JOUR
lion, les cellules endothéliales du grand épiploon sont ch«nrgées de granulations graisseuses. Cherchant à expliquer ce phénomène, je vous ai dit que très-probablement la 'matière grasse de la myéline est transformée en un savon sohible et absorbée à cet état par les cellules endothéliales, dans rinlérieur desquelles elle reprend ensuite ses caractères optiques.
Il doit se produire, dans le segment périphérique d'un nerf sectionné, des modilicntions analogues de la myéline. Trèsprobablement, celte substance, sous Tinfluence de l'activité du protoplasma du segment interannulaire, subit une première digestion, par suite de laquelle elle est transformée en un savon organique, de telle sorte que, sans être détruite, la graisse qui en fait partie devient soluble. A cet état, celle-ci serait dialysée par la membrane de Schwann et, se répandant dans l'espace lymphatique du faisceau nerveux, arriverait au contact des cellules connectives et des cellules endoihéliales des vaisseaux et de la gaine lamelleuse. Le proloplasma de ces diverses cellules absorberait ces matières grasses solubles, et les transformant ensuite leur rendrait leurs caractères optiques primitifs.
Une observation que nous avons faite il y a peu de temps vient à l'appui de cetle hypothèse. Vous vous rappelez que, vers le vingtième jour après la section, nous avons remarqué, dans rinlérieur d'un même tube nerveux, des boules de myéline fortement colorées par l'acide osmique à côlé d'autres qui étaient a peine teintées (voy. p. 9). Nous avons dû attribuer le pou de coloration de ces dernières a ce qu'elles contiennent une moins forte proportion de matière grasse. Cette observation prouve que, pendant la dégénération, la constitution chimique de la myéline change, et elle vient nous confirmer dans l'opinion que nous avons émise, à savoir que les granulations graisseuses accumulées dans
f RAXVIF.R, STST. NERV., T. II. 2
bËGÉNÊBÀTION DES NBRFS SECTIONNÉS, tous !es élémenls cellulaires du faisceau nerveux provici nent tle la clecomposiLion tic cette siilislnrice.
Nous avons exammé avec atteiilioa cl ilans tous ses détails la dégénéra tiori du si-irment ]>éri|)ht^rique d'un nerf sectionné. Maintenant que nous avons une connaissance exacte de tous les faits rcliilils ù celte dégèneration, nous devons nous demander quelle est leur nature, Ixs altérations qu» nous avons vues se produire dans les tubes nerveux sontelles passives, analo'.nies à la mort, à la gangrène, à l'atrophie; ou bien sont-elles au contraire le résullat d'un processus actif, tel que celui de l'inDanimation uu de la foriiii tion des tumeurs?
VINGT-DEUXIÈME LEÇON