‹ Leçons sur la génération des vertébrésChapitre 31 sur 35 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

FiG. 1. — Portion d'une coupe du testicule du Scyllium canicula présentant des ampoules bien développées. Même mode de préparation que celui indiqué dans l'explication de la planche I ; st, stroma formé de fibrilles et de cellules conjonctives.

A, B, grosses ampoules renfermant des amas pyramidaux rayonnants de petites cellules séminales. Chaque amas est en rapport par sa base avec la cellule épithéliale mère e, et présente à son sommet le noyau persistant no du bourgeon ovulaire avec lequel la cellule épithéliale s'était conjuguée.

c, ampoule au début de la transformation des spermatoblastes sb en filaments spermatiques. Les petits globules renfermés dans les spermatoblastes sont les corpuscules céphaliques ou premiers rudiments des tètes des spermatozoïdes. Le pi*otoplasma des cellules séminales a été détruit en grande partie par l'action du liquide

durcissant (alcool absolu), et ces) cellules paraissent ne former qu'une seule masse dans laquelle sont plongés les globules céphaliques. Ces globules et la masse commune sont fortement colorés par le vert de méthyle. Les queues des spermatozoïdes, déjà bien visibles à cette période sous forme de filaments ténus; rayonnant vers le centre de l'ampoule, ont également été détruites par l'action du liquide durcissant.

D, les corpuscules céphaliques ont pris la forme de petits bâtonnets colorés par le vert de méthyle. Même remarque que pour l'ampoule c, relativement à l'action exercée par l'alcool sur les cellules séminales et les queues des spermatozoïdes.

E, ampoule à une pha^e plus avancée du développement des filaments spermatiques. Les bâtonnets céphaliques se sont allongés et transformés en corpuscules claviformes, effilés en pointe à leur extrémité périphérique adhérente à la cellule mère. A l'extrémité obtuse opposée s'insérait le filament caudal détruit par l'action de l'alcool ; no, noyaux persistants des bourgeons ovulaires, dont chacun est en rapport avec un des faisceaux spermatiques en voie de développement.

V, segment d'une ampoule presqu'au terme de sa maturation. Les têtes des faisceaux spermatiques sp se sont rapprochées de la paroi de l'ampoule, mais elles n'ont pas atteint leur longueur définitive ; les filaments forment des faisceaux lâches, plus larges qu'au moment de la maturité complète ; no, noyaux ovulaires.

FiG. 2. — Coupe d'une ampoule entière, renfermant des faisceaux spermatozoïdes complètement mûrs. Cette figure est destinée à montrer la disposition radiée des faisceaux. Ceux-ci ont les têtes tournées vers la périphérie et les queues vers le centre.

KiG. 3, — Pprtion de la paroi d'une ampoule mûrQ vue par la (ace interae. Les cellules épithéliales e se présentent de profil et ie trois quarts. La plupart ont déjà laissé échapper le faisceau spermatique qu'elles portaient, Sur les trois cellules qui ont conservé leur faisceau, on voit comment celui-ci s'engage par son extrémité périphérique, dans une sorte de gatne ou de ca^al â parQÎ épaisse et réfringente c, qui traverse de part en part le protoplasma de la cellule mère, et aboutit k la membrane propre de l'ampoule. Après la chute du faisceau, l'enti'ée de ce caual apparaît au sommet de la cellule comme un trou circulaire, à bord net et légèrement saillant, semblable à un petit cratère f ; p, masse transparente granuleuse entourant la tête du faisceau spermatique, et foimée probablement par la coagulation d'une substance albumineuse répandue entre les paquets de spermatozoïdes. Lorsque le faisceau se détache, cette masse se brise au niveau du point où il sort de la cellule ; une portion est entraînée avec le faisceau, tandis que l'autre reste adhérente à la cellule épithéliale (1). no, noyau ovulaire appliqué à la surface de chaque faisceau spermatique.

FiG. 4. — Portion de la paroi d'une ampoule mûre, au moment de la chute des faisceaux spermatiques. Les cellules épithéliales sont vues complètement de face par leur côté interne. On voit que l'orifice t, par lequel émergent les faisceaux, n'est pas situé exactement au sommet de la cellule, mais un peu latéralement, sur un point opposé à celui où se trouve le noyau. On peut apprécier aussi la forme parfaitement circulaire de cet orifice, qui reste comme un trou béant dans la paroi de la cellule, après que le faisceau est tombé.

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